LIVRE TROISIÈME
pour s’étre opposée à son entrée dans la Grèce, le firent respecter et craindre de ses voisins , comme de ses sujets.
La victorieuse et rapide invasion de l’Asie l’ayant rendu maître du trône et des trésors de l’empire Persan , sa magnificence et ses largesses appelèrent près de lui les artistes, que ne stimulait plus, dans Athènes, l’enthousiasme républicain; mais le pompeux appareil de la cour du jeune conquérant put leur fournir d’heureuses inspirations... C’est sous ce point de vue particulier que nous aurons à considérer, dans le livre suivant, la nature des encoiiragemens d’Alexandre , et s’il faut exclusivement attribuer à la délicatesse de son goût le beau caractère de l’art durant son règne.
DÉ1A.LLS SUPPLÉMENTAIlUiS.
La mort de Périclès laissa U champ libre aux intrigues d’un démagogue , dont la jactance et les belles promesses avaient surpris la confiance de la multitude , etc.
Cet homme se nommait Cléon ; il avait exercé la profession de corroyeur avant de parvenir
aux emplois publics La prise de l’ile
de Spliactérie et la délivrance d’une garnison athénienne dans Pyloa , assiégée par les Lacédémoniens, lui procurèrent d’abord dsi crédit, bien que ces succès dussent être attribués plutôt à la fortune qu’à sa capacité.