‹ Études sur l'orgue électriqueChapitre 3 sur 4 · IG · texte numérisé non relu

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passe derrière chaque appareil et se prolonge dans toute l’étendue du sommier; celte traverse est munie en dessous d’une bande en cuivre servant de collecteur au courant sortant de tous les électro-aimants. Chaque appareil est, à son extrémité, mis en communication électrique avec ce collecteur par une lame en cuivre recourbée tixée par deux vis dont l’une b serre en même temps le fil de sortie de l’électro-aimant. En soulevant l’appareil et le poussant par sa partie antérieure, cette lame, formant ressort, se redresse à angle droit et s’engage avec effort sous la traverse T de manière .à exercer sur le collecteur une pression constante. A sa partie antérieure l’appareil est fixé au sommier par une broche A disposée devant le soufflet H, cette broche s’appuie par son bouton sur la platine c d , et se visse par sa pointe dans l’équerre g n sous le sommier. Les contacts d’entrée et de sortie du courant sont ainsi sûrement établis et l’appareil se trouve en même temps solidement fixé au sommier, ayant d’ailleurs été guidé de manière à tomber sur son repère.

Après avoir ouvert le devant F du sommier il suffit pour sortir l’appareil de décrocher le fil de traction de la grande soupape S, d’enlever le ressort U, puis, de dévisser la broche A, et, en tirant à soi, de dégager l’extrémité opposée serrée sous la traverse T. Il n’y a pas à s’occuper de l’attache des fils de l’électro-aimant puisque, nous le supposons, ils ont été préalablement arrêtés, entre rondelles, aux deux vis a et b l’une et l'autre servant de serre-fil.

La direction du courant est indiquée sur la figure par des flèches. Le conducteur venant de la touche du clavier se fixe à la borne i, le courant suit alors l’équerre g n , la broche A, la platine c d , passe par un simple fil sous le soufflet H, et, traversant le bois de l’appareil, aboutit à la vis ou serre-fil a\ de là il entre dans l’hélice e puis dans l’hélice /'pour aboutir à l’aulre vis b et par suite à

l'équerre ou ressort en contact avec le collecteur s’étendant sous la traverse T. — La visa qui serre le fil venant de cd semblerait placée plus naturellement devant l’hélice / tout près de la pointe du ressort R, mais j’ai laissé cette place libre pour faciliter la pose du ressort. Si la visa est supprimée, les deux fils deTéleclro-aimant se fixent, l’un directement à la platine cdk travers l’appareil, l’autre au serre-fil b.

G est 1 ouverture d’introduction consistant simplement en une perforation pratiquée dans l’épaisseur du bois, sa partie inférieure est arasée à la ligne des pôles de l’élcctro-aimant, sa partie supérieure va en s’élargissant comme on le verra figure 4. La pièce M N que nous retrouverons sur les figures 3 et 4, est simplement vissée à l’appareil et peut facultativement s’en détacher ; elle enserre le conduit de décharge 1 qui la dépasse par son orifice supésieur. Le conduit 1 est en cuivre; on l’entre à frottement dans une fente préalablement garnie de peau et pratiquée exactement sous la fente G; pour le réglage on le fait glisser dans sa gaine en le montant jusqu’à presser l’armature contre les pôles, ensuite, par un faible effort, on introduit une cale mince au-dessus de l’armature ce qui le fait redescendre à l'écartement voulu, puis on serre la vis d’arrêt. La chambrelte .1 K, formant dans chaque appareil comme une sorte de petite laye, n’est autre chose qu’un agrandissement ménagé dans le parcours du canal du soufflet pour le fonctionnement de la soupape ss; cette dernière joue ainsi librement entre les deux conduits Gell guidée par deux goupilles vissées au centre de chaque pôle. — La porte fermant la chambrette est simulée par des lignes pointillées.

