‹ Études sur l'origine des BasquesChapitre 29 sur 39 · ADDITIONS ET CORRECTIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS ET CORRECTIONS

p. i, note 2, lisez*: Ptoleh. Géogr. lib. II, c. 6.

P. 5, ligne, 4, lisez : plus au Sud-Est.

P. 5, ligne 24, lisez : Bardyètes de Strabon, et non : Bardyèles et Bar- (ly aies de Strabon.

P. 14^ lignes 24-25. a L'Aquitaine dont le lecteur me permettra d'esquisser l'ethnologie. » — H. Alph. Castaing a commencé dans la Rewe de Gascogne, numéro de septembre 4 869, la publication d'un travail qui paraît devoir être long, et qui a pour titre : L Aquitaine au temps de César. Je ne puis connaître encore qu'une très-faible partie de ce mémoire; mais M. Castaing est un travailleur sérieux, et je regrette de ne pouvoir profiter de ses recherches sur l'Aquitaine.

P. 43, ligne 3 et 44, ligne 90, lisez : Walckenaer.

P. 24, ligne 46, lisez : absorbée.

P. 25, ligne 4 3. CI Llorente^ Zamacola, le vicomte de Belzunce. » — J'ai eu souvent l'occasion de citer, dans le cours de cet ouvrage, un assez bon nombre d'historiens du Pays basque , mais je demande à ajouter quelques mots sur d'autres annalistes dont je n'ai que peu ou point parlé.

Le chevalier de Bêla était^ en 4748, colonel du régiment de Royal-Cantabre, qui avait été créé sur sa proposition. Il a laissé une volumineuse Histoire des Basques manuscrite, dont le baron Walckenaer a fait connaître le plan et les divisions dans l'art. Béla^ inséré au Supplément de la Biographie universelle de Michaud. Walckenaer signale aussi un autre manuscrit intitulé : Mémoires pour servir à l'histoire des Basques avec un abrégé du règne des rois de Navarre, par le chevalier de B** (de Bêla). Ce mémoire n'est qu'un abrégé de la grande Histoire des Basques, Les ouvrages de Bêla sont aujourd'hui la propriété de H. Antoine d'Abbadie^ d'Urrugue, membre de l'Institut, qui les communique très-libéralement aux travailleurs. Ces manuscrits ont été utilisés par Dom Sanadon ( De la noblesse des Basques), Tabbé Pœydavant {Histoire des troubles survenus en Béam, dans le ^Q^ et la moitié du 47» siècle. Pau, 3 vol. in-8<>, 4849 et 4824), et le vicomte de Belzunce.

Juan Antonio Uorente a publié à Madrid, de 4806 à 4808 , un ouvrage en cinq volumes in-8o intitulé Noticias de las très provincias vasoongaàas, qui vaut aussi peu que son Histoire critique de l'Inquisition dEspagne (Paris, 4847, 4 vol. i.n-8o)et \e& Portraits politiques des Papes (Paris, 4 8î!, 2 vol. in-80). Ce Uorente était un intrigant qui trahit tous les pouvoirs qui remployèrent, et finit par devenir conseiller d'État de Joseph Bonaparte. Banni comme Josephino en 4 812, il vint à Paris, et se lia avec l'abbé de Pradt, qui était bien fait pour le comprendre et l'estimer. Un illustre historien allemand, M. Léopold Ranke, considère, aveo raison, V Histoire critique de l'Inquisition d'Espagne comme une œuvre de polémique , indigne de la moindre confiance. Les Portraits politiques des Papes sont un livre encore au-dessous du précédent. Quant aux Noticias de las très provincias vascongadas , ce travail a été rédigé dans le but de préparer l'unité législative de l'Espagne, par la restriction et suppression graduelle des fueros. L'esprit de cette publication indique assez qu elle ne mérite aucune confiance historique; et il est facile d'y relever à chaque instant des équivoques et des faux parfaitement volontaires.

