PRÉFACE. VII
cet effet par un de ses membres, M. le docteur Scoutetten, qui avait pris une part notable à l'organisation de l'exposition de 1861, et qui précédemment avait déjà fait lui-même à Metz des conférences publiques sur divers sujets de physiologie. Une commission fut chargée par l'académie d'étudier la question et d'en préparer la solution.
On décida que les conférences seraient à la fois consacrées à la philosophie, à la physique, aux lettres et à l'histoire. L'administration municipale mit à la disposition de l'académie les salons de l'hôtel de ville, et le conseil vota libéralement les fonds nécessaires à la réalisation du projet. Les autorisations indispensables furent en leur temps obtenues de M. le Préfet et de M. le Recteur. La marche de l'entreprise se trouvait dans cette dernière phase grandement facilitée par suite des récentes instructions ministérielles qui recommandaient l'organisation des conférences réclamées de toutes parts, à Paris aussi bien que dans les provinces. M. le ministre de l'instruction publique accorda même, pour cet objet, à l'académie impériale de Metz, une subvention spécialement destinée à l'acquisition de divers instruments de physique.
Enfin, au mois de décembre 1863, les conférences publiques furent inaugurées à Metz par M. Aderer, qui parla sur le théâtre de Corneille et sur celui de Racine. On entendit ensuite M. Alfred Terquem sur les phénomènes de l'optique, M. Maguin sur la philosophie de Platon, et on voulut bien prêter en outre quelque attention à nos observations sur le rôle des légendes dans l'histoire de Metz. Les conférences se sont renouvelées pendant l'hiver
VIÏI PRÉFACE.
de 1864-1865; M. Maguin y a repris ses études de philosophie, M. Mascart et M. Alfred Terquem y ont exposé des sujets de physiologie et de physique, M. Terquem père y a parlé de géologie, M. Babinet de météorologie, M. Jacquet y a fait l'histoire du théâtre, M. de Bouteiller y a traité un sujet emprunté à l'histoire de la cité.
Les conférences de Metz sont appelées à durer, il est permis de l'espérer. Nous venons de dire comment elles ont commencé. Elles nous ont procuré l'occasion de mettre en œuvre les matériaux groupés dans les études qu'après de nouvelles recherches et après un remaniement complet nous publions aujourd'hui. Puissent celles-ci, dans leur nouvelle condition, être accueillies par le lecteur, avec l'indulgence que précédemment l'auditoire de l'hôtel de ville a bien voulu accorder à leur première ébauche.
15 Octobre 1865.