‹ Etudes sur la fronde des ZygoptéridéesChapitre 38 sur 119 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

environs d’Oldham ; il pense que ce pétiole est identique au Z. bïbractensis de Renault. Le faisceau vasculaire central comprend une barre horizontale, aux extrémités de laquelle s’élèvent deux arcs verticaux; chacun des arcs verticaux se décompose en une double série de vaisseaux : une lame interne et une lame externe. Les deux lames s’unissent à leurs extrémités pour former une boucle très aplatie (boucle périphérique), remplie par un tissu à parois minces; c’est là d’après Williamson, le caractère essentiel de cette plante.

En 1889, Stenzel (37) crée une section Ankyropteris dans le genre Zygopteris de Corda . l^Ankyrople) ‘is se distinguen t d’après lui : l°par la forme de la trace foliaire, qui figure une ancre double plutôt qu’un joug, 2° par leur mode de ramification : le pétiole porte quatre files de ramifications au lieu de deux, comme cela a lieu chez Z. prïmaria Gotta.

M. le Professeur de Solms (35) a montré que cette distinction repose sur une erreur de Stenzel, puisque le Z. prïmaria possède quatre files de ramifications. Nous ajouterons que la section Ankyropteris de Stenzel était composée d’un mélange de frondes les unes avec deux, les autres avec quatre files de ramifications. Stenzel plaçait en effet dans cette section : les stipes de Z . Brongniarti B. R., de Rachiopteris Grayi Will.

et de Z. scandens Stenz. et la fronde de Z. bïbractensis B. R. ; il y joignait les pétioles de Z . tubicaulis Gœpp. , Z. Lacattei B. R., Z. elliptica Stenz. {—Eiapteris S cotti P. B.). Nous montrerons que ces trois dernières espèces doivent être séparées des Ankyropteris . dont elles sont très éloignées ; elles constituent le genre Etapteris.

La section Ankyropteris . ainsi épurée, constitue un véritable genre. Quant au genre Zygopteris. il est toujours réduit à une seule espèce : le Z . prima ria de Gotta.

En 1889, Williamson a décrit sons le nom de Rachiopteris irregularis ou burqa a lis (45, fig. 28, pl. 8) un rachis secondaire de Z. bïbractensis. Il ne semble pas, qu’il ait jamais connu la connexion existant entre ces deux sortes de pétioles.

GENRE ANKYROPTERIS.

M. le Dr Scott dans ses Studies (29) décrit brièvement la fronde du Z. bibractensis Will. Il dit que les rachis secondaires ne peuvent être alimentés qu’aux dépens des bandes latérales à petits éléments, qui doublent les bras verticaux de TH. Malheureusement il ne précise pas le mode de ramification.

Il résulte de ce résumé historique : 1° que le mode de ramification de la fronde de Z. bibractensis était inconnu avant la publication de notre première note (5); 2° qu’on ne savait pas si le rachis primaire portait deux ou quatre files de rachis secondaires ; 3° que le rôle des différentes régions de la trace foliaire, en particulier des antennes (bras verticaux de l’H) était inconnu également.

L’identité du Z. bibractensis de Renault et du if. bibractensis de Williamson n’a jamais été établie autrement que par la grande ressemblance de leurs traces foliaires. Actuellement nous ne pouvons guère distinguer ces deux espèces l’une de l’autre. Nous ne connaissons en effet le Z . bibractensis, type de Renault que d’après deux préparations dont Tune est figurée pl. IX de son travail (24). La conservation de ces spécimens est défectueuse et ne permet pas d’en faire une comparaison détaillée avec les exemplaires westpbaliens. Ces derniers sont très nombreux; car le Z. bibractensis de Williamson est assez fréquent dans les coal-balls des Imver coal measures. C’est cette espèce, qui a fait l'objet de notre note à l’Académie du 10 juin 1907 (5) et que nous décrirons dans les pages suivantes. Pour bien la distinguer de l’espèce permienne, nous la désignerons sous le nom L Ankyr opter is bibractensis , variété westphaMensis ou simplement à' A. westphaliensis .

L A. bibractensis, var. westphaliensis est surtout connu par ses rachis primaires, qui sont assez gros, quoique d’un volume bien inférieur à celui des rachis de Z . Duplex. Le centre de ces rachis est occupé par une masse libéro-ligneuse

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