‹ Études sur l'humanisme français:Chapitre 100 sur 113 · SEPTIÈME CAHIER · texte numérisé non relu

SEPTIÈME CAHIER

C'est un très gros volume qui contient près de 800 pages. D'un boul à l'autre, il est rempli de notes; les pages blanches y suit peu nombreuses. Pour le contenu, il pourrait trouver place à côté du deuxième volume. Budé les destinait tous deux au même usage. Lui-même semble avoir voulu définir son dessein dans une des premières notes du volume : Rediuiuo sermone latino res nobis aequales scribere.

Il voulait se faire du latin comme une autre langue maternelle dans laquelle il put exprimer les idées et les choses propres à son temps et à son pays. Ce volume contient encore ça el là quelques nomenclatures de noms d'oiseaux, de fruits ou d'objets usuels ; plus de cent payes y sont aussi consacrées à des traductions en latin classique des principaux termes du barreau français, <lc ce que Budé appelle lui-même uerba /<>-

rensia. Mais, en somme, le volume est surtout un répertoire des ternes ou des phrases latines propres à traduire les expressions techniques OU

figurées, les idiotismes, les proverbes, les manières de parler populaires qui s'emploient couramment dans la conversation. Aussi l'intérêt de ces 11 îles est, si je puis dire, en elles-mêmes, dans les locutions françaises de ! aile sorti' qu'elles l'ont tour à tour passer sous nos yeux. Je n ose affirmer que le philologue y trouverait beaucoup à glaner. En tout cas. nous avons cité de préférence celles de ces noies qui nous semblaient Intéressantes pour l'histoire de la langue :

hedylogus et charitoglossus ung Jacquet assentator hedygnomon consiliarîus.

Cet emploi de jacquet dans le sens de « homme badin 9 est mention n.'- par ( JodelïoN [Dictionn. de l'une, langue franc.) qui renvoie au Trésor d'( hidin | éd. de 1 600 (.

largiter inclamare crier largesse . sic rollonem inclamare crier le harol.

palestra la grâce à faire les choses et homo apalestros quil na nulle grâce.

A partir de la page ikj, on voit se succéder quelques extraits de César, de Suétone, de Cicéron, etc., mais rarement accompagnés de traductions Françaises. Laurent Valla est cité plusieurs fois pour sa tra duction latine d'Hérodote. Puis, c'est une nouvelle suite de notes du

genre de celles que nous avons déjà citées :

adrastia haec est uel lex est haec adrastiae . il fau.lt passer par la et ny a remède : ut si moriendum esse omnibus dicamus . ex bessa-

riune...

Remarquons, en passant, que l'expression de lex Adrastia est dans les œuvres de Budé; cf. notamment de Asse (édit. de [55o), |>. 796, et Lucubr., p. '.Yi-j A.

asystatum id est instabile et inconstans . lu chanson du ricochet : id est id argumentum uel ea sententia quae exitum non habent... dicere igitur possumus : hoc dictum tant/nain asystatum argumentum sibi non constat : seseque dissoluit atque euertil . ex lad . lih. 3. cap. 6.

ampullari parler gros licet sit uerbum poeticum. horatius in epistolis.

Vertumnis, quotquot sunt, nains iniquis, il est maleureux en toutes choses dont il se veult mesler en tous mestiers; il a été des dix-sept mestiers et en tous a mal profité .

Voici maintenant la remarque que suggère à Budé une phrase de

Lucien où se rencontre le mot TTjppr/iÇîlv :

... unde pyrrichan m libris pandectarum . cuiusmodi praesules nostro tempore galerum purpureum ambientes dici possunt . choragi enim bel I or u m in Italiafuerunt.

blittum qu'il faudrait écrire blitum, La blettej ob hoc non dederim. uel blittO id non permntari ni . Je iwn donner oy S pus un;/ chou.

tan ni uni urbunoruni Jii/ur/s appel il us uel dicacium. Il auoit </e chacun un;/ brocipiurl . un;/ lardon.

sérum au, ni mm . secours despui;/ ne .

27O <il II. t.. VI ME Bl DÉ.

pullus iouis le favorit . le grant mignon du roy. Farctus opibus .farcy descuz . uitru . de mansolo . in //ni fis enim uectigalîbus erat farctus.

