‹ Etudes sur l'histoire du droitChapitre 56 sur 66 · LXXVI SIR HENRY MAINE · texte numérisé non relu

LXXVI SIR HENRY MAINE

de mettre à nu la valeur illusoire des témoignages d'après lesquels on proposait quelquefois de reviser tout le régime foncier d'une province. « Le sol de l'Inde, » disait-il un jour « est le fondement de la société; et Ton assure que, tous les quinze ou vingt ans, un certain nombre de gentlemen^ dont plusieurs peuvent être appelés de jeunes gentlemen^ sans trop leur manquer de respect, se proposent, dès l'abord, de reconstruire cette base même de la société. » Non moins pénétrantes et non moins appropriées étaient les armes dont il se servait pour combattre les gens qui puisaient dans les doctrines de Bentham pour en faire à l'Inde une application excessive. Discutant la question de savoir si les procès devaient, au moyen du timbre, défrayer l'entretien des tribunaux , il ajoutait : « Quelques personnes ont l'air d'imaginer que les gouvernements devraient ressembler aux monarques orientaux, qui débutaient par s'approprier, en majeure partie, la propriété de leurs sujets, et qui, par manière de compensation, siégeaient ensuite à la porte de leurs palais, prêts à rendre pour rien la justice, » — régime qui, soutenu par la corruption, a toujours été de fait très populaire en Orient. Bref, au milieu de ces anomalies et de ces fantaisies contradictoires, — entre ceux qui appliquaient la loi trop rigoureusement et ceux qui prétendaient qu'ua juge anglo-indien n'avait besoin de suivre aucune loi, sauf les prescriptions de

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