PREMIÈRE PARTIE
de quatre coins ligneux disposés en croix ; les éléments ligneux les plus petits sont aussi les plus externes ; mais l’auteur n’a pas pu voir d’éléments spiralés ; il ignore, que les pôles ligneux sont intérieurs au bois et non périphériques. Le liber n’est pas nommé ; l’auteur le regarde comme un tissu à parois minces, enveloppant le bois et passant graduellement au tissu fondamental. Sur les petites ramifications le bois est « trifide » au lieu d’être quadrangulaire ; ces ramifications sont plus semblables à des radicelles qu'à des rachis de Fougères.
Williamson figure et décrit les sections de S. oldhamia en voie de ramification mais sans spécifier qu’il y a quatre files d’appendices : « Il est évident, dit-il, que deux branches d’égale force sont émises à chaque ramification et il semble que ces branches soient émises par paires, comme dans plusieurs espèces de Pteris. » Le mécanisme de ce phénomène et l’interprétation qu'il comporte sont bien entendu laissés de côté par l’auteur.
Williamson estime, que les caractères de S. oldhamia conduisent à le rapprocher des Fougères plutôt que des Lycopodiacées. 11 pense que c’est une fronde, et il le classe provisoirement dans ses Rachioptéridées.
Williamson a rencontré également dans les nodules de Burntisland des fragments d'un Stauropteris , qu’il croyait identique au S. oldhamia , et auquel nous avons donné le nom de S , burnstislandica .
Le Stauropteris oldhamia , a été encore l'objet d’une courte description de la part de M. le Professeur J. Félix, qui a confirmé simplement les résultats de Williamson ( 1 7).
En 1905 et 1900, M. le Dr D. H. Scott a publié deux notes intéressantes sur le Stauropteris oldhamia (31 et 32) ; dans la première, il décrit des sporanges trouvés en connexion
avec les fines ramifications de la fronde et rapproche le Stauropteris des Zygoptéridées ; dans la seconde, il décrit un sporange de S. oldhamia contenant des spores en germination.
STAUROPTERIS OLDHAMIA.
Enfin, nous avons nous-même donné le 8 juillet 1907 une note à l’Académie des Sciences dans laquelle nous exposions les principaux résultats de notre étude sur la fronde du S, oldhamia (6).
Le Stauropteris oldhamia est connu depuis 1872 en Angleterre ; on le trouve dans les coal-balls des Lower coal measures (Westphalien inférieur). Il est abondant surtout dans les gisements d’Oldham (Upper foot coal seam) et de Shore (près de Littleborough, Lancashire), où il est accompagné du Lyginopteris oldhamia , du Botryopteris trident ata, de V Ankyropteris bibractensis , var. ivestphaliensis, de VEtapteris Scotti [Racliiopteris Lacatti Will.)... etc. lia été signalé en 1886 par M. le Professeur J. Félix dans les coal-balls de Langendreer ( Westphalie). Nous l’avons nous -meme trouvé dans les coal-balls de la veine Finefrau Nebenbank , c’est-à-dire dans la zone des charbons maigres du bassin de la Ruhr, qui correspond à la zone A du bassin de Valenciennes ; il est accompagné des mêmes espèces qu’en Angleterre. Nous ne l’avons pas trouvé jusqu’ici dans les coal-balls de la veine Catharina (la plus élevée de la zone des charbons gras du bassin de la Ruhr). Il est difficile de savoir aujourd’hui de laquelle de ces deux veines provenaient les coal-balls de Langendreer.
Dans certains de ces coal-balls, le Stauropteris oldhamia est extrêmement abondant ; les rachis principaux et leurs ramifications de tout ordre sont allongés plus ou moins parallèlement à la même direction et peuvent être coupés transversalement pas la même section ; on obtient alors des préparations, comme celle de la fig. 1, pl. I, qui montrent un très grand nombre de sections des différentes parties de la fronde, depuis les gros rachis j usqu’aux fines ramifications et aux sporanges. La section 01; fig. 1, correspond à peu près à la taille maxima, que ces rachis peuvent atteindre ; il est permis de supposer que les six ou huit autres grosses sections O, de la fig. 1, appartiennent à autant de frondes