Feralia, les jours des mors . Ex (Jnid . in Fastis.

Lnslricn, le jour qu'on benist les eschaudez et qu'on lune les hos-

tels, hoc est dies coenae ilonn nicae . Sic dici potest ille (lies quoad melins uocabulum i niieniatur.

HapiîtoupYeîç paterae . du poinson de Paris, ut iVoxioupf^ç. KoptvOtcupYYjç Ld alia ; de lu marque, ni panni uel uestis rotomagensis, (/nue charactere rotomàgensi obsignatum es/, et uascula charactere parisiensi impressa.

Italismus sic dici potest nt medisnins . niornin italiae et nerhoriini et cultus imitatio.

Cette remarque est intéressante : pour que Budé éprouvât la nécessité de créer un mol comme italismus, il fallait que la chose existât déjà, et même depuis quelque temj s.

En taisant un choix dans les notes de ce septième volume, nous ne nous sommes pas attaché, on a pu le voir, à mettre en lumière la variété des sujets auxquels elles touchent et le grand nombre de lectures qu'elles supposent. Il faut dire que certaines des remarques transcrites plus haut sans nom d'auteur font partie d'une série d'extraits qui est rapportée à tel ou tel écrivain, (l'est ainsi que, dans les dernières pages que nous avons passées en revue, des litres nous indiquent successivement des extraits de Tacite, de Sénèque, de .lu lins Firmicus, de saint Hilaire et de saint Cyprien, de Quintilien et de Tite-Live. etc.

La page 33G du cahier commence une nouvelle série de notes qu'annonce la rubrique de uocabulfs forensibus. C'est connue un répertoire d'expressions cicéroniennes, propres à traduire les expressions françaises du barreau. < ni le voit, ces noies ne dififèrenl des précédentes que par le

sujet auquel elles se rapportent. .Mais elles ont été prises suivant la même méthode <|ue les premières; elles parlent du même besoin. .Nous en citerons, quelques-unes seulement, en réservanl la question que soulève nécessairement cette partie des notes manuscrites, c'est celle de l'authenticité des Forensia ' :

COmitialis formula stille de cliastellet

stati dies dilationum : a huitaine : a quinzaine.

r. Recueil paru en i'<V\. chez II. Estienne, sous le nom <lc Budé.

litigium intermortuum cause pendue au clou

index iuris disceptationem esse pronunciauit, appointez en droit, aut inquirendum amplius pronunciauit . quon informera />lus complètement.

Comprobare homologuer

non //(/nerf dixerunt . que le procès ne se peut vuider sons pins auant enquérir.

cognoscere litem et controuersiam . ueoir les sacs . cire.

Les notes de cette catégorie occupent plus de 100 payes; celles qui leur succèdent en tonnent comme un court appendice, sous le titre de : de UOCabulis diplomatum. !vs notes sur des sujets divers reprennent à la p. (J.6ij par des extraits des comédies de Plaute. Budé y recueille surtout des expressions familières et de ces formules toutes faites qui sont la monnaie courante de la conversation. Nous lisons d'ailleurs sur le premier feuillet «lu volume une note écrite d'une autre main que la sienne et qui marque bien l'intention dans laquelle ont été faits ces extraits : « Colloquii seu dialogi modo quaedam ad quotidianum usum uel suum potius Budaeus confesserai 4UI " [p- 46ij. Cette remarque, dont nous ne connaissons pas l'auteur, pourrait servir à définir le volume tout entier.

Dans les notes suivantes, nous voyons apparaître successivement les noms de Pline, de Gicéron, de Plante encore et de bien d'autres :

ingurgitare se, si/ fourni iusques aux oreilles . cîce . cum se in pompeii copias ingurgitauisset.

omnia <il> eo expiscatus sum cire . ie lui au tire les uersdu nez. transferre crimen in al in m, getter le chut aux gambes. omnium meusurum OSSecla il suit le broust.