D.-J.-Â. de Zamacola était un Josephino, proscrit comme Llorente. Tous deux ont habité le département du Gers , pendant les premières années de la Restauration. Llorente habitait Lectoure, où quelques vieillards m'ont attesté l'avoir vu. C'était, m'ont-ils dit, un homme actif, d'un caractère difficile, et même un peu maniaque. Il avait analysé l'eau de toutes les fontaines du pays , et donné la préférence à celle de Lauzero (route de Lectoure à Âgen}, où il allait boire tous les jours avec une tasse en argent. Zamacola demeurait à Auch, où il fit imprimer, en 484 8, chez la veuve Duprat, son Historia de las nadones Bascas, de una y otra parte del Pireneo septentrional y costas del mar Cantabrico, 3 vol. in-8o devenus très-rares. Zamacola, qui n'a pas connu l'existence des manuscrits de Bêla , appartenait à l'école de Larramendi, d'Astarloa et d'Erro y Aspiroz. C'était un honnête homme, à qui son imagination extravagante faisait prendre ses rêveries pour autant de réalités. Chaho a fort maltraité cet écrivain , avec lequel il a cependant tant de ressemblances. Le livre de Zamacola ne mérite pas le moindre crédit , et je suis étonné de le voir cité, comme un ouvrage à consulter, dans le travail iMbliographique annexé au volume intitulé : La Terre et r Homme, de M. Alfred Maurt.

P. 30, note 4, lisez : conservé à Pampelune. Ligne 2, lisez : idem rex.

P. 44. Au-dessous de CHAPITRE il, les Vascons isr lbs Basques TRA!«SPTBÉNÉBN8, on a oublié de mettre $ 1 .

P. 43, ligne 4 S, lisez : Eauze.

P. 44, 1. i , lisez : révoltés. Lignes 4 4 et 4 5 : « Les Yascons occupaient donc, en 767, toute la Novempopulanie. » — Celte phrase manque d'exactitude. Les Yascons avaient conquis la Novempopulanie , et ils en étaient politiquement les maîtres ; mais ils ne se sont jamais établis en masse , en deçà des Pyrénées, que dans le Pays basque français.

P. 46, note 4, ligne 4, lisez : Vaccei, au lieu de : Vaœei.

P. 49, note 3. J'ai oublié de comprendre les vicomtes de Gabardan et d'Âsté dans lé catalogue des principaux fiefs de la Gascogne.

P. 57, note 4. Quand j'ai rédigé cette note, j'ayaia le tort d'ignorer que M. Pictet était revenu sur son opinion.

P. 60, ligne 40 : a Les Basques se rattachent aux populations africaines. » — Je lis àaxïsl^ Revue d'Aquitaine {^), n« du l^r septembre 4 869, p. 60, 64, l'annonce de la publication prochaine de deux travaux sur les Basques. « M. Granier de Cassagnac achève de faire imprimer son ouvrage sur les langues gallo-celtiques II a rencontré en Algérie une tribu kabyle parlant basque. Les bûcherons basques , venus de ce pays pour exercer leur industrie^ se font parfaitement comprendre de ces gens-là. » — Je suis impatient de voir les preuves produites par M. Granier de Cassagnac à l'appui de son dire. Je le suis aussi de voir comment, môme en admettant l'origine commune de cette tribu kabyle et des Basques , l'idiome de la souche originelle a pu se développer, chez deux peuples demeurés sans communications, d'une façon si régulière et si uniforme que l'état morphologique serait absolument le même dans le Pays basque et dans un canton de la Kabylie. Enfin , je serai ravi de voir M. Granier de Cassagnac expliquer comment ces Kabyles ont pu faire passer dans leur glossaire une foule de termes que les Euskariens ont empruntés aux langues romanes.

M.'Garrigou père, de Tarascon (Ariége), « prépare de son côté un travail sur la langue basque comparée avec la langue d'oc. » Je m'en réjouis, mais j'espère que ce philologue aventureux ne retombera pas dans les erreurs par lui commises dans ses Etudes historiques sur Vancien pays de Foiœ et de Couseran («c), p. 4 24-24. C'est là que M. Garrigou entreprend de « rechercher l'analogie du patois de Foix et de Saint-Girons avec le pur biscayen du Guipuscoa, » et qu'il dresse un long tableau de rapprochements dont on peut juger par ce simple extrait.

