‹ Etudes sur la fronde des ZygoptéridéesChapitre 50 sur 119 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

Les rachis tertiaires d’ A. westphallensis sont peu connus. 11 semble que la masse ligneuse se réduise à un anneau à arc postérieur épaissi.

Revenons maintenant un peu en arrière; la lecture des rachis secondaires va nous servir à mieux comprendre le phénomène de la sortie sur le rachis primaire. La pièce sortante nous a semblé produite toute entière aux dépens de la base de l’antenne antérieure ; ceci n’est qu’une apparence. En réalité les extrémités E de l’anneau sortant définitif (fig. 9 du texte), c’est-à-dire les régions polaires, sont fournies par le filament et par conséquent leur origine première remonte aux renflements récepteurs antérieur et postérieur. Suivons par la pensée la petite masse ligneuse E, destinée à former l’une des extrémités de la pièce sortante; elle prend naissance sur le renflement récepteur , cubulte de 90° en pivotant autour du pôle A, dont le rôle directeur est ainsi mis en évidence, puis se meut parallèlement à l’antenne ; elle est précédée et suivie d’autres masses ligneuses semblables à elle, destinées aux sorties successives; nous ne savons pas distinguer ces masses les unes des autres ; il n’en est pas moins vrai que le filament est constitué par des sorties ou des fractions de sorties accumulées à la file. Quand la masse ligneuse E que nous considérons, en glissant le long du filament, a atteint le niveau où se produit à intervalles réguliers un anneau réparateur interne, elle est entraînée sur un anneau sortant définitif, dont elle sert à unir les arcs An et P„ (fig. 9 du texte, page 82).

L'anneau sortant définitif comprend donc plusieurs parties ; une partie centrale composée d’un arc postérieur P„ et d'un arc antérieur Aw, est produite aux dépens de la base de l'antenne antérieure ; ces arcs ne subissent pas de rotation parce qu’ils naissent tout tournés de 90°. Ils sont réunis par deux parties recourbées en crochets E, issues l'une du renflement récepteur antérieur, l’autre du renflement postérieur; ces parties naissent parallèlement à la pièce mère, mais subissent une rotation de 90°, à laquelle nous avons effecti-

GENRE AXKYROPTERIS.

vement assisté et ce sont elLes qui déterminent L'orientation de la pièce sortante toute entière (fig. 73, pi. X).

Ces faits établissent tonte l'importance qu'il faut attacher aux renflements récepteurs et aux pôles fondamentaux. Non seulement les pôles A sont les centres de différenciation ligneuse de la pièce principale ; test encore à partir (Veux et autour (Veux qu'évoluent toutes les sorties. Les renflements récepteurs engendrent les régions polaires E de la pièce sortante. Les deux arcs ligneux successifs A» et PM, issus directement de la base de l'antenne antérieure, malgré leur volume n'ont plus dès lors qu'une valeur secondaire. Ils renforcent la pièce sortante, mais ils 11e jouent qu'un rôle accessoire dans son édification. La preuve en est que sur les rachis secondaires,- ce renforcement de la sortie 11‘a pas lieu ; la sortie est alors produite toute entière par le renflement récepteur postérieur, elle liait presque parallèle à la pièce" mère et tend ensuite à tourner de 90° comme sur le rachis primaire. Nous avons dit que ce mouvement de rotation n’atteignait pas son plein effet. Gela tient à la structure plus simple du rachis secondaire ; le filament n'est plus appliqué contre l'antenne postérieure comme sur les gros rachis, et la boucle sortante redressée se trouve plus ou moins parallèle à la pièce mère (fig. 10 du texte).

Chemin faisant, nous avons constaté que la fronde à' A . west phaliensis se conforme exactement à la deuxième règle énoncée page 87 : la masse libéro-ligneuse du rachis secondaire est une réduite de la trace foliaire du rachis primaire.., etc.

Si l’anneau sortant définitif nous apparaît comme très différent au premier abord de la trace foliaire, qui lui a donné naissance, il n’en est plus de meme si nous le comparons à cette même trace foliaire, quand elle est encore au voisinage du stipe. La fig. 88, pl. XII. représente une trace foliaire à' A. corrugata , qui vient de se séparer de la masse libéro-ligneuse du stipe ; nous voyons que cette trace possède une masse libéro-ligneuse ovale, courbée, à concavité

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