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Les deux partis avaient fait des pertes considérables f et probablement celles des Romains étaient supérieures à celles des alliés, caries premiers combattai^t dans un pays ennemi, oà, après une défaite, leurs traînards n'avaient plus de refuge. La désertion d'une partie de leurs auxiliaires avait encore contribué à diminuer leurs forces, au point que le besoin d'hommes avait contraint de former douze co-
* Cfr, EpiUlk. ^Om. V, 18- — App. dn. h 40. On Ht
dans rEpitome ; ce À PIqUu9 legatm JJfnWQh LuêiyA Porçius prœtor Marsos, eum uterque populus defeçi$$et^ prœlio vircerunt. » Il n'est pas douteux qu'au lieu de Marsos on ne doive lire Etruscos , car ce mot defeetsset ne peut s'appliquer qu'aux Étrusques.
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hortes d'affranchis \ Toatefois, ils ^aîeat pairemis à circonscrire à peu près le foyer de l'insarrection, et à comprimer les mouvements isolés qoi s'étai^t manifestés dans d'autres provinces. Bien qu'ils eussent reçu des rois amis et des provinces sujettes, des subsides et des troupes auxiliaires, ils ne poavaient se dissimuler que leur autorité était fortement ébranlée, et déjà les proconsuls ne trouvaient plus chez leurs sujets cette obéissance empressée à laquelle ils étaient habitués avant l'explosion de la guerre sociale. Une grande fermentation régnait dans la Gaule cisalpine. Au delà des Alpes, les Salyens avaient repris les armes^; en Asie, l'ambition de Mithridate préparait une guerre redoutable. Il était manifeste que le prestige de la grandeur romaine commençait à s'obscurcir, et que la prolongation de la lutte qui déchirait lltalie pouvait amener la ruine totale de la république.
Dans ces circonstances, le sénat accueillit, sinon avec empressement, du moins avec résignation, les ouvertures de L. Geesar, qui proposait d'accorder le droit de cité romaine à tous les alliés italiotes qui n'avaient point pris les armes contre la république. Pour les cités fidèles, c'était une récompense méritée et né-
• Cfr. App. Civ. I, 49. —Epit. U.
^ Epit. 73.
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œssaire; quant aux peuples qui restaient spectateurs indéois de la lutte» on espérait les désintéressa cornplétem^it; enfin, on se flattait que les insui^és, dans Fespoir d'obtenir les mêmes avantages par leur soumission 9 cesseraient une guerre dont ils souffraient à régal des Romains.
Les derniers succès obtenus par Sylla , par L. Caesar, par Cn. Pompée» ôtaîent à cette concession le caractère de nécessité qui coûtait à Torgueil national. Vainqueur, le peuple romain, après avoir repris la toge, accueillait les réclamations des alliés; il faisait acte de justice» non de faiblesse. Déjà celte grande mesure avait été précédée par la naturalisation partielle de plusieurs chefs italiens qui avaient usé de leur influence pour maintenir leurs compatriotes dans le devoir» ou qui avaient pris les armes pour défendre la république*. Quelques-uns» honorés presque aussitôt de charges publiques» allaient servir de preuves vivantes de la bonne foi romaine^.
Toutefois, l'émancipation décrétée solennellement sur la proposition de L. Cœsar cachait mal une jalousie inquiète contre les nouveaux citoyens. Au lieu de les répartir dans les anciennes tribus» on en for-
* Vell. n, 16» k.
> Id. ibid.