La figure 2 représente le dessus de celle même partie de l’appareil. Les llèches marquent la voie suivie par le courant. L’ouverture évasée G entre les deux bobines de l’électro-aimant est le conduit d’introduction; a est le

serre-fil où aboutit le conducteur venant de la borne i, c’est-à-dire de la touche du clavier, pour passer de là dans l’hélice voisine e; R est le ressort de la grande soupape avec le guide qui le maintient; h h est la porte de la cliambrette fixée au moyen des vis BC D E, elle est prise dans l’épaisseur de l’appareil, toutefois, comme on le

Fig. 2.

verra sur les figures 4, 7 et 8 on ne la fait pas arriver jusqu’à l’affleurement supérieur, car les appareils étroits, de 2 centimètres par exemple, ne le permettraient pas puisque, à cette place, le diamètre des hélices prend presque toute la largeur. — On comprend qu’il a été inutile de représenter le soufflet sur cette figure 2 et sur toutes les suivantes.

La figure 3 est une coupe horizontale à la rencontre de la soupape s s et du conduit de décharge; s s représente en pointillé la soupape reposant sur le conduit de

Conduit d air au

Fig. 3.

décharge et sur les croisillons des deux extrémités; ce conduit, comme nous l’avons dit précédemment et comme on le voit ici, est enserré dans la pièce M N et arrêté par la vis m. La porte h k est vue en épaisseur et en longueur.

La figure 4 est une coupe verticale laissant voir en bout l’intérieur de la chambrette .1 K. On saisit tout à la fois le conduit d’introduction G, le conduit de décharge I glissant dans M N, le croisillon bien arasé aux bords de l’orifice du conduit pour éviter toute fuite anormale, et enfin la soupape-armature en bout reposant sur le conduit de décharge. La vis m arrête le conduit I à la hau-

Fig. 4.

teur voulue. La porte h k est vue ici en épaisseur et en hauteur.

Autre dispositif. — Les figures précédentes représentent l’électro-aimant fixé à demeure sur l’appareil et faisant corps avec lui. Dans une autre disposition je monte l’électro-aimant sur une pièce détachée se vissant à l'appareil avant la mise en place dans le sommier, ce n’est plus alors le dessous de la chambrette J K qui est mobile avec le conduit de décharge, c’est au contraire, le dessus avec l’électro-aimant et le conduit d’introduction. Bien que le système reste toujours le même, les figures ciaprès montrent cette disposition que, du reste, j’adopterai

pour le tracteur à deux soufflets : elle a l’avantage de donner à l’électro-aimant une indépendance complète.

Sur la figure 5 la chambrette .1 K est évidée dans-le bois de l’appareil puis recouverte' de la pièce formant la monture de l’électro-aimant et traversée par le conduit

Fig. 5.

d’introduction G. Le sommier n’est pas ici représenté afin qu’il soit possible de figurer relevé le ressort fixé par la vis b alors qu’il n’est pas engagé sous le collecteur et ne forme pas encore angle droit.

Fig. 6.

La figure 6 est une coupe horizontale à la rencontre de la soupape-armature s s et du conduit de décharge. Dans la chambrette J K l’armature, marquée en pointillé, repose sur les bords chanfreinés du conduit de

décharge. Le canal du soufflet est traversé par l’une des deux vis fixant la monture de l’électro-aimant à l’appareil.

La figure 7 est une coupe verticale laissant voir en bout la chambrette J K. Le conduit de décharge I est ici supposé avoir ses côtés prolongés dans l’intérieur de la gaine, c'est pour cela que la petite vis d’arrêt m presse

Fig. 7.

le conduit extérieurement, cependant, lorsqu’il s’agit de conduits étroits il est préférable, pour faciliter la fuite, de réduire au minimum le prolongement du côté rapproché de la vis et de faire traverser le conduit par celle petite vis m qui alors fait son arrêt sur la paroi intérieure de l’autre côté; c’est le cas de la figure 4.

Au lieu de souder un croisillon à chaque extrémité du conduit 1 pour préserver l’armature de toute oscillation lors de l’action, on peut, dans la façon des conduits de décharge, augmenter l’épaisseur des parois ou bien encore entourer l’orifice supérieur d’une ceinture soudée; les arêtes sont ensuite rabattues afin de diminuer, autant

que possible, la surface sur laquelle repose l’armature pressée parle vent. On a soin, en chanfreinant, de ménager, on largeur, aux deux extrémités, dans l’épaisseur du cuivre, l’appui de l’armature; il faut en même temps éviter d entamer les bords pour ne pas déterminer de fuite anormale.

