‹ Études sur l'humanisme français:Chapitre 99 sur 113 · SIXIÈME CAHIER · texte numérisé non relu

SIXIÈME CAHIER

II porte pour titre sur le dessus de la reliure : ex graecis et latinis regesta et excerpta. A l'intérieur, il comprend à peu pies -.» feuillets;

les quinze dernières pages son! blanches. Des titres indiquent, en général, la source des différents extraits, mais souvent plus d'une page reste blanche dans l'intervalle de deux séries de notes, comme si Budé avait parfois négligé d'aller jusqu'au bout de sa lecture en se réservanl d'y revenir un jour. Bien que le volume soit moitié moins gros que le précédent, le nombre des ailleurs étudiés est beaucoup plu^ considérable. Quelques-uns y figurent seulement pour quelques citations très courtes. Plusieurs sont des biographes ou des compilateurs. D'autres, comme Sénèque, comme certains Pères de l'Eglise, se prêtent très bien à ces citations où l'on met à part une belle pensée, un développement intéressant et qui peuvent se détacher du reste de l'ouvrage. On voit que Budé a voulu faire de ce volume un recueil de réflexions et de sentences morales qui auraient tout leur intérêt en elles-mêmes.

L'œuvre de Diogène Laërce ( Vies des philosophes) occupe d'abord son attention. Il en transcrit surtout les maximes générales que Diogène prête aux divers philosophes dont il parle. Il serait fastidieux de relever minutieusement le nom de tous les auteurs qui succèdent à Diogène Laërce. Notons seulement les noms : de saint Grégoire (ex orationibus Gregorii), d'Aristote (ex, xûv àptaTOTcXouç ■jrpoêXyju.aTwv), de Platon, de Plutarque, un assez long fragment de Philon (i% -C<n çiXwvoç xept y.ii\).cu)1 > des extraits de saint Chrysostome dans ses homélies; et nous ne parlons pas des citations de Cicéron, de Pline, d'Aulu-Gelle et de Macrobe qui sont éparses çà et là. On note au passage un extrait des Elegantiae où Laurent N'alla [in prooemio libri 4) fait l'éloge de la rhétorique et explique son utilité. Six pages sont consacrées à saint Augustin dont Budé lit les soliloques, les sermons et aussi différents traités. Viennent ensuite des extraits qui occupent neuf payes et qui sont rangés sous ce litre : c.r laertio àxosôé'Yu.a'ca. Ces mois seuls en indiquent suffisamment le caractère.

Les extraits de Séhèque, qui succèdent à ceux de Diogène Laërce, sont empruntés successivement au de beata uita, au de tranquillitate animi, aux Epist. ad Lucilium, au de bene/iciis. Courts ou longs, mais plutôt courts, ce sont en général des sentences ou des réflexions morales qui valent surtout par l'énergique concision de la forme et l'élévation de la pensée. Puis le titre suivant : ex Aristotele m ethicis, annonce de nouveaux extraits d'Aristote. Ceux-là occupent plus de dix

1. On saii que Budé a précisément traduit cet opuscule (en 1. >■»<'>; Lucubr., pp. 445 et 458-470).

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pages, fi ceux de la Politique, qui viennent après, en prennent un pou plus de quatre.

Le volume se termine par quelques mîtes sur les prophètes : ex esaia et hieronymo in prophetas. Elles sont assez courtes, el nulle part Budé ne l'ait sur les passages qu'il transcrit de remarques comme il 3 en avait dans le premier volume. < mi Dotera seulement qu'au lieu de citer la Bible on latin, il la cite dans la version grecque des Septante.

Gela prouverait que ces extraits sont d'époque plus récente que ceux du premier cahier (cf. supra, p. 248).

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