LIVRE TROISIÈME
IHiilippc üe Macédoine. — Aicemkot de sa politique sur les démêlés des républiques de la Gri‘ce.
[Avani J. c. île 438 à 406.] — L’homme d’état qui , depuis l’exil de Cimon , réglait seul les destinées d’Athènes, succomba malheureusement dès la troisième année de la longue guerre du Péloponèse, sous l’atteinte de l’air empesté qui, du fond de l’Éthiopie, étendit ses ravages jusque dans l’Âttique *.
* La contagion s'introduisit au Pyrée par l'arrivée
[.\v. J. c. «9.] — La mort de ce chef habile laissa le champ libre aux intrigues d’un démagogue (1), dont la jactance et les belles promesses surprirent aisément la confiance d’une multitude qui ne voulait pas être désabusée de ses glorieuses chimères, ni inquiétée dans ses
amusemens Un premier succès dans l’ile de
Spbactérie fut bientôt suivi de la déroute complète de l’armée qu’il commandait au siège d’Ampbipolis , où son impéritie et sa lâcheté lui coûtèrent la vie.
Alcibiade, en lui succédant, se flatta vainement d’élever sa patrie au plus haut point de puissance et de gloire , dans l’espoir de s’y dresser un trône ombragé de lauriers. Il y eût réussi peut-être; mais son génie, son heureuse audace et ses travers le rendirent, tour-à-tour, l’idole et le fléau de ses concitoyens.
Depuis la mort de Fériclès, la fortune d’Athènes , à part quelques phases prospères , alla toujours en déclinant. — [a*, j. c. «*.] — Assié-
d'un vaisseau marchand. Elle infesta les îles de la mer Egée et quelques provinces de la Perse.