‹ Etudes sur la fronde des ZygoptéridéesChapitre 57 sur 119 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

L’ensemble de la masse ligneuse rappelle assez exactement la forme d’une hache à deux tranchants (francisque) ; elle ressemble également à un sablier ou à une clepsydre. Cette dernière remarque est importante, car des formes de trace foliaire analogues se rencontrent d’après Stenzel chez les Clepsydropsls et les Asterochlœna, qui appartiennent à la famille des Zygoptéridées.

Le liber n’est pas conservé. Les tissus enveloppants offrent les mêmes caractères que chez A. corrugata et A. westphallensis : un tissu fondamental à grandes cellules, continué par une gaine mécanique sclérifiée, g. s ., à cellules de plus en plus petites, en allant de l’intérieur vers l’extérieur. Le tissu assimilateur et l’épiderme ne sont pas conservés.

Sur l’une de nos préparations, on observe à côté de la masse ligneuse principale une pièce sortante volumineuse (S, fig. 66, pl. IX), dont on ne trouve malheureusement plus trace sur l’autre préparation. Cette pièce sortante offre une ressemblance manifeste avec celle ( VA . westphaüensis ; nous pourrions dire, qu’elle lui est identique (comparer les fig. 67, pl. IX et 77, pl. XI). Nous la décrirons donc en nous servant de notre vocabulaire habituel : elle comprend une apolalre médiane renflée, Api. , deux renflements récepteurs R p, en forme de crochets et deux filaments, Fl, épais et courts, qui viennent s’appuyer par leurs extrémités sur la face antérieure de l’apolaire médiane (fig. 67, pl. IX). Chaque filament est constitué par une double rangée de petits éléments scalariformes.

Ainsi la pièce sortante se lit comme la pièce mère, en remarquant : 1° qu’elle est tournée de 90°, 2° qu’elle a subi une réduction très forte de sa face antérieure. 11 n’y a pas d'antennes, ni de renflements récepteurs antérieurs. Quant aux régions delà trace foliaire, qui sont conservées sur le

rachis secondaire, elles sont elles-mêmes moins différenciées

les unes par rapport aux autres. Les renflements récepteurs postérieurs prolongent l’apolaire médiane et les antennes postérieures sont absorbées en quelque sorte par ces trois régions.

GENRE AXKYROPTERIS.

La pièce sortante s’éloigne déjà dans le rachis secondaire dont le contour commence à se dessiner sur la section transversale (fi g. 66, pl. IX). Il nous manque les états de la sortie correspondant aux stades d’anneau réparateur interne et d’anneau sortant définitif. Cependant, il est aisé de les reconstituer en nous aidant des fig. 77, 76, pl. XI et 73, pl. X, qui nous ont servi pour A. ivestphaliensis. Nous supposerons, que nous descendons le rachis primaire, de

Fig . 12. — Ankyropteris Will iamsoni, masse ligneuse accompagnée d’une pièce rentrante C’estlafig. 67, pl IX schématisée.

Ha, R p, renflements récepteurs.

A, A, pôles fondamentaux de la pièce mère.

Fi, filament.

6^, Ô%, pôles fondamentaux de la pièce rentrante.

Api., apolaire médiane.

manière à voir comment la pièce rentrante vient s’attacher sur la pièce mère (fig. 12 et 13 du texte).

La partie rentrante prendra d’abord la forme d’un anneau allongé, courbé, à concavité antérieure analogue à celui d 'A.

ivestphaliensis (fig. 73, pl. X). et comme sa longueur est au moins égale à la distance des deux renflements récepteurs delà pièce mère, les extrémités de l’anneau rentrant viendront s’attacher précisément sur ces deux renflements récepteurs. Eu même temps le filament se déprime et vient se coller sur l’extrémité de l’ apolaire médiane et sur les antennes. La boucle périphérique disparaît donc et les deux pôles fondamentaux de la pièce mère deviennent intérieurs au bois ; ils s’éteignent un peu plus bas. Sur notre

Fig. 13. — Anki/ropteris Will iamsoni, état plus avancé de la rentrée, tel qu’on peut le construire en partant de ce que l’on connait chez A. westphaliensis.

Pn> arc postérieur de l’anneau rentrant.

An, arc antérieur de l’anneau rentrant.

8^, pôles fondamentaux de l’anneau rentrant.

A, A, pôles fondamentaux de la pièce principale.

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