‹ Études sur la comédie de MénandreChapitre 12 sur 12 · CHAPITRE III. But général de la comédie de Ménandre. . Page · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. But général de la comédie de Ménandre. . Page

Idée sommaire que tout lecteur de Ménandre pouvait se faire du but général, ou morale de sa comédie. — Ménandre disciple et admirateur d'Èpicure. — Dans quelles limites il est épicurien. — Celte morale mieux adaptée à la comédie et plus pratique que celle de Platon, d'Aristote, d'Antisthène ou de Zenon. — Horace et Lucien, apôtres de la même morale chez les anciens. — Parmi nous , entre autres , La Fontaine, Molière, Voltaire. — La morale de Ménandre tout entière dans Euripide, cet épicurien antérieur à Épicure. — Tableau de cette morale dans Euripide : Malheur de l'homme. — Causes de son malheur : 1» La Fortune. — 2» Les Méchants. — 3» La Sottise : amour, indiscrétion , orgueil, cupidité, imprudence, injustice, paresse, guerre. — 40 Le Temps et la Vieillesse. — 5° Les femmes, le mariage et les enfants. — Remèdes : 1° contre la fortune: résignation, espoir, courage, mutuelle assistance. — 2" Contre les méchants : ne pas être méchant soi-même, et punir les méchants. — 3° Contre la sottise : le but à atteindre étant le plaisir sans excès , y atteindre par la prudence , la modération , la modestie, l'indifférence pour les richesses, le bon emploi de la parole, un amour éclairé pour ses enfants, la reconnaissance envers ses parents, l'amour de la patrie, la piété, en un mot la vertu, .seule noblesse. — 4«> Contre le temps et la vieillesse : s'y résigner en profitant des avantages qui leur servent de compensation. — 5° Les femmes n'étant pas toutes mauvaises, si l'on se marie, observer avant le mariage, d'abord de ne pas épouser une femme plus riche ou plus noble que soi, ensuite de prendre une femme docile; en ménage, de ne pas recevoir de femme chez soi. — L'épouse doit être docile. — L'époux ne doit pas redouter d'avoir des enfants mâles. — Les esclaves , fléau. — Recette pour les rendre meilleurs. — Si, malgré tant de ressources, on tombe dans l'infortune, s'adresser à ses amis. — Puissance et douceur de l'amitié, mais rareté de l'amitié véritable. — Mourir plutôt que de vivre dans l'opprobre et dans la misère. — Tableau de cette morale dans Ménandre : impuissance de l'homme à se garantir enlicremenl du malheur. — Même fatalité pesant sur les riches et sur les pauvres. — r^éanmoins, pauvreté forme la plus hideuse du malheur. — Maux que le pauvre endure. — La douleur, grand ennemi de l'Humanité, — Lui faire la guerre. — 1" cause du malheur : Fortune. — Capricieuse, despotique, toute-puissante. — Remède: résignation, cqurage. rai.sf)nnemcnt , idée qu'on est homme et né pour souffrir, cs|>erance. assistance jnuluelle. — Cependant, injustice dçs hommes envers la for-

lune. — Elle nous sert souvent mieux que nous-mêmes. — Nous sommes malheureux aussi par notre tante. — 2"^ cause : les méchants. — Source (le la méchanceté. — Quelques signes de ce vice. — Méchants audacieux.

— Méchants hypocrites. — Ces derniers, la pire espèce. — Terribles effets de la méchanceté. — Remède : fuir les méchants. — Ne pas les prendre pour amis. — Ne pas l'être soi-même, et pourquoi. — Les punir. — S'assister mutuellement contre eux. — 3« cause : la sottise.

— Sources de la sottise. — Un de ses caractères. — La colère , fléau.

— Remède : y résister. — Bonheur de quiconque y résiste. — La volupté, qu'il faut distinguer du plaisir, fléau. — Remède : la fuir. — La parole, excellente chose, — à quelle condition. — Dangers du bavardage. — Règles pour parler sagement. — Avantages généraux du silence. — Cas où il est de mise. — L'arrogance, fléau. — Le pire genre d'arrogance. — Remède : la fuir. — La cupidité et l'avarice, deux fléaux. — La richesse n'est pas à dédaigner ; pourquoi. — Mais elle a ses inconvénients, ses dangers et n'empêche jamais de mourir. — Donc ne pas chercher à s'enrichir à tout prix. — La prodigalité, autre fléau.

