LXXVIII SIR HENRY MAINE
en grande majorité sous sa direction personnelle, et qui tous furent l'objet de ses méditations et de ses critiques. Il n'est peut-être pas une branche de l'administration à laquelle un de ces Actes ne se réfère. En outre, il créa le département législatif du Gouvernement de l'Inde, qui, depuis lors, prépare ou contrôle les projets de loi pour l'Inde entière. A son départ de l'Inde, après une résidence de plus de six ans, Lord Mayo fit en Conseil le i>lus haut éloge de ses services; et les représentants de toutes les classes de la communauté s'unirent pour lui voter leurs remerciements cordiaux, témoignant combien ils appréciaient sa capacité exceptionnelle, et combien ils regrettaient son départ. Il s'était toujours chaudement intéressé à l'éducation du peuple indien; ses opinions sur la matière étaient toujours d'un grand poids; et l'on se souviendra longtemps de ses discours annuels, pendant les trois ans qu'il fut Vice-Chancelier de l'Université de Calcutta. Lord Mayo déclara que, « près du Conseil exécutif de l'Empire , M. Maine s'était toujours montré sage dans ses conseils, impartial dans ses avis, plein d'originalité, de sagacité, de ressource dans son ministère. » Sa réputatioji n'était pas moins haute près des Secrétaires d'Etat successifs, en Angleterre. Et l'on ne saurait douter que, pour l'Inde, sa vie ait été d'un grand prix; sa mort, une grande infortune.