DEUXIEME PARTIE
prendre une section transversale pratiquée dans un rachis secondaire à un niveau où la masse libéro-ligneuse a déjà acquis tous ses caractères ; on reconnaîtra alors que le bois a grossièrement la forme d’un 8 couché (fig. 10 du texte), c’està-dire qu’il comprend une havre ligneuse horizontale et deux boucles périphériques, suivant les expressions employées par Williamson pour le rachis primaire.
Ceci n'est toutefois qu’une homologation superficiel1 e, car nous savons, qu'il n'y a que deux pôles fondamentaux sur le
Fig. 10. — Masse ligneuse d’un rachis secondaire d’ Ankyroptens west filial iensis.
Api, apolaire médiane.
K/>, H p, renflements récepteurs postérieurs.
Fi, filament.
S, anneau sortant.
A, pôles fondamentaux.
rachis secondaire au lieu de quatre. Si celui-ci est vraiment, comme tout nous le fait supposer, tourné de 90° par rapport au rachis primaire, il faut en rétablissant l’orientation normale pouvoir donner une identification précise de ses diverses parties, sous peine de n’avoir émis qu'une assertion hypothétique.
Voici cette identification (fig. 76 et 77. pl. XI) :
La région centrale renflée de l’arc postérieur P„, composée de gros éléments scalariformes à concavité postérieure représente Lapolaire médiane Agi. du rachis primaire.
Les extrémités renflées en forme de crochets de l’arc P„ représentent par conséquent deux renflements récepteurs postérieurs terminant deux antennes postérieures très courtes; devant ces rendements récepteurs nous trouvons les deux pôles fondamentaux og et og, homologues de A1/, etAg du pétiole primaire. Chaque rendement récepteur se prolonge par un demi-arc antérieur A„qui ne peut être homologué qu'au filament Fi. Il y a un filament droit et un filament gauche, qui viennent s'appuyer par leurs extrémités libres sur Lapolaire médiane (fig. 10 du texte, fig. 77, pl. XI).
GENRE AXKYROPTERIS.
Nous retrouvons doue les différentes régions de la trace foliaire sauf les antennes antérieures et les pôles fondamentaux correspondants, qui n’existent pas ici ; pour expliquer leur absence, il faut admettre que la face antérieure de la masse ligneuse du rachis secondaire a subi une réduction considérable.
Examinons un rachis secondaire en voie de ramification (fig. 10 du texte, fig. 80, pl. XI). La sortie est constituée par une petite boucle ligneuse S, qui prend naissance aux dépens du filament; l’anse antérieure du filament forme une hernie, qui se détache de la pièce principale par un étranglement. Ainsi sur les rachis secondaires, la pièce sortante apparaît sous forme d’un anneau, comparable à l’anneau sortant définitif du rachis primaire, mais cet anneau est émis tout entier aux dépens du filament, lequel est en relation directe avec le renflement récepteur postérieur. 11 n’y a plus d’antenne antérieure et partant plus d’anneau réparateur interne ; le mode d’émission de la sortie est très simplifié. Quant aux parties restantes de la trace foliaire, elles sont moins différenciées les unes par rapport aux autres que sur le rachis primaire ; elles se fondent pour ainsi dire en un seul arc ligneux ondulé à extrémités recourbées.
Une conséquence très curieuse de la réduction de la face antérieure du système libéro-ligneux sur les rachis secondaires (VA. westptialiensis est de donner à ce système l’aspect d’une chaîne à courbure directe. Cet aspect est encore mieux marqué sur les rachis secondaires de Zygopteris duplex et de Diplolabis Rômeri.
•On observe encore sur les rachis secondaires dVL westphaliensis , que le plan de symétrie des pièces sortantes n'est plus aussi nettement perpendiculaire à celui de la pièce principale. La pièce sortante tend à se redresser et à se placer parallèlement à la pièce principale. Nous verrons plus loin, que les rachis secondaires des Zygoptéridées ont une tendance générale à suivre la règle de l’édification parallèle, énoncée ci-dessus pour les plantes actuelles.