‹ Etudes sur la fronde des ZygoptéridéesChapitre 5 sur 119 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

distinctes (1) ; mais il est possible aussi, qu’elles représentent simplement des ramifications très longues d’un mèmepétiole. En tout cas, le stipe, qui aurait porté toutes ces frondes est encore inconnu. Jamais non plus les préparations ne rencontrent de limbe foliaire, ce qui a conduit M. le Dr Scott à supposer, qu’il pourrait y avoir en dehors de cette fronde fertile, une autre fronde stérile, pourvue d’un limbe.

Divers ordres de ramifications de la fronde . — Les différentes parties de la fronde de S. oldhamia se présentent sous des aspects variables 'suivant le degré de la ramification à laquelle on a affaire. Nous distinguerons :

1° Des sections à contour arrondi ; elles ont- une seule masse libéro-ligneuse centrale ; le bois est divisé en quatre massifs, chaque massif est commandé par un pôle intérieur, situé au voisinage de son bord externe. L’ensemble des quatre massifs figure un X ou une croix de S-André. Le plus souvent, il y a deux pôles sur quatre, qui sont dédoublés ou détriplés. Le liber enveloppe complètement le bois, mais forme quatre groupes plus importants, alternant avec les quatre massifs ligneux.

L’organe possède donc au premier abord deux plans de symétrie rectangulaires.

2° Des sections très semblables aux précédentes ; mais le bois y est plein et non plus divisé en quatre massifs ; il n’y a pas de liber au centre. Le bois présente bien ici la forme dite en X ou en croix de S1 2- André.

3° Des sections à bois triangulaire, présentant la forme dite en Y. 11 y a toujours deux pôles intérieurs à l’extrémité de chacune des trois branches de l’Y ; soit en tout six pôles (2).

(1) On en trouverait autant sur la plupart des préparations de S. oldfuimia.

(2) Ces sections avaient déjà frappé Williamson par leur aspect si différent au premier afyord de celui des gros pétioles.

STAÜROPTERIS OLDHAMIA.

4° Des sections à bois triangulaire, plus petites que les précédentes ; le bois n’a plus que trois pôles.

5° De petites ramifications où le bois est réduit à quelques éléments et paraît suivant les cas unipolaire ou bipolaire.

Toutes ces sections appartiennent bien à la fronde du S. oldhamia ; il y a en effet entre elles des formes intermédiaires ; on trouve souvent deux sections classées dans des catégories différentes, adhérentes l’une à l’autre, ce qui établit que les dernières ne sont que des ramifications d’ordre supérieur des premières. Nous montrerons d’ailleurs au cours de notre travail, comment elles se relient les unes aux autres.

6° Il y a enfin des sporanges découverts et étudiés par M. le Dr Scott. On les trouve parfois encore attachés aux fines ramifications, qui les ont portés.

Si nous examinons une section de S. oldhamia de premier ordre ou de second ordre, nous y trouvons les régions suivantes :

1° Au centre, la masse libéro-ligneuse ou si l’on veut la trace foliaire ;

2° Un tissu fondamental sclérifié, qui peut être divisé en

deux zones ;

3° Un tissu aérifère ;

4° Un épiderme avec de rares stomates ; ces deux derniers tissus sont souvent détruits.

Description sommaire de la trace foliaire. — La trace foliaire du S. oldhamia a une structure très caractéristique, dont nous allons indiquer de suite les grandes lignes, parce qu’elle nous permettra d’orienter de la même façon toutes les sections de la fronde et de les comparer entre elles.

Prenons par exemple un gros rachis, comme celui qui est figuré sur la planche II (fi g. 8 à 12). A dessein, nous choisissons une section, qui soit aussi loin que possible de toute sortie prochaine ; pourtant nous voyons qu’il y a déjà deux pôles dédoublés, ce qui nous avertit que les quatre massifs

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