(4) Je crois reodre service à mes lecteurs, et particulièrement à ceux qui s'intéressent à Tbistoire du Sud-Ouest de la France, en leur recommandant la lecture de l'intéressante Revue d^ Aquitaine, dirigée par mon ami M. A. d'Assier, à qui je souhaite tout le succès qu'il mérite. La sincérité de ma recommandation estsuffisamrnent attestée, je crois, par Tindépendance de ma critique dans la note ci-deMUi.

Mots basques.

Mots français.

Mots fa

Abisatua.

Avertir ( aviser ).

Abisa.

Bicioa.

Défaut (vice).

Bici.

Ck)nbidatiu.

Inviter (convier).

Coubida

Dolua.

Affliction (deuil).

Dol.

Espalda.

Épaule.

Ëspallo.

Guztatua.

Tâter (goûter).

Gousta.

Ces exemples, pris tout-à-fait au hasard, permettent de juger la méthode

de M. Garrigou. Comment cet auteur, qui veut prouver par ce tableau que

les patois de FAriége viennent du basque , a-t-il fait pour ne pas voir que

les mots euskariens choisis par ^lui ont été empruntés au glossaire roman ?

P. 64, note 2, ligne 4 4, lisez : Stilich.

P. 66, ligne 9 et s. « Je tiens à vous confier qu'il faudra ménager une place honorable à l'élément sémitique, parmi ceux qui composent la nationalité basque moderne, etc. » — Quand M. Pruner-Bey me faisait l'honneur de m'écrire là lettre, dont le lecteur est invité à revoir intégralement ce que j'en ai reproduit, M. de Charencey n'avait pas encore publié ses Recherches sur les noms d'animaux domestiques, de plantes cultivées et de métaux chez les Basques, et les Origines de la civilisation européenne (Actes de la Société philologique, t. P^ n^ de mars 4 869, tiré à part dans une brochure de 28 pages). Ce travail est aussi inégal que ceux dont j'ai £kit la critique dans le corps du présent ouvrage. Je crois néanmoins inutile de l'examiner ici, et je renvoie ceux qui veulent en savoir plus long à la critique (un peu indulgente) insérée par M. Julien Yinson dans la Revue de linguistique et de philologie comparée, n9 de juillet 4469, p. 407 et s. P. 67, note 4^ ligne 4, lisez : Mariana, au lieu de Marina. P. 99, ligne 6, lisez : ni parmi les Celtes, ni parmi. — Note 4, liseï: p. 506-607.

P. 4 00-4 03, note f, ligne 29-30, lisez : l'aspect de ces poteries. Il £u]t bien se garder d'ailleurs de juger toujours de l'antiquité des poteries d'après l'imperfection plus ou moins grande des procédés céramiques ; et il est prudent de tenir grand compte de la destination des vases! P. 429, note 4 , ligne 3, lisez : Hispania, au lieu de : Héspanià, P. 437, ligne 9. « J'arrive maintenant à Festus Avienus. » — Depuis la rédaction de ce chapitre, j'ai eu connaissance d'un travail inséré par M. Wi- Ihelm Christ dans les Mémoires de l'Académie royale de Bavière, sur Avien et les plus anciens renseignements sur l'ibérie et la côte occidentale de l'Europe (en allemand). M. Christ cherche à démontrer « avec autant d'érudition que

d'habileté, que ITbérie d'Avienus esi antérieure à Polybe et à la seconde gnerre punique. Cette Ibérie ne peut être, d'après lui , que celle de Pylhéas, dont le récit était perdu du temps de Pline. Le récit de Pythéaa avait été consulté par Eratosthènes , dont ÂVienus a utilisé incontestablement le travail.

P. 456, note 4, ligne 47, lisez : Hérodore, au lieu de : Hérodote.

P. 485, au lieu de : la philologie, u ndhismatiqce, lisez : u philologie, Lk TOvoNTMiB , LA NCHiSMATiQUE, etc. — Même correction au titre initial de la p. 487.

