LIVRE PREMIER
[Aï. J. c. 1519.] — Cadmus, prince phénicien, quitta les états de son père, sous prétexte d’aller à la recherche A' Europe , sa sœur, enlevée par des aventuriers crétois. 11 s’établit avec les compagnons qui s’étaient attachés à sa fortune, dans un canton de la Grèce qui prit ensuite le nom de Béolie, où il introduisit la connaissance de l’écriture phénicienne *. Ainphion bâtit les murs de Thèbes sur le sol où Cadmus avait construit sa citadelle.
[Aï. J. c. 1580.] — Danaüs, banni de Diospolis, sa patrie, aborda sur les côtes du Péloponèse, suivi de ses partisans, et chassa Gélanor, descendant d’Inachus, de la ville d'Argos dont il se rendit maîti-e.
Les récits de Manéthon (George Syncelle en a donné des extraits d’après Jules Africain ) ont fait présumer que Danaüs n’était autre que l’ambitieux Armais, lequel, durant l’expédition de
* C'est de lui que nous vient cet art ingénieux De peindre la parole et de parler aux yeux ,
Et, par les traits divers de figures tracées. Donner de la couleur et du corps aux pensées.
( Brébecf. )
Sésostris ou Rliamsès vi , son frère , en Asie , abusa de la qualité de réjjent de la Haute-Egypte, pour s’emparer du diadème; mais, au retour du souverain légitime, forcé de fuir, il se réfugia dans
la Grèce, où il usurpa le trône d’Argos Tout
cela n’est fondé que sur des conjectures, dont il serait difficile de prouver la solidité.
Paiisanias rapporte qu’Hypermiiestre, fille de Danaüs, avait fait ériger une statue de Vénus en reconnaissance de l’approbation que les Argiens donnèrent à son courageux dévoùment pour le salut de Lyncée son époux, condamné à périr de sa main.
Dans les ddfilés tles montagnes, sur les routes, près des bourgades, des embûches étaient dressées par des brigamls , etc.
Périphétès, armé d’une massue de fer, portait la terreur dans les environs d’Épidaure. Thésée arracha la massue des mains du brigand et d’un coup l’étendit à ses pieds.
Le géant Anthée, tyran de la Libye, avait fait vœu de consacrer un temple à Neptune et d’en