‹ Études Sur la Bière: ses maladies, causes qui les provoquent, procédé pourChapitre 69 sur 186 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

flements îrréguliers, quelquefois énormes. Tandis que les tubes naturels du mycélium, par là j'entends les tubes de végétation du mucor qui disposent de beaucoup d'air, n'avaient que 777 de millimètre de diamètre, les tubes qui avaient poussé vraisemblablemenl avec insuflisance d'oxygène et fonctionné à la manière des ferments mesuraient 777 et les renflements jusqu'à ■^ de millimètre de diamètre, ainsi que l'indique X&Jig. ^.^.

Je dois signaler, en terminant ce paragraphe, un travail distingué sur la fermentation qui vient de nous occuper, dû au D' Filz et communiqué à la Société chimique de Berlin en 187Î, cahier II, page 481 où l'auteur interprète ses observations d'une manière conforme à mes vues, comme le prouve le passage suivant du Mémoire dont je parle :

« En présence de l'oxygène, la levAre de mucor se développe donc en mycélium et brûle le sucre; en l'absence de

l'oxygène au contraire, les spores se développent en levure de inucor qui bourgeonne et dédouble le sucre dans les produits de la fermentation.

» Les propriétés du mucor mucedo dans un liquide fermentescible, en présence ou en l'absence de Foxygène, s'accordent parfaitement avec la théorie de la fermentation établie par Pasteur en 1861 [Comptes rendus de V Académie des Sciences de Paris y t. LU y p. 1260). D'après cette théorie , un champignon de fermentation a besoin d'oxygène pour se développer; s'il trouve l'oxygène à l'état libre, il le prend tout en s'assimilant une partie du sucre et brûlant l'autre; s'il n'y a pas d'oxygène libre, le champignon emprunte au sucre celui dont il a besoin. »

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