P. 207, ligne 20, lisez : Ethnog. Note 3, ligne 3 et 4, lisez : Jlthiopem, au lieu de : iEthiopeus.

P. 224, tableau final, i^ ligne à gauche, lisez : doléchocéphales purs.

P. 228-29, note 2. Depuis la rédaction de cette note, j'ai relu h Science du langage, de M. Max. Mûller (trad. Harriset Perrot), et vDici ce que je trouve à la page 440. « Il y a environ deux cents ans, il s'engagea, dans le chapitre métropolitain de Fampelune, une discussion sérieuse conservée dans les minutes du chapitre : — 4 . Le basqub a-t-il été la langue primitive de l'humanité ? Les savants membres avouent que , quelle^que soit à cet égard leur intime conviction , ils n*osent donner à cette question une réponse affirmative. — Le basque a-t-il été la seule langue parlée dans le paradis par Adam et Eve? Sur ce point, les opinants déclarent qu'il ne saurait exister de doute dans leur esprit, et « qu'il est impossible d'avancer contre cette opinion une objection sérieuse et raisonnable. » Y. Hennequin, Essai sur l'analogie des langues , Bordeaux 4838, p. 60. — La date de l'ouvrage en question et les étranges théories philologiques que l'on y trouve, me donnent à penser qu'il a été composé, à peine au sortir du collège, par M. Victor Uennequin , J'un des plus fen^ents propagateurs des doctrines phalanstériennes. On sait le rôle important que joue l'analogie dans le système de Charles Fourier. J'ai quelque peu connu .M. Y. Hennequin, quand j'avais dix-huit ans, et je lui trouvais alors une science et un esprit prodigieux. Il est vrai que j'arrivais en droite ligne du fond de la Gascogne, pour étudier à Paris. Quand j'eus acquis l'expérience à mes dépens , je ne vis plus dans M. Hennequin qu'un homme agréablement loquace, né pour servir de porte-voix aux idées ou aux intérêts d'autrui , une nature d'orateur politique, de journaliste ou de professeur de troisième ordre. M. Victor Hennequin est mort fou; et quelque temps avant sa fin, il publia uni travail où il prétendait être en communication avec l'âme de la Terre. Quoi qu'il en soit, l'auteur des Analogies des langues ne mérite aucun crédit en philologie, et quand il affirme des faits , il ne prend jamais la peine de les corroborer en

citant ses autorités. Voilà ce qui arrive particulièrement par rapport à la prétendue discussion sur l'origine de la langue basque. Les archives civiles et religieuses de Pampelune ont été explorées minutieusement par des savants tels que Garibay , le P. de Moret, Yanguas y Miranda, etc. ; et pas un ne confirme, que je sache, le dire de M. Hennequin. J'ai fait moimôme» et j'ai fait faire, sur ce point, des recherches demeurées sans résultat

P. 496-97. Depuis que j'ai rapidement indiqué, dans ces deux pages, les découvertes relatives aux temps anté-historiques du Nord de l'Afrique, il a été fait, dans ce pays, beaucoup d'autres investigations fructueuses. Je ne puis les indiquer toutes en détail, et mes lecteurs feront bien de consulter là-dessus le Bulletin de ki Société de climatologie algérienne. Le sixième de ces bulletins contient un travail du général Faidherbe sur l'Origine des Ly biens ou Berbères. L'auteur* examine les opinions de MM. Henri Martin et Alexandre Bertrand. On sait que M. Henri Martin considère les Berbers comme les représentants de la race autochthone, et qu'il admet Ventrée en Afrique, par le détroit de Gibraltar, de populations aryennes blondes, qui auraient construit les tombeaux mégalithiques de la Numidie , et auraient fini par se fondre dans la race chamitiquede la Lybie. M. Bertrand admet, au contraire : <o la préexistence dépopulations autochthones, soit d'origine atlantique (?) soit d origine asiatique (non sémitique) ;' 2» l'arrivée de tribus non aryennes, qui laissèrent des tombeaux mégalithiques ; 3» l'arrivée d'Aryas blonds, qui laissèrent dans la population des traces de leur race, et allèrent conquérir la Basse-Egypte. I« général Faidherbe croit que les monuments mégalithiques dont s'agit sont l'œuvre des Lybiens autochthones; mais pour élucider cette question, il faudrait , dit-il , connaître la répartition de ces monuments, et il n'a pu savoir s'il en existait au Maroc. Il se pose , sans la résoudre , la question de l'origine des idiomes berbers. Sont-ils (comme on le croit encore très-généralement ) les représentants des anciennes langues lybiennes, ou ceux des langues parlées par les fugitifs à dolmen de M. Bertrand? — Le Bulletin dont je parle contient aussi le récit d'une Excursion à la grotte de la Pointe-Pescade par le docteur Bourjot , une communication à propos des Menhirs non funéraires de M. R. Galles , un Catalogue des monuments préhistoriques de l'Algérie de M. Letourneux, et une note de l'abbé Richard sur les Silex taillés du nord de l'Algérie.

