‹ Etudes sur la fronde des ZygoptéridéesChapitre 2 sur 119 · III. — Etapteris · texte numérisé non relu

III. — Etapteris

Nous insistons toujours sur le mode de ramification de la fronde, et nous montrons comment il est possible de relier les différents types entre eux. Cette étude nous fournit 1 occasion de faire connaître les rachis secondaires des Clepsydropsis et des Etapteris et de décrire pour la première fois avec exactitude la trace foliaire des Asterochlœna et celle du Zygopteris primaria.

Nous consacrons ensuite deux chapitres aux genres Ankyropteris et Stauropteris . Nous y discutons la position systématique, qu il convient de leur attribuer. Nous estimons en eliet que les conclusions auxquelles nous sommes arrivé,

INTRODUCTION

ne sont pas simplement une opinion personnelle, basée sur des ressemblances plus ou moins fugitives. Nous pensons, que la position systématique, que nous assignons à ces deux genres, est entièrement justifiée par ce que nous savons désormais de la structure intime de leurs frondes. C’est pourquoi nous avons jugé utile d’examiner un à un tous les arguments, qui pourraient être présentés contre notre manière de lire les traces foliaires A' Ankyr opter is et de Stauropteris à partir de celles des autres Zygoptéridées.

Pour compléter cet ensemble, nous étudions le genre Dineuron et les deux genres Gyropteris et Tubicaulis , qui avaient été jusqu’ici laissés à l’écart des Zygoptéridées. Enfin nous présentons notre classification des Zygoptéridées, basée sur les caractères de la trace foliaire. Nous remarquerons en passant que toute classification basée sur les stipes, ne pourra que suivre et confirmer celle-ci.

Les résultats énoncés dans les trois premières parties de notre étude s’appuient sur des faits positifs, illustrés par des pliototypies justificatives ; ils sont le couronnement de recherches originales qui ont duré plus de trois années. Nous pouvions nous arrêter ici. Mais précisément parce que nous nous sommes beaucoup occupé de la famille des Zygoptéridées, il nous a paru bon, pour répondre aux préoccupations de quelques paléobotanistes , d’envisager aussi ses affinités. Ces considérations, d’un caractère quelque peu hypothétique, devaient être nettement séparées du reste ; elles font l’objet d’une quatrième partie.

Nous examinons successivement les relations des Zygoptéridées avec les Anachoropté ridées et les Botryoptéridées, puis avec les autres Fougères, enfin avec les Phanérogames anciennes. Chemin faisant, nous tentons d’expliquer la structure singulière des frondes de Zygoptéridées par une hypothèse sur l’origine de la fronde (1).

(1) Cette hypothèse a été conçue d’une façon tout à fait indépendante de celle

de M. Tansley.

INTRODUCTION

Le présent travail exigeait pour être mené à bien une masse énorme de matériaux. C’est dire qu’il n'a pu être achevé qu'avec le concours généreux et désintéressé d’un grand nombre de savants français et étrangers, qui ont mis à notre disposition les ressources des musées dont ils avaient la garde et quelquefois de leurs collections personnelles. A tous, nous adressons ici nos remerciements les plus sincères.

M. C. de Candolle et M. le Professeur Chodat ont eu l’obligeance de nous communiquer plusieurs préparations de S. oldhamia , appartenant à la collection de TUniversité de Genève.

MM. les Professeurs Golot et G. Queva nous ont de même communiqué les préparations de S. oldliamia et de Zyyopteris duplex de l’Université de Dijon.

Nous avons reçu l’accueil le plus empressé et le plus flatteur de M. Smith Woodward, conservateur au British Muséum (South Kensington), qui nous a autorisé à étudier et à photographier un grand nombre de préparations de la collection Williamson et de la Collection générale de plantes fossiles de ce Musée.

M. le Doctr Hoyle, directeur du Musée d’Owen’s College à Manchester, en l’absence de M. le Professeur Weiss, a bien voulu nous permettre d examiner les plaques minces de la Collection Cash.

MM. les Professeurs Bureau et Lecomte nous ont constamment témoigné la plus grande bienveillance. Grâce à eux et à M. le Doct1 Bonnet, dont les renseignements nous ont été d’un grand secours, nous avons pu étudier les préparations de la Collection Renault et de la Collection Roche, • • *

ainsi que les échantillons silicifiés conservés au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris.

M. le Doct1 J. -T. Sterzel, quoique très souffrant, nous a reçu avec une cordialité, qui nous a vivement touché. Grâce a lui nous avons pu étudier les échantillons silicifiés du Musée de la Kunsthütte de Chemnitz. Nous devons égale-

INTRODUCTION

ment à M. Sterzel la communication d’une grande préparation d ' Aster ochlæna laxa.

MM. les Professeurs Beck et Kohlbeck nous ont autorisé à étudier les échantillons silicifiés de l’École des Mines de Freiberg, en particulier le grand spécimen de Tubicaulh solenites.

M. le Professeur Kalkowski nous a autorisé à examiner les préparations et les échantillons silicifiés du Musée Minéralogique du Zwinger à Dresde. Nous remercions également M. l’assistant Wandereiy de la complaisance qu'il nous a témoignée.

M. le Professeur Fritsch , directeur du Bôhmisches Muséum de Prague, nous a permis d’étudier la Collection Corda. M. l’assistant Dr Peklo etM. le Dr Brosch nous ont montré de beaux échantillons de végétaux silicifiés de Neu-Paka.

MM. les Professeurs Frech et Gürich ont mis à notre disposition les échantillons de la Collection Gœppert du Musée géologique deBreslau. Nous leur devons en outre la communication de trois préparations de Zygopteris tvMcaulis , Gyropteris sinuosa. et Diplolabis Rômeri. Nous remercions aussi MM. les assistants Wysogorski et Staff de leur grande complaisance à notre endroit.

M. le Professeur Potonié a mis à notre disposition les échantillons et les préparations de végétaux du Culm de Saalfeld, conservés à la Bergakademie de Berlin ; il a obtenu pour nous communication des échantillons silicifiés de la Collection Cotta du Ber liner Muséum. Nous devons enfin à M. Potonié la communication de plusieurs préparations. Nous remercions aussi MM. les assistants : Dr Gothan, Dr Hôrich et Dr Hœnicke.

M. le Professeur de Solms Laubach, nous a permis d’étudier sa belle collection de prépara tions, et nous a envoyé plusieurs d’entre elles en communication.

MM. les Bergassessoren Kukuk et Mentzel nous ont autorisé à visiter la Collection de l’Ecole des Mines de Boclium.

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Le second nous a fait visiter en outre plusieurs gisements de végétaux à structure conservée du Bassin de la Ruhr.

Tous nous ont accueilli avec une affabilité et une cordialité, que nous ne saurions oublier. Qu’ils reçoivent l’expression de notre profonde reconnaissance.

Nous adressons ici un souvenir ému à la Mémoire de M. Roche, qui nous avait montré lui-même sa magnifique collection de préparations quelques semaines avant sa mort, et à la Mémoire de Fritz Schreyer, ingénieur au Carolinen Schacht, qui nous a guidé dans le Bassin houiller d’Ostrau et auquel nous devons la découverte d’un nouvel Ankyvopteris.

Nous prions M. le Professeur R. Zeilier d’agréer nos sincères remerciements pour le précieux encouragement qu’il nous a donné en présentant à l’Académie les notes préliminaires de ce travail.

STAUROPTERIS OLDHAMIA.

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