DEUXIEME PARTIE
assimilateur et un épiderme, visibles partiellement sur nos fig. 83 et 85, pl. XII. La surface porte de nombreuses expansions, constituées par des cellules sclérifiées allongées. Ces émergences paraissent être des épines , plutôt que des écailles (pii., fi g. 83).
La masse ligneuse comprend une barre horizontale terminée par deux boucles périphériques, suivant les expressions de Williamson. Pour plus de précision, nous dirons que la lame ligneuse horizontale est une apolaire médiane épaisse (Api., fig. 84 et 86, pl. XII), à peu près rectangulaire ; elle est courbée, d’une façon à peine sensible sur nos figures. Sur d’autres exemplaires, on constate que sa concavité est tournée vers l’extérieur.
Aux extrémités de l’apolaire médiane s’élèvent quatre antennes très courtes, Ant. a, Ant. p (fig. 84) ; les deux antennes antérieures sont plus fortes. Chaque antenne se recourbe en crochet à son extrémité pour former un renflement récepteur, Ra , jRp , peu marqué et arrondi. Devant chaque renflement récepteur, il y a un pôle fondamental. Les deux renflements récepteurs d’un même côté sont unis par un filament grêle, Fi, composé de très petits éléments scalariformes.
Les boucles périphériques sont remplies par un tissu à parois minces (liber ou fibres primitives), bien visible sur nos fig. 84 et 86. Le liber tapisse en outre toute la périphérie de la masse ligneuse ; il forme deux maxima,- l’un sur la face antérieure, Mfl, l’autre sur la face postérieure de l’apolaire médiane. Les grosses cellules criblées sont écrasées vers l’extérieur (fig. 84 et 86).
Ce qui frappe dans la trace foliaire à’ A. corrugata , c’est la réduction des antennes et des renflements récepteurs. Cette réduction est en rapport avec le faible volume de la pièce sortante. L’anneau sortant définitif est en général très petit. Il se forme au même niveau que dans la trace foliaire d 'A. ivestphaliensis, c’est-à-dire en face de l’antenne antérieure au-dessus de son point d’insertion sur l'apolaire médiane.
GENRE AN K YROPTERIS .
Mais ici, la base de l’antenne ne collabore plus à l’émission de la sortie, qui est par suite très simplifiée.
Il n’y a pas d’anneau réparateur interne ; la sortie est produite toute entière aux dépens du filament. Celui-ci forme une hernie (S, fig. 84, pi. XII), qui se sépare par un étranglement, en donnant d’emblée l’anneau sortant définitif. Cet anneau est un peu allongé verticalement, ou tout à fait circulaire (S, fig. 85 et 80). Il est difficile de le suivre jusque dans le rachis secondaire ; il semble prendre une structure analogue à celle qu’on observe sur les rachis secondaires et tertiaires à' A. westphaliensis .
Les rachis secondaires sont probablement très écartés les uns des autres et il est rare de trouver des sections d’A. corvugata en voie de ramification. C’est pourquoi nous sommes très reconnaissant à M. le Professeur de Solms d’avoir bien voulu nous communiquer la préparation, qui a fourni les fig. 85 et 86, pl. XII ; nous le prions d’agréer tous nos remerciements.
Le procédé simplifié d’émission de la sortie, que nous ' rencontrons chez A. corvugata, confirme les interprétations que nous avons données de ce phénomène chez A. ivestfhaliensis. Ce sont les renflements récepteurs et les pôles fondamentaux, qui jouent le rôle important dans cette émission ; La base de l’antenne antérieure n’a qu’un rôle accessoire, c’est de renforcer directement la pièce sortante, qui sans cela serait trop faible, c’est-à-dire de mettre directement le système ligneux du rachis secondaire en relation avec le gros réservoir d’eau constitué par l’antenne et l’apolaire médiane. Chez A. corvugata , au contraire, la pièce sortante étant très faible, l’antenne n’intervient pas directement dans la sortie.
Chez A. corvugata , les deux moitiés de la pièce sortante ont suhi chacune une rotation de 90°. L’anneau sortant tout entier est donc tourné de 90°. Ainsi s’explique son orientation. Si nous traduisons ces faits en langage ordinaire, nous dirons que le système ligneux du rachis secondaire a, à sa base, la forme d’un cylindre résultant de la fusion de deux cordons