— Remède à ces deux maux extrêmes : se tenir entre les deux. — Dangers de l'imprudence. — Avantages de la prudence. — Son caractère.

— Sa place. — Son utilité universelle. — Divers conseils de prudence.

— Mesure de la prudence. — Quatre choses qui se rattachent à la prudence.— Recette pour acquérir cette vertu. — La paresse et l'ignorance, fléaux. — Puissance du travail. — Heures du travail. — Circonstances où l'on est inexcusable de ne pas agir. — Utilité du travail.

— Utilité de l'économie. — Conseils généraux sur l'étude. — L'instruction est honorable. — Utile. — Apprendre à tout âge. — La guerre, fléau pour tout le monde. — Sa source. — La modération. — Ce qui nous l'impose. — Elle est honorable. — Utile, — L;i tempérance recommandée. — Exhortation à être honnête, juste, lion. — Avantages qu'on en peut retirer. — Amour de la patrie. — Piété. — Dieu punissant les méchants. — Récompensant les bons. — Étant tout-puissant. — Trèsbon. — Éviter la superstition. — L'hypocrisie. — Devoirs des enfants envers leurs pères, et des pères envers leurs enfants. — Avantages résultant pour les uns et les autres de l'accomplissement de leurs devoirs.

— Ensemble de tous ces préceptes formant la vertu, qui est la plus grande force. — La vraie noblesse. — Une sorte de divinité. — Mesure de la vertu. — 4« cause : le temps et la vieillesse. — I..e temps , destructeur, tyrannique. — Remède : user des avantages qu'il offre. — Énumération de ces avantages. — Au temps se rallachr la puissante Occasion.

— Savoir en profiter. — La vieillesse, perte du corps et de l'esprit. —

Remède : user de ses avantages. — B'' cause : les femmes, le mariage et les enfants. — Ènuméralion des défauts de la femme. — Par elle le mariage est un malheur. — Il en est un encore à cause des enfants, surtout à cause des filles. — S'abstenir du mariage. — Si l'on veut se marier, ne pas épouser une femme pour sa beauté. — Ne pas épouser une savante. — Ne pas épouser une femme pauvre, pauvre soi-même. — Ne pas épouser une femme pour sa dot. — En ménage, se faire obéir. — Sans tyrannie. — Sans faiblesse. — Garder ses secrets. — Se résigner à des peines inévitables. — 6^ cause : les esclaves. — Embarras qu'ils donnent. — Idées pratiques à leur usage. — A l'usage des maîtres. — Toutefois , si l'on tombe dans l'infortune , avoir recours d'abord à sa propre industrie. — Ensuite à ses amis. — Puissance de l'amiiic. — L'exercer.

— Servir ses amis malheureux. — Signes auxquels on reconnaît un ami.

— Mais les hommes sont égoïstes, ingrats, lâches. — Tels étaient ceux du siècle de Ménandre. — Exception. — Repoussé , s'enfermer dans le silence et la retraite. — Éloge de la campagne. — En cas de dénûmenl complet, mourir. — La mort, destinée commune de tous les hommes.

— Mort prématurée, bienfait des dieux. — Consentir à vivre dans la misère, chose honteuse. — Ne pas trop se hâter de quitter la vie.— Mais ne pas recoller devant la mort. — Pourquoi.

CHAPITRE IV. Passions et caractères dans la coraédie de Ménandre Page 191)

Ménandre élève de Théophrasle. — Il apprend de lui l'art de peindre les passions et les caractères. — Diflërence entre les procédés d'Arislole, de Théophrasle et de Ménandre. — Essai de reconstruction des passions et des caractères , dont les traits sont épars dans les fragments. — [hir seule passion , l'Amour. — Sa source. — Sa nature. — Sa force. — Exemples de sa force. — Caractères : Les Amants. — Les Concubines et les Courtisanes. — Les Vieillards avares. — Les Vieillards «'t les Esclaves. — Les Marchands d'Esclaves. — Les Chefs de Maisons de prostitution. — Les Entremetteuses. — Les Parasites. — Li*s Parasites et les Soldats fanfarons. — Les Cuisiniers. — Les Boulangères. — (Les Festins ). — Les Nourrices. — Les Sages-Femmes. — Les Magiciennes. - Les Devins. — Les Médecins. — Les Philosophes. — Les Marcliands

— Les Pécheurs. — Les Laboureurs. — Les Soldats. — Les Juges el les Arbitres.