Le broust, c'est au propre la pousse des jeunes taillis au printemps (ce que broute le bétail). Amyol emploie le mot avec le même sens figuré qu'il a ici : ceux qui ne cherchent que le broust (Amyot, dominent

dise . les /l/itt . 7 .

homo egregie praediatus, bien rente.

abscindenda eius rei expectafio . il eu Jouit trancher In broche*

e.rnm/uis inetu hlesme comme un ilro/t.

Plus loin viennent île-, extraits assez copieux de Tacite, de Suétone,

de Tite-Liye, de Térence et de Cicéron dans ses discours. Voici encore quelques notes isolées :

denarrare, tout compter de /il en esguile . haec adeo illi iam denarrabo.

gestare m oculis : aymer comme ses petits boy aulx.

contechnari -.v/yim.zhv. xb y.axoup-pisai (//-esse/- une coquille.

iiiilln m hoc captio est, uerbum m iure frequens . cest sons mol engin . il ny peult auoir mal engin.

haec pueris decantata . les enfans vont o la moutarde . macro-

bi us...

ni hercule! Voire /nais, ce direz-vous.

delitias facere faire le mignart . de pueris dictum . habet et alia significata . delitiae mignotises... delitias facere faire le dangereux et estre pontieux . cicero ad atticum.

Cette dernière expression « estre pontieux » est donnée par Meut dans son Thresor, pour traduire précisément delitias facere. Notons pour finir (lue, dans les dernières pages du volume, des extraits de jurisconsultes se mêlent à ceux des auteurs classiques dont nous avons déjà cité les noms.

Nous en avons terminé avec les notes de ce volume qui viennent, (dus ou moins directement, de lectures d'auteurs latins ou grecs. Celles qui nous restent à examiner s >nt en petit nombre, mais l'intérêt en est considérable. C'est une sorte de mémorandum qui se trouve sur le dernier feuillet et à l'intérieur de la couverture : Budé y a inscrit quelques-unes des visites qu'il recevait ; parfois même il a noté la date de ces visites et les lettres auxquelles elles avaient ensuite donné lieu. Les autres volumes ne contiennent malheureusement rien de semblable, si ce n'est que sur le dernier feuillet du deuxième nous pouvons lire la note suivante :

Philippus Si rotin nobilis Florentinus, sexto die iulii .1/1 'A 1 /// pransus est apud abbatem Florentinum* in gymnasio card. Monachi du cardinal Lemoine . Cui prandio ego interfui ; et familiaritatem amicitiamque ru m rodent /'/uh/i/io coniunxi, longo de literis habito sermone. Is Philippus uxorem habebat sororem ducis 1 rbi-

nnlis.

i. Il s';i:;ii de Laurent i as Bartholinus, un ami de Longueil, sur lequel on peut consulter L. Delaruelle, Répertoire chronolog. <•/ analyt. de la correspond, de G. Budé, p. 84-

La vie politique de Philippe Strozzi 1 i488-i538) esl assez connue pour qu'il soit inutile d'en rappeler ici les principaux événements. Nous remarquerons seulement qu'il a traduit en italien une partie de Polybe el un ouvrage de Plutarque.

Nous transcrirons maintenant, dans l'ordre où elles se présentent, les quinze notes commémoratives qui terminent le septième volume. Nous ne donnerons sur les personnages qui y sont mentionnés que les détails indispensables1 :

Gulielmus Philander, cornes et e numéro familiae antistitis Ruthenensis, uenit ad me A7/° die lanuarii i53g; cui tradidi librum meum de transitu hellenismi manu //ira emendatum, ni eo uteretur autistes ipse in comitatu Cardinalis Pharnesii legati in Normannia/n prqficiscentis.

Guillaume Philandrier ou Filandrier(i5o5-i565), lecteur de Georges d'Armag-nac, alors évèque de Rodez (Ruthenensis). 11 a publié des annotations sur Vitruve (G. Pli. in decem Libros M. Vitruuii... Annotationes; Rome, i544)-]

Arnoldus ferronus, consiliarius curiae burdigalensis ad />/<' gracre scripsit i53g mense februario; cui ?go rescripsi.

Arnoul le Ferron (i5i5-i563) a publié une continuation à l'histoire de France que Paul Emile avait composée en latin. On peut consulter sur lui YÉtienne Dolet de Copley Christie (voir l'Index de cet ouvrage). On n'a pas gardé la trace des lettres échangées entre Budé et le Perron.

