DEUXIEME PARTIE
deux règles en question, on s'aperçoit bientôt qu’il est impossible de lire le rachis secondaire de la même façon que le rachis primaire, si on lui conserve son orientation naturelle. En étudiant le rachis secondaire, on constate que les sorties destinées aux rachis tertiaires, suivent un trajet parallèle à celui des deux sorties hâtives h de la fig. 74, pl. X (voir aussi % 75, pl. XI), ce qui n’était pas le cas chez Stauropleris oldhamla ; le rachis secondaire se ramifie donc perpendiculairement au rachis primaire ; nous savons déjà que son plan de symétrie est perpendiculaire à celui du rachis primaire. Nous sommes conduits ainsi à le faire tourner de 90° de manière à rendre son plan de symétrie apparent ou réel, parallèle à celui du rachis primaire. Cette manière d’opérer est contraire à tout ce que nous voyons ailleurs, et en effet les Zygopté ridées constituent les seules véritables exceptions à notre première règle ; nous verrons du reste que cela ne les empêche pas de satisfaire à la seconde.
Mais rien de tout ceci n’était évident à priori et c’est ce que nous tenons à souligner : l’application directe et sans modification des règles, qui président aux rapports d’un rachis et de ses ramifications chez les plantes actuelles, ne permet pas d’expliquer la fronde de VA. ivestphaümsis , pas plus que celles des autres Zygoptéridées. Cela est si vrai, qu’il n’a jamais été rien publié de précis sur la structure de la pièce sortante dans cette famille, ni sur son orientation par rapport au rachis primaire ; tous les auteurs sont restés dans des termes vagues sur ce sujet, ou n’ont fait que l’effleurer, comme s’ils ne soupçonnaient pas l’importance de eette question (1). Renault, il est vrai, adonné une figure très remarquable de Dineuron pteroïdes , sur laquelle il représente une pièce sortante ayant exactement la même structure que la pièce mère et orientée perpendiculairement à elle (27.
(1) Dans les meilleurs manuels de paléobotanique parus dans ces dernières années, le mode de ramification de la fronde des Zygoptéridées n’est indiqué que d’une façon très sommaire.
GENRE ANKYROPTERIS.
fig. 19. page 23). Renault semble donc avoir pressenti que chez les Zygoptéridées, la sortie était tournée de 90° par rapport au rachis support. Malheureusement sa figure est inexacte : chez Dîneur on pteroïdes , en effet, la pièce sortante se divise en deux demi-pièces et chacune de ces dernières forme un petit arc à concavité tournée vers la pièce mère, petit arc qui ne ressemble en rien à cette pièce mère. D’autre part Renault , étonné de cette orientation singulière des rachis secondaires, arrivait à penser qu’il avait eu affaire non pas à une fronde, mais à une jeune tige, portant des frondes distiques (27, page 24).
Nous ajouterons, qu’il est matériellement impossible de lire convenablement les rachis secondaires des Zygoptéridées, appartenant aux genres : Etapteris . Diplolabis , Dîneur on, Clepsydropsis , etc., si l’on ne sait pas déjà ce qui se passe chez V Ankyropterïs westpkal iensis ; on peut émettre des hypothèses plus ou moins justifiées pour les expliquer ; on ne peut pas en faire de démonstration. U A. westphaliensis seul peut nous donner une certitude, et nous avons . dit pourquoi la rareté des sorties rend l'étude de la ramification très difficile. Renault, ni Williamson n’ont connu le mécanisme de ces sorties.
Pour lire la masse libéro-ligneuse du rachis secondaire AA. bibractensis , var. westpkal iensis, nous sommes obligés de modifier son orientation réelle. Nous lui faisons subir une rotation de 90°, de manière que l’arc ligneux Pn soit tourné vers la face postérieure du rachis primaire et les deux demiarcs A,( vers la face antérieure. De la sorte, les deux rachis que nous devons comparer entre eux, ont leurs plans de symétrie parallèles et leurs sorties sont aussi disposées parallèlement. Malgré cela la masse libéro-ligneuse du rachis secondaire conserve un aspect très différent de celle du rachis primaire. Il paraît difficile de retrouver dans les fig. 77 et 80, pl. XI, les diverses régions distinguées sur la trace foliaire normale.
Pour mener à bien cette comparaison, il faut avoir soin de