CHAPITRE V. MalcricIclsourccsdcIaroiucdicde.Mcnandrc, P. iil Matériel : Noms l;iistoriqucs ou de personnages rceb prononcés dans h-^

comédies de Ménaridre. — Festins sur la scène. — Cérémonies magiques.

— Jugements. — Morts. — Combats. — Fêtes publiques. — Sacrifices sur la scène. — Accouchements. — Mariages. — Scène représentant un camp. — Les bords de la mer. — Une côte avec temple et rochers escarpés. — Appareil des tribunaux. — Appartement des courtisanes.

— Champ. — Place publique , etc. — Illusion que devaient éprouver les spectateurs. — Sources : Travers. — Passions. — Caractères. — Types. — Professions. — Rapports ou dififérence que les liens de la parenté rendent plus saillants entre deux frères , deux sœurs, etc. — Condition que nous font certains âges, certaines morts, certains actes de la vie. — Infirmités naturelles ou accidentelles. — Tribune et tribunaux. — Fêtes et personnes qui y figuraient. — Faits ordinaires. — Faits extraordinaires de la vie. — Imposteurs. — Esclaves. — Mort. — Pièces ^yanl pour litre des noms d'objets inanimés. — Pièces ayant pour titre des noms de peuples ou de tribus. — Prologue. — Formule finale.

CHPITRE VI. Ménandre et la comédie grecque, ou dëlerminalion de l'époque de la comédie de Ménandre Page 241

Origine de la comédie grecque. — Sa forme aux différentes époques de son histoire. — Son fond : toute comédie originale est nécessairement l'image du temps où elle parait. — Comédie d'Épicharme, écho des idées de son

- siècle. — Caractère de l'époque suivante. — L'ancienne comédie reproduit ce caractère. — Cratinus. — Eupolis. — Aristophane. — Athènes prend d'autres idées et d'autres mœurs. — La moyenne comédie s'en inspire. — Alexis. — Antiphane. — Aurore de la nouvelle comédie.

— La société athénienne se modifie encore. — Comédie nouvell % image de cette société. — Diphile. — Sa manière. — Philémon. — Contraste frappant qu'il offre avec Ménandre. — La nouvelle comédie, c'est Ménandre.

(CHAPITRE VU. Génie de Ménandre, son influence, sa gloire. P. 579

Génie : Tendance à l'universel, caractère de l'époque à laquelle parut Ménandre. — Ménandre réalise l'universel dans la comédie. — Deux points erronés dans sa morale. — Tout le reste impérissable. — Rapports de l'universel et du pratique. — Ménandre pratique autant qu'universel.

— Quatre |)oints sur lesquels il se sépare d'Épicure. — Passages apocryphes attribués à Ménandre. — Induction à en tirer. — Influence : fitat de la société romaine, à l'époque de Piaule et de Térence, comparé avec l'état do la société athénienne à l'époque de Ménandre. — Ce qu'au-

rait été la comédie latine si elle eût pu être originale. — Pourquoi elle fut réduite à vivre d'imitations. — Comment se partagèrent les imitateurs. — Plaute, imitateur de la comédie moyenne : l'Asinaire. — La Casina. — Le Marchand. — Les liacrliis. — Le Trésor. — Deux extrêmes opposés dans ce poëte. — L'Aululaire. — ïérence, imitateur de la comédie nouvelle. — Deux systèmes d'imitation, L. Lavinius et Térence. — Examen de ces deux systèmes. — Conséquences filcheuscs du système adopte par Térence. — Térence et Plaute mis en parallèle avec Ménandre, ou le Thrason de Térence et le Pyrgopolynice de Piaule rapprochés du type du Soldat fanfaron de Ménandre. — Résultat de ce rapprochement. — Jugement de César sur Térence. — Jugement d'Aulu Celle sur Cécilius et la comédie latine. — Jugement d'Horace.

— Comiques latins plagiaires plutôt que disciples des comiques grecs.

— Ce qu'il fallait pour que Ménandre eût des héritiers. — Horace et Lucien, disciples de Ménandre comme moralistes; pourquoi et de quelle façon. — Ses disciples encore comme artistes et comme poètes. — Gloire : l'Antiquité unanime pour combler Ménandre d'éloges. — Persistance de sa renommée. — Rapports de son théâtre avec celui de Molière. — Rapports de sa personne avec celle de ce grand homme. — Molière nouveau Ménandre. — Ses autres succes.seurs parmi nous.

CALLIAS ou DE LA MORALE DE MÉNANDRE, Dialoguc. . . Page 323

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Menandre

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