Dans la séance du 7 juillet 4869, le général Faidherbe a feit, par l'intermédiaire du Docteur Paul Broca, une communication à la Société d'anthropologie de Paris sur les Dolmens et hommes blonds de la Lybie. L'opinion la plus vulgaire fait descendre ces blonds des Wandales ; mais l'existence du type blond dans l'Afrique du Nord est constatée par un texte du iv* siècle

avant J.-G Un document déchiffré par M. Mariette prouverait même que, 4,400 ans avant notre ère, un peuple blond, aux yeux bleus, descendu des lies de la Méditerranée sur la c6\jb africaine, venant de la Gyrénaïque, aurait pénétré en Egypte par Touest. Le général Faidherbe a reconnu enyb*on 3,000 tombeaux mégalithiques àRoknia et 2,000 à Masséla; et MM. Ghristy et Féraud en ont signalé un millier près des sources du Bou-Merzoug. Trois de ces derniers ont donné des objets en fer et une médaille de Faustine , ce qui a fait croire à certaines personnes qu'ils auraient été violés à une époque relativement récente. Quoi qu'il en soit^ le dolmen d'Algérie intact se compose d'une grande pierre , plus ou moins plate, portée sur quatre jambages formant une caisse quadrilatérale, sans dallage au fond. Ces dolmens ne sont jamais recouverts de tumulus, et le général Faidherbe a appris qu'ils existent en groupes nombreux dans le Maroc, où on trouve des populations blondes. Ce savant pense que le type blond a pénétré en Afrique par trois routes : 4<> de l'Espagne au Maroc; 2o de l'Italie et de la Sicile , il s'est répandu en Numidie ; 3« venu de la Grèce, il aurait envahi l'Egypte et lui aurait fourni une dynastie. D'après le général Faidherbe, les blonds de l'Afrique, tous Berbères, ne sont pas des aryas, la langue berbère n'ayant rien d'ancien (??). Ce sont donc des anciens autochthones de l'Europe, refoulés par les invasions aryennes. — Cette communication a donné lieu, dans la Société d'anthropologie, à un débat où M. de Mortillet s'est étonné qu'on fît venir de Sicile et d'Italie, pays où il n'y a pas de dolmens, les hommes qui ont apporté les dolmens en Afrique. Il est bien plus naturel, dit-il, de les faire arriver par la péninsule ibérique. Les dolmens passent de la France en Espagne , et surtout en Portugal ; de là dans le Maroc et l'Algérie. Ils forment une ligne presque continue. M. de Sémallé, qui a pris part aussi à cette discussion, a rappelé qu'aux Canaries il y a deux ou trois îles, dont une forte partie de la population est blonde. Cette population, dit-il, est guanche et non espagnole. Il est possible que M. de Sémallé ait raison quand il .affirme que les blonds sont en forte proportion dans certaines îles de l'archipel des Canaries, mais il aurait dû prouver et non affirmer gratuitement, que ces blonds descendent des Guanches.

P. 230, lignes 3, 4 et c : « Les Basques ont emprunté, tant pour la poésie artistique que pour la poésie populaire la prosodie des peuples voisins. » On n'y trouve pas la moindre trace du procédé d'altération qui caractérise la prosodie germanique (V. Oz/lnam, Les GefTnains avant le chistianisme, p. 358 et suiv.), et qu'on retrouve jusque dans la poésie des peuples secondaires dont le domaine linguistique est contigu à celui des nations de race finnoise. Exemple :

Sol varp suman Sol e meridie

Sinni mana. Socius lunœ.