Sur les figures 5 et 7 la porte hk, fixée par les vis B-D, C-E, n’affleure pas en dessus, et cela par le motif donné antérieurement lors de l’explication de la figure 2: dans les appareils très étroits le diamètre des bobines tient presque toute la largeur et, par suite, l’emplacement de la porte ne peut commencer qu’à la hauteur où l’hélice, se terminant en fuseau, permet d’entamer l’épaisseur.

Fig. 8.

— Ces divers modèles de tracteurs ont été construits sous mes yeux, et j'ai surveillé la mise à exécution de chacun :

La pièce MN, figures 1, 2, 3 et 4, est d’un ajustage relativement assez compliqué ;

L'électro-aimant monté avec pièce détachée, comme sur les figures 5, 6 et 7, se prête mieux à une facture courante d’autant plus que, dans un cas aussi bien que dans

l’autre, le système de fermeture de la cliambrelte J K permet de régler l’armature et devoir son fonctionnement.

Sur la ligure 8 l’appareil est vu latéralement une fois la fermeture hk appliquée au moyen des vis B CD E.

Sans insister sur divers systèmes de soupapes synthétisées dans un tube, j’ai voulu surtout montrer le parti qu’on peut tirer de l’ouverture rectangulaire simple (1). Les autres dispositions dont il vient d’être parlé se résument ainsi :

Porte latérale ou regard permettant de vérifier de visu le fonctionnement de l’armature ;

Disposition rendue praticable de l’électro-aimant derrière le soufflet, au fond de la laye ;

Points d’attache de l'appareil au sommier servant en

(1) Je donne cependant comme exemple deux de mes tubes vus en bout.

Sur le figure 9 la soupape est divisée en quatre ouvertures A B C D

Fig. 10.

complètement cloisonnées et distinctes. Sur la figure 10 l'ouverture ABCDL est ramitiéeet ininterrompue.

Les parties noires sont les rigoles de fuite.

même temps de points de contacts pour l’entrée du courant dans l'appareil et sa sortie.

Du reste, on l’a sans doute compris, ces moyens sont distincts, indépendants et ou peut, dans la construction, adopter 1 un sans l’autre; ils peuvent de même se combiner avec le levier double qui va maintenant nous occuper.

Jusqu’ici, en effet, il n’a été question que du tracteur simple ou à un seul soufflet. Tel que nous l’avons décrit, ce dernier offre l’avantage incontestable de se loger facilement dans le sommier, même sous les soupapes des dessus, puisque sa largeur peut être réduite à moins de 2 centimètres, de plus nous savons qu’il n’agit sur aucun mécanisme et que, par suite, le ressort de la soupape d introduction ne doit avoir que la force nécessaire pour maintenir en position soupape et soufflet. Pour des tracteurs de grande surface je dispose deux conduits d’introduction et deux conduits de décharge (1). A l’état de repos 1 armature, d une largeur suffisante, repose sur les deux conduits de décharge et, lors de l’action, ferme les deux conduits d introduction. Entre chaque paire de conduits existe une rigole de circulation en rapport avec les orifices. Afin de diminuer la largeur de ces rigoles je fais communiquer celle du dessus avec celle du dessous au moyen d’une fente longitudinale pratiquée dans l’armature. En donnant un peu plus d’énergie à l’éleclroaimant on reste ainsi dans la simplicité du tracteur à un seul souftlet.

Maintenant, il faut prévoir que les constructeurs appliqueront le levier simple concurremment avec le levier double, il reste donc à étudier les dispositions ci-dessus au point de vue du levier double.

(1) Ces dispositions de fentes, quelle que soit la forme du conduit qui les réunit, permettent de diminuer l’écartement des branches de l’électro-aimant et la longueur de l’armature.

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