‹ Études sur la circulation et les banques (volume 2)Chapitre 11 sur 40 · DE LA LIBBRTÉ DES BANQUES · texte numérisé non relu

DE LA LIBBRTÉ DES BANQUES

de New-York, indigné de leur insolence et de leur mauyaise foi, se soit réuni spontanément en convention nationale, en 1838, pour leur imposer, par un acte de souveraineté, des mesures préventives et répressives, qui ont été imitées dans la plupart des autres États de l'Union. Ce quel ou comprend moins, c'est que M. Carey et les écrivains qui se sont faits ses échos parmi nous, attribuent à ces mesures restrictives les désastres subséquents, qu'elles furent impuissantes à prévenir, mais dont elles atténuèrent du mums les funestes conséquences. La véritable conclusion à tirer de ces désastres, c'est que toutes les garanties, tous les cautionnements demandés aux banques, ne sauraient contrebalancer la puissance malfaisante qiri paraît inhérente au principe de la liberté absolue et de la concurrence illimitée de ces établissements.

Serait-il vrai que le règne de ce principe eut au moins pour eifet d'assuicr rabaissement et la régularité du taux de Fescompte ? Ici encore Texpérience duinie un éclatant démenti aux partisans du fret banking. U n'est aucun pays où Tescompte ait subi des élévations et des oscillations aussi formidables qu^aux États-Unis. Alors que les fonds publics et les autres valeurs de placement s'y capitalisaient aux environs de 5 p. 1 00 *, on y a vu souvent

1* Notamment pendant les années 1893, 34, 36, 37, 3S, 39; t840, 42, iG, 47, 4â, 49; 1861, 53, 54, 55, ST.

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rescompte s'élever à 12, 48 et 18 p* 100, pendant

des aimées entières, et atteindre même aux taux monstrueux de 24, 27, 34 et 36 p. 100'. Enfin, chose incroyable, c'était parfois lorsqu'elles étaient elles-mêmes en pleine suspension de payemeuLs métalliques, que les banques imposaient au commerce ces effroyables exactions, qui ne pouvaient plus avoir pour cause la nécessité de défendre leurs encaisses, Voilà poiurtant le régime que Von nous préconise comme l idéal du crédit, dans des livres, des brochures, des reyues et des journaux, et même du haut des chaires officielles! R<7jime on les prix de toutes choses peuvent être à chaque iustant affectés par une siu*abondance ou ime rareté factice du signe moné taire ; où le cours normal des changes est incessamment altéré par la fluctuation des en^ caisses et des émissions ; où la monnaie, au lieu d'oifrir les caractères de l'unité, de la sécurité et de la constance, devient un Protée aux milles formes, exi« géant une étude conbtaute sur la solvabilité de ses créateurs, et susceptible de s'é?anouir du jour au lendemain dans la caisse du petit marchand, dans la bourse de l'ouvrier ! Voilà jusqu'à quelles aber^ rations le fanatisme d'une étroite formule, des quatre mots sacramentels de Quesnay, peut entraîner des hommes inteUigents et éclairés*

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