‹ Etudes sur la fronde des ZygoptéridéesChapitre 43 sur 119 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Formation de la pièce sortante dans le rachis primaire d’A. BIBRACTENSIS, var. WESTPHALIENSIS.

Les ramifications du rachis primaire d’A. bibractensis et de sa variété A. westphaliensis sont séparées les unes des autres par de longs segments ; ceci rend très difficile l’étude du mode d’émission des pièces sortantes. Sur une section transversale d ‘A. bibractensis , on n'aperçoit en général aucune trace de sortie. Il n’y a rien qui indique si la première sortie se fera à droite ou à gauche ; il n’y a rien qui puisse faire prévoir le procédé compliqué, qui donne naissance à cette sortie. Ainsi s’explique que ?ni Williamson, ni Renault iraient connu le mode de ramification du rachis primaire de ces Ankyvopteris.

La fig. 68, pl. X, représente l’état le plus simple, que nous ayons réussi à nous procurer dans l’apparition d’une pièce sortante. C’est une section transversale d’A. westphaliensis , de taille moyenne. La masse ligneuse un peu affaissée, offre cependant la forme, que nous avons décrite au chapitre précédent. On remarque tout de suite la modification, qui affecte l'antenne antérieure gauche ; sur la hase de celle-ci, à une petite distance de son point de jonction avec l’apolaire médiane, s’est développée une masse compacte de petits éléments scalariformes, plus petits meme que ceux qui composent le filament (in., fig. 09, pl. X). Cette masse a un contour ovale, elle s’allonge dans la houcle périphérique entre l’antenne et le filament ; elle est tout à fait dépourvue de trachées : c’est une apolaire. Le filament FL, contourne cette masse de bois pleine en faisant un léger crochet ; il eu reste

GENRE A N K YR OPTER I S .

séparé par le tissu à parois minces, qui remplissait la boucle périphérique et qui est en partie détruit.

Un état plus avancé nous est présenté par la fig. 70, pl. X. La sortie en préparation se trouve ici à droite. La masse de bois pleine, que nous avons observée sur le pétiole précédent, s’est creusée en son centre et a pris la forme d’un anneau aplati, toujours largement adhérent à l’antenne antérieure. Nous l’appellerons anneau réparateur interne . Dans cet anneau, nous devons distinguer (fig. 71, pl. X, et fig. 9 du texte), un arc ligneux externe An parallèle au filament et un arc ligneux interne Pw + ! encore fixé à l’antenne sur toute sa longueur. L’antenne antérieure droite, qui prépare une sortie, est ici beaucoup plus longue que l’antenne antérieure gauche, tandis que les deux antennes postérieures sont égales. C’est là très probablement un accident individuel, qui ne se répète pas sur les autres exemples que nous avons étudiés.

Nous avons ensuite deux préparations successives, pratiquées dans un meme pétiole d 1 A. westphaliensis . De ces deux préparations, l’une se trouve à Londres, et l’autre à Lille.

Il s’agit ici d’un pétiole coupé au voisinage de sa base, car ce sont les plus grosses sections (VA. metipha l iens'is que nous connaissions. La première préparation est classée sous le numéro 1916 A dans la collection Williamson au British Muséum (South Kensington). Nous avons pu l’étudier grâce à la bienveillance de M. Smith Woodward, conservateur de Paléontologie, auquel nous adressons nos sincères remerciements. Sur cette section transversale, l'antenne antérieure droite nous offre un état de la sortie un peu plus avancé que celui que nous venons de voir. L’anneau réparateur interne a augmenté de volume, sa cavité intérieure aussi ; ses extrémités s’effilent en pointe et viennent toucher le filament ; celui-ci de son côté, forme en face de l’anneau une hernie de plus en plus forte et limitée par deux enfoncements ou plutôt par deux véritables points de rebroussement, qui sont en contact avec les extrémités effilées de l’anneau. Le

Page 1