‹ Études Sur la Bière: ses maladies, causes qui les provoquent, procédé pourChapitre 171 sur 186 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

de cuisson, mais cet oxygène combiné ne pouvait avoir aucune influence sensible sur les résultats cherchés ; nous appellerons ce moût moût de la chaudière.

Première expérience. — Dans un ballon à col droit, on introduit à l'aide d'un siphon un certain volume déterminé de ce moût, en ayant soin que le siphon n'entraîne que le moût opalin, et pas de dépôt du fond de la bouteille; puis, après avoir étiré le col à la lampe, on fait bouillir le moût. On ferme la pointe effilée du coljpendant l'ébuUition : après refroidissement^ on laisse rentrer de l'air pur dans lel ballon. A cet effet, on donne un trait de lime près de la pointe effilée et fermée du ballon que l'on joint]par un tube de caoutchouc à un tube de verre, renfermant une colonne d'amiante que l'on a fait chauffer; on brise alors la pointe du ballon dans le tube de caoutchouc ; l'air qui rentre dans le ballon se filtre sur l'amiante. On retire le tube de caoutchouc et l'on ferme de nouveau à la lampe la pointe brisée et efïilée de son col. Afin d'aérer à saturation le moût, on agite vivement pendant quelques minutes le ballon^ puis on le porte dans un bain-marie, où on le laisse environ un quart d'heure, après quoi on le porte dans une étuve à 25^. Le lendemain et jours suivants, on répète les mêmes opérations, et cela pendant cinq jours.

Le moût, d'abord à peine coloré, prend peu à peu une teinte brun rougeâtre et laisse déposer une matière amorphe sans cependant s'éclaircir. Toutefois, il devient clair par la filtration^ ce qui n'arrivait pas au moût trouble, opalin, des bouteilles à leur arrivée.

Voici l'analyse de l'air du ballon faite aussitôt après une nouvelle et vive agitation qui avait pour but de saturer d'air le moût avant l'analyse de l'air surnageant :

29 novembre. Température à laquelle le ballon

a été rempli d'air. • 4^

Pression atmosphérique ^Si""

Volume total du ballon 333^*^

Volume du moût 120

ce ^

8 cléœmbre. Volume du gaz analysé 27 ,6

Après Taction de la potasse. . . 27,4 lèpres Tacide pyrogallique 22,4

Oxygène 5,o

Composition de Fair :

Oxygène 18, 25

Azote 81 ,57

La formule établie, page 35o, permet de conclure qu'à la température de 8'* (qui a été la température de saturation du moût avant l'analyse ci-dessus) la quantité d'oxygène dissoute dans les 120" de moût était de 0*^*^,84.

Au moment de la fermeture du ballon, le volume total d'oxygène rapporté à zéro et à 76 était de 44**^>73.

Au moment de l'analyse finale, le volume d'oxygène était, dans les mêmes conditions, de 38", 86.

Il a donc disparu 5^,87 et, comme il y en a o",84 dissous, il y a eu une absorption par combinaison de 5*^^,0^, soit par litre 4ï^*'>7 d'oxygène combiné.

Deuxième expérience. — Dans une expérience semblable, mais dont le ballon fut laissé cinq jours à une température rigoureusement constante jour et nuit, de 55° et sans agitation avec l'air surnageant, on a trouvé :

Volume analysé 28,5

Après action de la potasse 28,8

Après acide pyrogallique 28,0

Oxygène 5,3

Composition de l'air :

Oxygène 18,6

Azote 81 »4

ce

Oxygène primitif. ^9*4^

restant 26 , o4

disparu 3 ,36

dissous • o ,54

» combine... 2,82

Soit par litre, oxygène combiné. . « . . 35^% 2

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