DEUXIEME PARTIE
filament est ainsi divisé en trois parties (fig. 9 du texte) : un arc antérieur F0, qui va du renflement récepteur antérieur au niveau d’émission de la pièce sortante, un arc postérieur Fp, qui va de même du renflement récepteur postérieur au niveau d’émission de la pièce sortante, et un arc P„, compris entre les deux points de rebroussement, et qui est un arc sortant.
La deuxième préparation appartient à la collection de la Faculté des Sciences de Lille ; elle est très voisine de la pre-
Fig. 9. — Émission d’une pièce sortante sur un rachis primaire d'A.
bibractensis, var. westphaliensis.
État intermédiaire montrant un anneau ligneux réparateur interne fixé sur la base de l’antenne antérieure droite.
Api, apolaire médiane.
An! . a, antenne antérieure.
R n, renflement récepteur antérieur.
A^, pôle antérieur droit .
Fa, F p, filament.
Pi*, arc postérieur: A», arc antérieur; E, extrémités de l’anneau sortant définitif.
P« -f- i, arc postérieur destiné à la sortie n - f- 1 , et qui réparera le filament après le départ de la sortie n.
mière ; elle vient également de M. J. Lomax. Elle est figurée fig. 72 et 73, pl. X. Les deux contacts entre l’anneau réparateur interne et le filament se sont élargis et ont abouti à la soudure des divers arcs ligneux. En chaque point de contact, nous avons quatre arcs ligneux, qui tendent à se raccorder de la façon suivante : l’arc An de l’anneau se place dans le prolongement des extrémités recourbées de l’arc PM du filament ; Tare Pn + l de Panneau unit les deux arcs restants du filament : Ffl et Fp.
Comme le montrent nos fig. 72 et 73, pl. X, la dislocation de ce système ne tardera pas à se produire. L’anneau réparateur interne se coupe en deux suivant son grand axe ; les fissures, qui se produisent à ses extrémités, intéressent en
GENRE AXKYROPTERIS.
môme temps le filament. L'arc Ptt du filament, uni à l’arc externe A„ de l'anneau réparateur, reconstitue une boucle ligneuse extérieure, qui sera Vanneau sortant définitif. L’arc interne Pn + ! de l’anneau réparateur sert à réparer le filament, dont il devient partie intégrante.
Toutefois l'adhérence, qui existait entre l’arc Pw + A et l'antenne antérieure ne disparaît pas encore ; en face de la boucle sortante déjà libérée, on verra donc le filament qui semble se détourner de sa route pour venir se coller sur la base de l’antenne.
En définitive, la sortie se compose de deux portions distinctes (fig. 9 du texte) : une portion Pn, empruntée au filament, et une portion A», qui provient de l’antenne antérieure. Mais si nous réfléchissons, que les sorties successives se forment sûrement au même niveau, nous voyons que l’arc P„ du filament est eu réalité un arc constamment sortant et constamment réparé par un arc P/t + i fourni par l’antenne. 11 suit de là, que la sortie reçoit tout de l'antenne et rien ou presque rien du filament ; celui-ci jouerait le rôle d'un simple ornement. Cette conclusion est beaucoup trop absolue ; elle est contraire à ce que nous aurions attendu d’après la comparaison de la trace foliaire d'A. bibractensis, var. westphaliensis , avec les autres Zygoptéridées, comme Z. duplex ou Z. Scotti. Cette comparaison avait conduit Renault à supposer que le filament représentait deux demi-pièces sortantes accolées et unies encore aux rendements récepteurs : le filament aurait donc fourni la sortie à lui tout seul, et rien ne faisait prévoir l’intervention de l’antenne. En réalité, le rôle du filament consiste à fournir les extrémités E de la pièce sortante et à déterminer l'orientation définitive de cette pièce.
Le procédé compliqué, qui donne naissance à la sortie, réalise une opération tout à fait singulière, qui consiste à libérer la pièce sortante produite par la base de l’antenne en lui faisant traverser le filament sans en rompre un seul instant la continuité. 11 faut pour cela que la sortie soit émise en deux temps