Panlus Vergerius episcopus lustinopoleos in finibus Venetorum, milii cognitus fuit apud fontem Bellaçuam; qui est in comitatu cardinalis Ferrariensis.

Vergerio (1 495-1 565), alors évêque de Gapo d'Istria, était un des diplomates les plus actifs de la cour pontificale. Quelques années plus tard, il devait se ranger du côté de la Réforme. La plupart de ses écrits sont des ouvrages de polémique. Il est facile de préciser l'époque à

1. On fera attention que plusieurs dates se rapportent aux mois de janvier mu de mars; dans ce cas, la date d'année doit être ramenée au nouveau style : cf. la mention de la dernière noie p. 277.

IN

•;'| i.i il.l.U Ml BUDÉ.

laquelle Budé lit sa connaissance. Evidemment, Vergerio s'esl trouvé à Fontainebleau au momenl où le mi \ était lui-même : or le Catalogue des \cics de François Ier nous apprend qu'eu t54o la cour l'ut à Fontainebleau il ii 27 mai au 21 juin. ( !'est entre ces deux dates que se place la rencontre avec Vergerio.

Crassus, consilîarius in Sabaudia collega Sceuae, factusest mihi notas ParisiiSi <j" die ianuarii i53gt

Sur Benoîl Crassus, conseiller au Parlement de Chambéry, on peut consulter Burnier, Histoire du Sénat de Savoie, t. I. ch. v. Le « Scève» dont il est ici question doit être Guillaume Scève, le cousin germain du poète. Il a une place dans les vers de tous 1rs humanistes qui, à cette époque, formaient le cénacle lyonnais.

Guido Morillon secrétariat imperatoris amicus officialis de losas ad me scripsit et ei rescripsi.

Nous m- savons pas au juste de quand date la mention qui vient d'être transcrite. En tout cas, les relations de Budé avec Morillon remontaient aux premières années du siècle; nous eu avons déjà jKirlé plus haut. p. ()'.

Petrus Oliuarias Valentinus, municeps Ludouici Viuis, dédit mihi nomen suum scribendùm 220 die Mqrtii i-~>.ïj. Nunc Pârisiis projitetur dialecticam graecam.

Quelques renseignements sur cet humaniste espagnol se trouvent

dans une lettre de Denvs Faucher qui lui est adressée (« P. Oliuario

Theologo >>; voir, à la p. 346 de la deuxième partie, Dom Vincent Barrali, Chronologia sanctorum... ac Abbatum sacrae Insulae Lerinensis, Lvon, [6i3). Il a publié un opuscule intitulé F. Pétri Oliuarij Dominicani, Doctoris Theologi, De inuentione Dialectica

Ubellus, Pierre Yidoue, 1 .Vjo. Il a donne également nue édition de

Pompon i us Mêla et du de Finibus de Cicéron. Il ne faut pas le confondre avec Olivier « de Lvon » qui l'ut un correspondant de Budé (cf. L. Delaruelle, Répertoire analyt. et chronolog., pp. 233-234).

foannes Diazius Hispanus domicilium habet in gymnasio diuae

Ma ri m' ih> In Me ni/.

Jean Diaz, en t53o, était venu à Paris pour 3 faire sa théologie. < > 1 1

APPENDICE III. '2y;>

sait quelle fut sa tragique destinée. 11 s'était converti au protestantisme; en 1 54G, il mourut assassiné par son propre frère, que poussait la haine religieuse; voir l'une des notes suivantes.]

Paschasius Berzelius Leodiensis u'enit domain meam 17° die auyusti M. 5.34.

[Il s'agit d'un moine bénédictin, originaire des environs de Liège et qui fut en relations avec Erasme, pendant le temps que celui-ci séjourna à Louvain : Erasmi Epist., col 229-281; voir la notice de ce personnage dans la Biographie nationale publiée par l'Académie royale de Belgique.

Claudius Baduellus Nemausensis inuisit me die 220 Augusti i534, tit-iiit'iis Vitemberga et a Viue, domesticus futurus reginae Nauarrae.

