DEUXIEME PARTIE
déprime et vient adhérer an renflement central de l’arc Pn, avec lequel il se fond un peu plus haut(fîg. 77, pl. XI). L’are An est ainsi divisé en deux demi-arcs antérieurs. La fig. 77 représente une section transversale, qui fait immédiatement suite à celle qui a fourni les fig. 74, 75 et 76.
L’existence de pôles, peut-être môme de pôles trachéens n’est plus douteuse ici ; il y a sur nos fig. 76 et 77, deux centres de différenciation ligneuse bien marqués : : ils
sont situés à la face interne des crochets à la jonction de l’arc postérieur et de l’arc antérieur, c’est-à-dire en deux points, qui correspondent aux extrémités de l’anneau sortant définitif (fig. 73, pi. X).
Enfin, nous noterons que de très bonne heure l’anneau sortant a émis deux sorties hâtives A, visibles sur les fig. 7 1 pl. X et 75, pl. XI el qui s’échappent l’une vers la face antérieure, l’autre vers la face postérieure du rachis primaire.
Si nous examinons maintenant un rachis secondaire détaché du rachis primaire, qui l’a produit (fig. 80, pl. XI et fig. 10 du texte, page 90), nous voyons que la masse ligneuse conserve un aspect très semblable à celui de notre fig. 77, pl. XI : elle présente en effet : 1° un arc postérieur PM, dans lequel on peut distinguer trois régions : une région centrale renflée, courbée, à concavité tournée vers l'extérieur et deux régions latérales courbées en sens contraire en forme de crochets; 2° deux demi-arcs antérieurs , qui prolongent les deux crochets et viennent s’appuyer sur le renflement central de l’arc postérieur. La masse ligneuse possède deux pôles situés à la face interne des crochets. Le plan de symétrie du rachis secondaire est le prolongement de celui de l’anneau sortant définitif et ce plan, nous le constatons pour la seconde fois, est perpendiculaire à celui du rachis primaire. En outre notre première impression est que le rachis secondaire a une structure toute différente de celle du rachis primaire.
Ces faits très extraordinaires se rencontrent, comme nous l’avons déjà remarqué au sujet de la ramification de la fronde
GENRE ANKYROPTERIS.
de S. oldhamia , dans toute l'étendue de la famille des Zygoptéridées. Pour les apprécier, comme il convient, nous devons nous rappeler ce qui se passe dans les frondes et les feuilles des plantes actuelles. L’étude de nombreux pétioles, pour ne pas dire de tous les pétioles de Fougères, de Cycadées, de Phanérogames, nous apprend deux règles, absolument générales :
Première règle. Règle de V édification parallèle. — Le plan de symétrie du rachis secondaire est toujours presque parallèle au plan de symétrie du rachis primaire ; nous savons qu’en réalité ces deux plans convergent sur Taxe de symétrie du stipe ou de la tige ; mais pratiquement, nous pouvons considérer ces deux plans comme parallèles et dire que les rachis secondaires sont orientés parallèlement au rachis primaire, qui les porte.
Deuxième règle. — La masse lïbèro-li gueuse du rachis secondaire est une réduite de la trace foliaire élu rachis primaire , mais elle tend à s'édifier le plus semblablement possible à cette dernière. Autrement dit, il sera toujours possible de lire la masse libéro-ligneuse des rachis secondaires en partant de celle du rachis primaire.
Les mêmes règles s’étendent aux rachis d’ordre n et n 4- 1 . Les exceptions à la première règle sont excessivement rares dans la nature actuelle : nous citerons le Macrozamia Peroffskiana ; dans le pétiole de cette Gycadée, les bandes marginales de PU sont rabattues parallèlement au plan de symétrie de la feuille, ce qui fait que les sorties sont orientées perpendiculairement au rachis primaire et non parallèlement. Le Stangeria paradoxa offre un phénomène analogue pour ses deux premières paires de folioles. Ces exceptions sont plus apparentes que réelles et ne sont pas comparables à celles que nous allons voir chez les Zygoptéridées. La deuxième règle ne souffre pas d’exception.
Si l’on essaie d’expliquer le mode de ramification delà fronde d'A. bibractensis , var. westphaliensis en se servant des