‹ Études sur l'humanisme français:Chapitre 85 sur 113 · Cf.j dans l'Appendice II, l'extrait A du · texte numérisé non relu

Cf.j dans l'Appendice II, l'extrait A du

2. Fo 46 vo (cf. édit., p. 100). Pour toute la série de mots qui précède, on a, au seizième siècle, d'autres exemples que ceux-là; on les trouvera dans le Dictionnaire de Godefroy.

3. Les remarques suivantes ne doivent être acceptées que sous bénéfice d'inventaire. On sait comme il est difficile au seizième siècle de distinguer les mots qui étaient vraiment tombés en désuétude ; je renvoie, sur ce point, aux excellentes observations de M. Brunot (ffisf. de la langue franc., t. Il, p. i85). Aussi bien, j'ai cité les faits qui m'ont semblé les plus caractéristiques; mais je n'ai pas prétendu faire une étude approfondie sur la langue de l'ouvrage; je pourrais ajoutera ceux que j'ai donnés beaucoup d'exemples propres à fortifier l'impression générale que je traduis.

4. Fo 67 ro (cf. édit., p. 120) : « car il estoit pour lors fasché et mal enhaité. » Godefroy ne eite pas, pour le mot, d'exemple du seizième siècle. A côté de enhaité, on pourrait mettre l'expression « de bon hayt » qui se trouve au fo 42 r" (cf. édit., p. 1 tia) avec le sens de : en bonne disposition. Elle se rencontre encore dans Rabelais (IV, 20), mais elle commençait, sans doute, à devenir un peu vulgaire; l'édition de 1 f>4 7 l'a remplacée par « de bonne sorte », qui ne signifie plus rien.

.">. I'" 78 ro : « Lequel [trésor] il apporta à Rome feablement inuentorié ». Le mot se trouve aussi dans Glaude Seyssel (cité par Godefroy), qui mourut en

6. Fo 82 ro. Godefroy ne cite pas, pour le seizième siècle, d'exemples empruntés aux textes littéraires.

7. Fo 112 vo (cf. édit., p. 109). Godefroy signale le mol dans Joachim du Bellay (/«dames gayes et cointes»); Rabelais l'emploie (III, i4) ; d'après le lexique de l'édition Motheau et Jouaust, il est encore dans Montaigne, et Nient le définit par : joli. Mais, ici, le sens est celui de : aimable.

8. Fo q5 ro ; cf. fo tog r1 : 0 Sur ceulx de la ville d'Arges [d'Argos] qui marchissoient à luy. » Dans le premier passage, l'éditeur corrige en : o qui estoient confins » (p. 188). Du second, il ne reste plus chez lui aucune trace. Le mot se trouve encore chez Jean d'Auton et chez Claude Fauchet. On reniai-

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expressions familières. On l'a vu déjà dans le passage sur l'Allemagne cité un peu pins haut '. Il mentionne un mot prononcé par César quand il était « encores petit compagnon2 » ; il justifie Fabius Cunctator d'avoir su résister aux « testes vertes de Rome3 »; il dit qu'A^ésilas était « bon roy ou quart degré4 » ; Auguste, chez lui, appelle ribault l'amant de sa fille5. Nulle part on ne sent chez lui la volonté de hausser son langage à la dignité de la matière : il écrit du même ton qu'il parlerait.

Si du vocabulaire l'on passe à la syntaxe, nous y retrouverons les même tendances que l'on signalait tout à l'heure. Les tours dont se sert Budé sont de ceux qui tendent à disparaître ; en revanche, on ne trouve pas encore chez lui ceux qui sont appelés à supplanter bientôt les premiers. Il dit encore néant />/tis(/ue6, il se sert encore du si adversatif 7, de ia soit ques; il dira toujours « dont il retourna9 » et « ou chapitre xvm I0 », tandis

quera que, pour exprimer la même idée, Lemaire de Belges dira : « estant frontier... au pais du Souldan » (édit. Stecher, t. III, p. 21 5).

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