[La vie de Baduel (i4gi-i56i) a été contée par M. Gaufrés, Claude Baduel et la réforme des études au seizième siècle, 1880. Baduel est surtout connu pour avoir organisé le collège de Nîmes, en i54o. Nous savions qu'il avait séjourné à Wittemberg; pour s'être rencontré avec Vives, il faut qu'à son retour il ait passé par Bruges, où vivait alors l'humaniste espagnol. Baduel devait bientôt repartir en Allemagne et séjourner à Strasbourg, auprès de Jean Sturm; sur lui, voir encore l'une des notes suivantes.]

Postellus, praeceptor Raguierri, ad me uenit salutandum cm» profectus est Forestanus legatus régis ad Turcam. Is Xï° die oc/abris domain meam uenit me salutatum posi reditum suum, anno i53j.

l'ourla viedu célèbre Guillaume Postel, il suffira de renvoyer au livre (le (1. W'eill, de Gulielmi Postelli uiiu et indole, 1892. Le jeune homme dont Postel était le précepteur devait être le cousin de Guillaume Budé (cf. supra, p. 62). De la note ci-dessus, il semble bien résulter que Postel était parti pour l'Orient à la suite de La Forêl (sur celui-ci, voir le Répertoire déjà cité, pp. 2o3-2o4). H étail de retour en France au début de l'année i53"7 i(i. W'eill, op. cit., p. 171.

Simon Thomas ad me ncnif die 22° mai'lii i.'i.'Sj vain Patauium

projîsceretur, ut illicstuderet medicinae et dodo/- fieret; cui dedi librum de Transitu hellenismi emendatum.

Simm) Thomas est l'auteur d'une édition donl voici le titre complet, tel que le donne Haller [Biblioth. medica, 1676, 1. II. |>. 87) : Simon Thomas Gale ni de differentiis febriutn libros recognouit et ad /idem graecorum codicnm pêne totos aliosfecit; Lyon, [548.

die 5° mensis Augusti M 5e 35 uenit ad me air nobilis hispanus e familia feminae illustrissimae comitîs de nanssau marchionis île Se ne te . inuitau.it me ad colloquium dictae feminae. Ad quam ego un . Kl die 7° eiusdem mensis iterum eandem oh causam ad me

uenit idem nobilis, nomine Marlinns Lassas Oropesza . quare iterum eandem dominant adii . t535 ■ l/>sa cornes uoeatur /). Meneia a AJendoza . fini ego dono dedi Officia Ciceronis in membranis manu scripta . loannes Diazius Hispanus solet ad me literas eius afferre.

« Il s'ayit di' la comtesse di' Nassau, marquise «le Zenette, femme d'un des meilleurs capitaines de Charles-Quint. Elle paraît avoir été de la suite de Marguerite, reine de Hongrie, sœur de l'empereur, et être

venue en France avec elle lors du traité de Cambrai, en [52Q. La reine de Navarre la mentionne, dans une lettre d'août i53o, sous le nom de marquise de « Genetz ». Ailleurs, le même nom est écrit « Zenette ». Dans les Mémoires de du Bellay, son mari est désigné sous le nom de «conte de Nansau » (d'après le Mémoire manuscrit de M. Hun', de Budé).]

Claudius Baduellus Nemausensis, contubernalis Sturmii ostendit mihi epistolam /}/ii/i/>/ii Melan . mense Aug. x535.

(l'est à Strasbourg que Baduel avait connu Jean Sturm; le nom que

Bud J met 111 abrégé est sans aucun doute celui de Philippe Melanclitoii : nous savons que Baduel, à Wittemberg, avait lié amitié avec lui.

pictor iconicus qui me pinxit 1/" Genêt Clouet uoeatur.

Ce 'Munit donl il s'agil ici est Jehannet Clouet, qui naquit vers i485 • 1 mourut au plus tard in 1 .Vt 1 . Il était « peintre du ro\ ». Si l'on considère la date des autres miles qui figurent dans ces memoranda. on

pensera que celle-ci ■> dû être écrite dans les toutes dernières a tes de

la vie de Budé. Le petit panneau du Musée de Versailles (cf. I'. de Nolhac

' I A. Pératé, Le Musée national de Versailles. 1896, p. 5o, et la planche en regard) nous conserve sans doute une réplique du polirait

e\ei||té pal' .leliallllel ( iloilel .

