‹ Études sur l'histoire de Metz; les légendesChapitre 42 sur 43 · LÉGENDE DU DUC AUSTRASIUS · texte numérisé non relu

LÉGENDE DU DUC AUSTRASIUS

Version IL — Texte de Philippe de Vigneulles, chronique de Metz. — D'après le manuscrit de la bibliothèque publique de Metz (Mss. fonds hist., n° 88. — Voir ci-dessus, page 111, note 1).

Or maintenans retournons à parler dez duc de Tongre et de Braibant, car, cellon maistre Jehan de Belge, qui compousait lez illustraciou de Galle, en celluy temps régnait sus celluj pays Charles le Belz, qui fut fîlz de Ansigisus fîlz de Traxander.

APPENDICE

Et ce dit Charles espousa la seur de l'empereur Valentinian. Sy fut maistre de la cheualerie dudit empereur; mais quant il sceut la mort de son père le duc Ansigisus, il retourna par dessa pour gouuerner ses pais, et comensa à régner Fan aprez l'incarnacion nostre Seigneur iiijc xxx viij, qui fut le deuziesme an du règne de l'empereur Martian; et succéda ledit Charles le Bel à son père tant en la duchie de Tongres et de Braibant, comme au gouuernement de la Gaulle Belgicque, laquelle il gouuerna pacifîcquement pour les Romains par l'espace de

xv ans

Astracius fut filz à Laudo, et Laudo fut fîlz de Charle le Bel cy deuent dit, et fut celluy Astracius en son tampts roy de Tongres et fort aymés du roy Ghildéric de France, jay ce que ledit Astracius estoit crestiens, et ledit roy Childéric estoit paiens et ydolaitre. Néanmoins pour Pamour qu'il auoit audit Astracius, quj estoit prince de vertus et bon catholicque, le dit Childéric luy donna le gouuernement de la Galle Belgicque, et il la régit à la mode crestienne. Dont par sa singueillier prudence et vertus ladite prouince fut appellée Astrasie on non de luy, que maintenant est dicte Lorraine; et dit maistre Robert Gauguin natif de Doway que ce roy Astracius tenoit son scége royaulx en la noble cité de Mets, et aulcune fois le tenoit à Ais la Chaippelle, pour estre plus près à ces affaire, car ces seigneurie ce estandoient depuis les extrémitez de la Haulte Bourgongne, en venant autour dez montaignes du pays d'Aulsay, et en dessandant en jusques à la mer de Frise, entre les deux fleuue du Rin et de l'Escault, et comprenoit Utrecht, Collongne, Trèues, Mayence, lez paiz de Braibant, Gherdres, Clèues, Hollandes, Zélandes, Hainnaulx, Hasbain, Liège, Lembourg, Alsate et touttes les terres que le conte Palatin thient maintenant à l'entour du Rin, et oultre ce tout le pais d'Ardenne et de Barrois, qui depuis fut elleuée en contez, et puis en duchiez, en la cité de Mets, comme cy après seroit dit quant tamptz vanrait d^n parler. Et aincy en comprenant la dite cité

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de Mets dedans, vella les limites dudit royaulme d'Astrasie, lequelle en ce tampts estoit de merueilleuse estandues et comprenoit la plus grand partie de Galle Belgicque.

Puisque je vous ais desclairés l'estandue du royaulme d'Astrasie, lequelle depuis diminuait et ne comprenoit plus que le pays de Bair, le pais d'Aulsay et de Loraine, duquelle royaulme la cité de Mets estoit tousiour le chief, maintenant je veuli ycy mestre vng chaipitre qui vous desclairera dont vinrent premier les Bourgognon, et pourquoy il ce espellèrent premièrement ainssy.

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