PREMIERE PARTIE
interne, s. i.) et sur la face 82 83 (sinus libérien externe, s . ë). Il est à prévoir que ce sont là deux maxima libériens, analogues à ceux qui nous ont servi à définir le plan de symétrie principal sur les gros rachis. Si cela est exact, en ne tenant pas compte de la légère divergence des deux demi-pièces sortantes, nous voyons sur la fig. 26, pi- V, que leurs maxima libériens sont disposés parallèlement à ceux de la pièce principale : nous en concluons que chez S. oldhamia, les rachis latéraux sont parallèles au rachis primaire qui les porte.
Logiquement nous devrions prendre comme face antérieure de chaque demi-pièce sortante, les faces 8t ô4, qui sont en regard l’une de l’autre et qui se distinguent des faces S2 83. 1° par le renflement ligneux 84, qui a servi de trait d’union entre les deux demi-pièces ; 2° par un sinus libérien profond si. , qui se prolonge jusqu’au centre même du massif ligneux. Mais ceci aurait pour nous le grave inconvénient que voici : tandis que la demi-pièce sortante postérieure serait paraUèle à la pièce principale et de même sens qu’elle, la demi-pièce sortante antérieure serait parallèle à la pièce principale et de sens contraire, ou encore : les deux demisorties seraient parallèles entre elles et de sens contraires. Pour éviter toute confusion, nous avons préféré admettre par convention que la demi-pièce postérieure et la demi-pièce antérieure sont parallèles entre elles et à la pièce principale et de même sens qu'elle. D’ailleurs la position de la sortie hâtive correspondante et celle du sinus profond (sinus interne) qui sépare 3, de o4 permettront toujours de distinguer à première vue une demi-pièce antérieure d'une demi-pièce postérieure, quand cela sera nécessaire.
D'après les données précédentes, la première sortie émise par le rachis secondaire doit être produite sur la face 8, 82aux dépens des deux premiers pôles formés, qui sont aussi les plus avancés. Les faits confirment cette prévision : il nous suffit d examiner les fig. 29 et 30 de la pi. V. qui représentent deux sections successives dans un même rachis secondaire. La fig. 29 va nous permettre d'orienter ce rachis par
STAUROPTERIS OLDHAMIA.
rapport au rachis primaire qui lui a donné naissance ; sur cette figure le rachis secondaire porte encore fixée sur lui la sortie hâtive, qui en dérive ha , et sur la face du quadruple opposée à cette sortie un profond sinus libérien ; le rachis primaire n’est pas visible sur la fig. 29, mais existe sur la préparation, il se trouverait à gauche (Cf , fig. 1, pl. I). Par comparaison avec la fig. 26, pl. V, nous en déduisons immédiatement que nous avons affaire à une demi-pièce sortante antérieure et nous avons donné aux pôles la notation correspondante : ôj, 82, ô3, 84. Voyons de quel côté se formera la première sortie sur ce rachis secondaire; la fig. 30, pl. Y, représente une section du même pétiole à un niveau plus élevé. C'est précisément cette section que nous avons étudiée au commencement de ce chapitre ; nous avons constaté le dédoublement des pôles 8j et 82, qui est un indice certain de la formation prochaine d’une pièce sortante sur la face 8, 82 du quadruple. La première sortie du rachis secondaire apparaît donc bien, comme nous l’avions annoncé, sur la face 8j 82, qui correspond aux deux premiers pôles formés et par suite : le rachis secondaire se ramifie parallèlement au rachis primaire , dont il dérive.
La question d’orientation est ainsi définitivement résolue; toutefois, nous ne pouvons pas abandonner ce sujet sans faire remarquer l’harmonie qui préside à la constitution de chaque demi-pièce sortante. Substituons en effet à notre division du phénomène de la sortie en quatre phases, une division en deux temps, l’un correspondant à l'apparition des deux pôles 8L et 82, l'autre à l’apparition des deux pôles 8;{ et 8, ; entre les deux nous intercalerons un 3e temps pour les deux maxirna libériens. Nous aurons alors : 1er temps :
apparition des deux pôles droits 8j et 82 (phases I et II réunies) homologues des deux pôles droits AJ et AJ de la pièce principale et qui en leur qualité de premiers formés sont les plus avancés. — 2e temps : au cours des deux mêmes phases, formation des deux maxirna libériens homologues des deux maxirna de la pièce mère. Le premier de ces maxirna ou maximum