Bernardus Stopignartus [?], doctor iuris tolosanus et latine brne doctus atqae etiam graece ad me uenit ad supplice m libellum domino cancellario porrigendum qui est in clientela reginae Nauarrae . anno M Jc XXXIX mense aprili post pascham.

[Je n'ai pu identifier le personnage en question; d'ailleurs je ne puis donner comme certaine la lecture que j'ai laite de son nom.]

Tels sont ces memoranda, trop courts à notre gré, et qui, malgré tout, nous fournissent sur les relations de Budé des indications si intéressantes. Nous sommes arrivés maintenant au terme de notre étude. Pour être complet, il faudrait revenir sur les notes du dernier volume qui sont annoncées par ce titre de uoeabulis forehsibus. Si on les compare au recueil posthume des Forensia, on aura la preuve que ce dernier ouvrage s'en inspire, mais qu'il y ajoute considérablement. Ce n'est pas notre dessein de faire ici cette démonstration ; elle sera mieux à sa place quand nous étudierons la seconde partie de la carrière de Budé. Ici nous avons voulu seulement donner une idée précise des notes que nous avions dépouillées. On nous pardonnera de n'en pas tirer de conclusions : il faut se souvenir que, selon toute vraisemblance, nos sept cahiers représentent une part infime des notes que Budé avait amassées dans sa longue carrière d'érudit. On y peut prendre une idée de ses procédés de travail : il ne faut pas leur en demander davantage.

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INDEX DES NOMS DE PERSONNES

Accurse (Fr.), 08, g6, ioo, 102, 107,

Achon, scoliaste, 25o.

Ai.l SILAS, 2l8.

Agricola (Georges), 1 34- ' Ailly (Pierre d'), l\, 5.

Alain de Lille, 26.

Albert le Grand, 55.

Alciat (André), 99, 1 34, i55.

A LÉ ANDRE (J.), 2l\, "]5, gi, II 7, 1 64 .

Alexandre le Grand, 206, 209, 212,

Amboise (Georges d'), cardinal, i5o,

161, i65, 167-170, 175, 179, 187. Ahbroise (saint), 261.

Ammanati (Jac), cardinal de Pavie, 7.

Ammonius, commentateur d'Aristote,

Amvut, 210, 271 .

Anaxarchus, personnage de Plutar-

<jue, 2iu.

Andrelini (Fausto), i5-i0, 22-24, 29,

Angelo d'Arezzo, jurisconsulte, «jy.

Angleberme (J. Pyrrhus il), 65.

Apellbs, 206.

Archélaus, roi de Macédoine, 212.

Argyropoi los (Jean), 9, 52, 266.

Aristote, i2, 37, 38, $9, 5o-54, 116,

Armagnac (Georges d'), évêque de

Hndcz, 273.

Artaxerxès, 212.

Asconius Pedianls, 256.

Athénée, 25g, 263.

Auguste, 206, 21 5, :>i!S.

A11.1 m in (saint), -'."iS, :-t')i , 267. Aii.u-Gelle, 267.

Alton (Jean d"), 217.

AviCENNE, 34.

Azon, glossateur, g6.

Bade (Josse), 17, 18, 21, 38, !\\ , 44"

Baduel (Claude), 275, 276.

Baïf (Lazare de) , 1 34, 2 1 4 .

Balbi (Girolamo), 16, 21, 22-23, 25,

Balde de Pérouse, jurisconsulte, 98,

Bandello (Vincenzo), dominicain, 20.

Barbaro (Ermolao), 20, ''17, 112, 127,

Barbatia (Andréas), jurisconsulte,

IOI .

Barthélémy m. Cepolla, jurisconsulte, 98, 99.

Bartole, jurisconsulte, 117, 98, m»»,

Bartolini (Lorenzo), ami '!<• Longueil,

Bartoi.im s (Pius Antonius), io43

Basile (saint), jo, 7 -""• - 7 -^ , 88, 8g.

Beau s R.HENANI s. £6, 52, 71, 73.

INDEX DES NOMS DE PERSONNES

Bi m mont (Louis de), évêque de Paris,

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