‹ Etudes sur la fronde des ZygoptéridéesChapitre 17 sur 119 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

interne est produit aux dépens du massif libérien latéral droit Ld de la pièce-mère ; dès la phase I on aperçoit dans ce massif latéral un changement d’allure dû à 1 apparition de gros tubes criblés ; puis le massif se coupe horizontalement en deux parties, qui vont chacune se loger dans un sinus sous le pôle ^ Le deuxième maximum de chaque demipièce sortante ou maximum externe, s’établit dans une situation diamétralement opposée au premier entre les pôles S2 et o3 et est en relation directe avec le maximum libérien correspondant de la pièce mère. — 3e temps : enfin achèvement de Vindiv idualisation de la demi-pièce sortante par V apparition des pôles gauches o3 et S4, homologues des pôles AJ et AJ de la pièce mère (1).

Le parallélisme entre la pièce mère et la demi-pièce sortante se poursuit donc jusque dans tous les détails de l'édification de cette dernière. Nous résumerons ces considérations dans un nouvel énoncé :

Les deux moitiés de la pièce sortante sont orientées parallèlement à la pièce mère ; une harmonie et une symétrie parfaites concourent à donner à chaque demi-pièce une constitution homologue de celle de la pièce principale. La première sortie du rachis secondaire apparaîtra sur le côté commandé par les pôles L et o2, qui ont été les deux premiers individualisés. Ceci montre que la fronde du S. oldhamia est bâtie sur le type catadrome, comme la plupart des feuilles on Irondes de l’époque houillère.

Le Siauropteris de Burntisland [Ecosse) . — Williamson avait signalé la présence de S. oldhamia dans les nodules de Burntisland (41, page (>87). Il s’agit en réalité d’une espèce différente. Tous les gros rachis de cette espèce nous offrent un bois plein, quadrangulaire, pourvu de quatre pôles. Ils sont plus gros, que les rachis de deuxième ordre de

(1) C’est cette division en trois temps que nous conserverons pour les rachis de 3e et 4e ordres à bois tria n un la ire.

STAUROPTERIS OLDHAMIA.

S. oldhamia et se rapprochent de la moyenne des rachis de premier ordre. Ils se distinguent encore par les caractères suivants :

1° Les rachis de Bumtisland ne présentent pas sous l’épiderme le tissu aérifère, que nous verrons si développé dans les pétioles types de S. oldhamia. Les fig. 58 et 59, pi. VIII, montrent que l’épiderme est partout directement en contact avec le tissu fondamental sclérifîé.

2° Le quadruple ligneux a une forme en X ou en croix de S' -André, mieux marquée, semble- t-il, que chez S. oldhamia. i )e plus les pôles A sont séparés du bord du massif ligneux par une seule rangée d’éléments scalariformes (fig. 55, 56 et 57, pl. VII l) : chez S. oldhamia , les pôles sont toujours séparés du bord du massif ligneux par deux rangées d’éléments scalariformes, même sur les rachis secondaires (fig. 31, pl. V).

3° Enfin sur les rachis de Burntisland, le bois est souvent rigoureusement tétrapolaire, étant réduit à ses quatre pôles fondamentaux A, non accompagnés de pôles satellites ; cela tient évidemment, à ce que le dédoublement des pôles A, se produit ici beaucoup plus lentement que sur les pétioles de • Shore et d’Oldham. Nous rappelons qu’il est très rare de rencontrer ces derniers n’ayant pas plus de quatre pôles. En se reportant à la série de nos figures (pl. II à V), on constate en effet, que ce n'est que pendant un court instant après la libération de la double pièce sortante, que la pièce mère nous apparaît réduite à ses quatre pôles fondamentaux (fig. 26, pl. V). Bientôt après survient le dédoublement des pôles gauches, et la masse ligneuse est presque toujours redevenue hexapolaire, quand les deux rachis latéraux se détachent à droite du rachis primaire (fig. 25, pl. IV). Ceci est encore plus vrai des rachis de second ordre, qui se divisent plus rapidement, que ceux de premier ordre ; ils ont par suite toujours au moins six pôles.

Le dédoublement des pôles fondamentaux est très long à se produire dans les rachis de Burntisland. La fig. 54, pl. VIII représente un rachis tétrapolaire ; nous avons vu dix prépa-

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