CHAPITRE VI
soude, la quantité d'oxygène qui reste dissoute dans le liquide après qu'il a été refroidi, on trouve que les 3*** de liquide du ballon aiifsi préparé contiennent moins de i"« d'oxygène. En même temps on dispose l'expérience comparative {fig» 6i). C'est un ballon B plus grand que le précédent, que remplit
Fîg. Gi.
à moitié seulement un liquide sucré identique et de volume égal à celui du ballon A, privé de germes d'altération par TébuUition. Dans l'entonnoir qui surmonte le ballon A, on met, en fermentation pure, quelques centimètres cubes de liquide sucré, et lorsque ce peu de liquide est en pleine fermentation , que la levure y est jeune et active , on tourne le robinet qu'on referme aussitôt, pendant qu'il reste encore un peu de liquide et de levure dans l'entonnoir. Cette manipulation met en levain le liquide du ballon A. On met ensuite également en levain le liquide du ballon B, avec une prise faite dans l'entonnoir de A. On remplace alors la capsule où plonge l'extrémité du tube recourbé abducteur de A, par un vase plein de mercure.
Voici le détail de deux de ces fermentations comparées et les résultats qu'elles ont fournis.
Le liquide fermentescible était de l'eau de levure sucrée à 5 pour I oo de sucre candi ; la levure de l'espèce saccharomjces pastorianus.
L'ensemencement a été fait le 20 janvier et les ballons placés dans une étuve à 25^.
Ballon A, sans air.
lie 21 janvier fermentation commencée ; un peu de liquide mousseux est sorti du tube abducteur et recouvre le mercure.
Les jours suivants, fermentation active. En observant la levure mélëe à la mousse qui sort sous le mercure avec le gaz carbonique, on la trouve très-belle, jeune et bourgeonnante.
Le 3 février, toujours fermentation continue, s'accusant par une foule de petites bulles qui s'élèvent du fond du liquide devenu limpide. La levure est au fond bien déposée.
Le 7 février, toujours fermentation, mais très-faible.
Le 9 février, toujours fermentation trèsfaible, s'accusant par de petites bulles qui s'élèvent du fond du ballon.
Ballon B, at^ec air.
Le 21 9 développement notable de levure..
Les jours suivants, fermentation active avec mousse abondante à la surface du liquide.
Le 3o janvier, plus trace de fermentation.
Comme la fermentation durerait longtemps encore dans A, tant elle est faible, et qu'elle est achevée dans B depuis plusieurs jours, le 9 février, je mets fin aux deux expériences. A cet effet on décante les liquides de A et de B et l'on recueille les levures sur des filtres tarés. La filtra tion a été facile, plus facile pour la levure de A. Un examen microscopique des levures , fait immédiatement après la décantation, prouve que les levures sont restées très-pures, l'une et l'autre. La levure de A est en petits paquets où les globules se tiennent et ces globules, à contours accusés, paraissent prêts pour un rajeunissement facile au contact de l'air.
Ainsi qu'on devait s'y attendre, le liquide du ballon B ne