Volupsa^ str. 5.

P. 245, note 4 , ligne 3, lisez : le nombre des Basques français, et non : le nombre des Basques français et espagnols.

P. 246, première ligne à gauche du tableau, lisez : Sainte-Engrace, el non : Saint-Engrace.

P. 264-55, note 3. a Le prince Louis-Lucien Bonaparte a publié une Carte linguistique des sept provinces basques^ à laquelle il renvoie dans ses Observations sur le formulaire de prône conservé naguère dans l'égHse d^Arbonne, p. 7, etc. »— Le passage de la p. 7 de ces Observations est rédigé de façon à se permettre de croire que cette carte a été publiée, tandis qu'elle est encore inédite. Je n'ai donc pas à m'excuser de n'avoir pu en faire usage ; mais toutes mes autres observations subsistent vis-à-vis de M. Broca. Je n'ai eu communication que dans les premiers jours d'octobre 4 869 du Bulletin de la Soo, (Tiin^^rojD.dejuin à décembre 4 868 (p. 521-23), où M. Antoine d'Abbadie a inséré une note sur la carte dç la langue basque. Ce savant nous apprend que la carte du Prince Lonis-Lucien Bonaparte est déjà gravée, et qu'on y a tracé jusqu'aux ruisseaux, « quand ils délimitent un dialecte, un sous-dialecte, ou même une simple variété. 4 M. d'Abbadie signale, dans sa note, a le dialecte si étrange de LIodio, el celui des Roncalais, où, par une exception unique, un mot basque peut commencer par la lettre r. »

P. 269, ligne 29, lisez : 4 866, au lieu de 486.

P. 270, ligne 3, lisez : Phonétiqub.

P. 975, note 2, lignée, lisez: Époisses, au lieu d'Épasse.

P. 286, ligne 49 : Déclinaison. — Depuis la rédaction de cette étude sur la déclinaison euskarienne, M. Julien Vinson a publié, dans la Revue df linguistique et de philologie comparée (n® de juillet 4869, p. 5-22), des Notes sur la déclinaison basque, où il confirme le caractère agglutinatif de la langue euskarienne.

P. 305, ligne 2, lisez : xiii®, au lieu de : xiv«.

P. 343, note 4, ligne «. lisez : Thro' the upper ; ligne 3 : 2V^ thrv the Ste-Cnrix.

P. 362, note 2, ligne 2, lisez : Letter m the Turanian languages.

P. 404, note 4, lignes 7 et 8. « Une déplorable Histoire des Basques ou Escualdunais primitifs » de M. Baudrimont. — J'ai déjà parlé de ce livre,

qni a été réimprimé en 1868. La seconde édition vaut aussi peu que la première.

P. 44 9, note 4 . J'ai oublié, dans cette note, de signaler au lecteur Tonvrage de Don José Maria de -ZuAZNiLVAR, Ensayo historico-critico sobre la legislacion de Navarra, San-Sebastian, 1827, « vol. in-8o. Malgré certains défauts, ce livre se recommande aux historiens jurisconsultes par des textes importants, et par des recherches souvent louables.

P. 422, note 5. Le Supplemento de los Fueros de Guipuzcoa a été imprimé en 4758.

P. 480, ligne 28, lisez : mieitat, et non : mieytat.

P. 496, ligne 25, lisez : Cœs., 6. G. I, 38, 39.

Je m'aperçois, en revoyant ces Additions et corrections, que je ne me suis peut-être pas assez expliqué (p. 4 20) sur la phrase suivante de M. de Charencey : « Les cheveux toujours un peu raides et cassants des Basques, rappellent la chevelure toujours criniforme des peuples du Nouveau-Monde. » J'ai prouvé qu'il y avait des Euskariens bruns, blonds ou ch&tains, et je suis À même d'affirmer qu'il existe chez ce peuple beaucoup d'hommes aux cheveux lisses et souples, et non pas « ioujours un peu raides et cassants. » Il n'y a pas donc à s'inquiéter autrement de l'assertion de M. de Charencey.

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