LIVRE TROISIÈME
Aristophane, irrité de ce que ce clierdii parti populaire lui avait contesté sa qualité de citoyen d’Athènes, le balToua sur la scène dramatique dans sa comédie des 0ie\>aliers, Cléon y est désigné sous le nom de Paphlagonicn , c’est-à-dire braillard. Ce personnage est un esclave qui, par ses manœuvres, a supplanté deux de ses camarades dans la confiance du patron *. Celuici, vieillard acariâtre et mangeur de fèves, est le peuple d’Athènes.
Les votans, dans les assemblées publiques , tenaient ordinairement dans leurs bouches les fèves par lesquelles étaient comptés les suffrages. C’est à quoi l’auteur comique faisait allusion.
* Le patron des camarades [Nicias et Démosthène) du Paphlagonien est le peuple athénien, ou plutôt la populace, qui, toujours curieuse, .se groupait sur la place publique en face de la tribune aux harangues. Cette place s'appelait le Pnyx\ de là vient le nom de Pnjcéen,qu' Aristophane emploie en personnifiantla multitude.
Ôigitized
DOTiULS SUPPLÉMENTAIRES.
Après la funeste issue du combat JŒgos- Potamos , Athènes, assiégea et forcée de se rendre, se vit à la merci du général lacédémonien, etc.
Le vaiiiqueui' fît raser, au bruit des fanfares, les fortifications du Pyrée et la longue muraille qui unissait ce beau port à la ville ; il exigea que les Athéniens renonçassent à toute influence sur la politique des cités jusqu’alors attachées à leur patronage, qu’ils livTassent enfin leurs galères, et promissent pour l’avenir de souscrire en toute occasion aux décisions du sénat de Lacédémone.
Avant de s’éloigner de la ville soumise, Lysandre y fît installer trente magistrats qui, sous une nouvelle forme de gouvernement, où dominait le principe aristocratique, usèrent d’une autorité sans bornes. Ils commencèrent par punir certains dénonciateurs trop notoirement signalés par la haine publique , pour être .scandaleusement soustraits à toute espèce de censure; mais on vit bientôt ces magistrats iniques