LIVRE PREMIER
inventeurs de ce savant système des proportions, dont les principes furent depuis clairement démontrés par le canon de Polyclète de Sycionc (19) *.
[Av. J. c. 420.] — Telle était la tendance de l’art du statuaire dans les ateliers d’Egine, de Rliégium et d’.Vrgos , vers ce beau suprême que nous nommons beau idéal, vu la difficulté de le bien définir **.
L’école d’.\tbènes, à cet âge, ne s’était point illustrée encore par l’excellence de ses produits; mais elle toucbait au moment où le génie et la
* Une statue de ce second Polyclète fut nommée le canon, ou type par excellence, vu la régularité de ses proportions. ( Il en sera question dans le livre suivant.)
” Le savant auteur des l’ornées du jeune Anacharsis pense qu’il serait convenable de dire vrai idéal.
Les artistes grecs ne prétendaient point imaginer une beauté surnaturelle; ils tâchaient, en consultant à la fois plusieurs modèles, d’en reproduire les belles formes en un seul , et avec les convenances relatives au caractère individuel du personnage qu’ils avaient à représenter.
brillante fécondité de ses artistes devaient lui mériter, sur toute autre, une prééminence dans la sphère des talens d’imagination qui, depuis, n’a jamais été contestée. — [ Aï. j. c. aso. ]
Quelques peuplades sorties de l'Égypte et de la Phénicie transportèrent dans la Grèce les divinités protectrices de leur navigation.
[At. J. c. t82o.] — Inachus, égyptien, fonda le royaume d’Argos ; Égialéc , st>n fds , régna dans Sicyone, ville du Péloponèse, péninsule qui s’appelait alors Pélasgie.
[Av. J. c. 1582.] — Cécrops, originaire de Sais, en Égypte, donna naissance à la mouarcliie d’Athènes , et la composa de douze bouigs , que Thésée, l’un de ses successeurs, réunit en une seule et grande cité.