DEUXIÈME PARTIE
unique. Le bois est différencié en plusieurs régions distinctes auxquelles nous avons donné des noms particuliers. Il comprend :
1° Une bande centrale ou a/polaire médiane, Api . (fig. 60 et 0*2, pl. IX), large et longue, composée de gros vaisseaux scalariformes ; c'est la barre ligneuse horizontale de Williamson. Elle es! complètement dépourvue de trachées et présente une courbure assez forte, dont la convexité est tournée vers le stipe. Comme conséquence de cette courbure, l'organe ne possède qu'un seul plan de symétrie.
*2° Deux arcs recourbés, qui s’élèvent aux extrémités de l'apolaire médiane et forment autour d’elle une ellipse presque complète, qui nust interrompue qu’aux sommets du petit axe, sur la ligne médiane ; ce sont les arcs ligneux verticaux de Williamson, les bandes latérales de VH de
Renault. En réalité, il faut distinguer dans chaque arc : une branche supérieure ou antenne antérieure , Anl. a et une branche inférieure ou antenne postérieure, Ant. g. Ces antennes sveltes et élancées, surtout sur les gros pétioles, sont composées de gros vaisseaux scalariformes ; elles se renflent légèrement vers leur extrémité, ce qui leur donne l'aspect de massues à manche recourbé.
Les antennes antérieures sont plus grandes que les antennes postérieures (environ deux fois plus longues), ce qui souligne encore l'absence de plan de symétrie accessoire. Les sommets des deux antennes postérieures sont rejetés fortement en arrière et viennent presque se toucher sur Taxe de symétrie ; il en est de même des antennes antérieures. Le sommet de chaque antenne arrondi et recourbé en forme de crochet, constitue ce que nous avons appelé un renflement récepteur , Ra, R/(.
3° Deux lames ligneuses étroites (fig. 6*2 et 63, pl. IX) ou filaments . Fi, composées de très petits éléments scalariformes et qui réunissent les renflements récepteursdesdeux antennes d’un même côté. Ce sont les lames ligneuses externes de
GENRE ANKYROPTERIS.
Renault. Elles forment ainsi deux boucles ligneuses fermées : boudes périphériques de Williamson, aplaties et recourbées, remplies par une mince couche de cellules à parois minces, qui sont toujours mal conservées et plus ou moins écrasées. Ce sont probablement des cellules libériennes, peut-être simplement des fibres primitives.
Le bois est pourvu de quatre pôles fondamentaux A (fig. 63, pl. IX), qui sont placés devant les renflements récepteurs à la jonction de l'antenne et du filament. On peut apercevoir les trachées ou au moins la situation qu’elles occuperaient sur notre fig. 63, pl. IX ; elles font légèrement saillie à l'intérieur de la boucle périphérique (AJ, AJ).
On peut se demander, s’il n’y a pas d’autres trachées tout le long de la face interne du filament ; il est difficile de répondre à cette question; en coupe oblique ou longitudinale, nous n’avons jamais aperçu d’éléments spiralés au niveau du filament; nous ne croyons donc pas qu'il y ait là une bande continue de trachées ; tout au plus pourrait-on trouver le long du filament un petit nombre de centres trachéens , (deux ou trois par exemple) ; mais nous en sommes d’autant moins certain, que nous n'avons pas pu repérer avec certitude la situation de ces points privilégiés, qui devraient, si tant est qu’ils existent, occuper une situation bien définie par rapport au niveau d’émission des pièces sortantes. L' existence de pôles trachéens accessoires le long du filament reste donc problématique jusqu’à nouvel ordre.
Le bois est enveloppé complètement par une couche de liber, qui suit exactement le contour des différentes lames ligneuses. Ce tissu est généralement détruit ou écrasé ; il n'est guère conservé que dans les espaces triangulaires compris entre les antennes et fapolaire médiane. Dans ces sinus, le liber est constitué par de grosses cellules grillagées, bordées de cellules plus petites. Les grosses cellules sont alignées sur une seule file, mais pas aussi régulière que chez Etapteris Scott i ; elles chevauchent un peu les unes sur les autres.