DEUXIEME PARTIE
fig. 67, pl. IX; la boucle périphérique droite est déjà très réduite et permet de prévoir tous les phénomènes que nous reconstituons ici.
Dans une deuxième phase qui correspond à nos fig. 71 et 69, pl. X, d ’A. westpJialiensis , l’arc antérieur Art de l’anneau rentrant s’unit au filament pour donner un anneau réparateur interne, puis une masse de bois pleine à petits éléments scalariformes, qui s’efface peu à peu en descendant. Elle se fond dans l’apolaire médiane et les antennes. L’arc postérieur Pw de l’anneau rentrant reproduit le filament de la pièce mère. Les deux pôles 3 de l’anneau rentrant remplacent les pôles A de la pièce mère.
Nos fig. 12 et 13 du texte achèveront de mieux faire comprendre ce mécanisme.
L Anhyropteris Wüliamsoni , nous offre donc un cas particulier très intéressant de la trace foliaire ankyroptéridienne ; c’est celui où le filament au lieu de représenter une série d’arcs ligneux accumulés à la file et destinés à un grand nombre de sorties successives, ne représente que l’arc postérieur P„, destiné à une seule sortie ; le filament sort en entier à chaque ramification et doit être réparé en entier. Il en résulte que la pièce sortante s'attache directement sur les renflements récepteurs comme cela se pratique chez toutes les autres Zygoptéridées (voir la troisième partie de notre travail).
Nous n’hésitons pas à admettre, que la sortie d 'A. William sonl offre le même degré de complication que chez A. westp/ialimsls à cause du volume de la pièce sortante, qui ne saurait être comparée à celle d’A. corrugata; cette dernière est très petite par rapport au volume de la pièce principale, c'est pourquoi son mode d’émission est très simplifié. Il n'en est certainement pas ainsi chez A. Wüliamsoni.
D'autre part, A. Wüliamsoni se distingue très nettement de la région supérieure du rachis primaire (V A. westphaliensis, comme cela résulte de la comparaison des fig. 67 et 65, pl. IX. Quoique très réduite la trace foliaire d A. west-
GENRE ANKYROPTERIS .
phaliensis conserve ici ses caractères essentiels ; en particulier les boucles périphériques restent très développées par rapport au volume total de la masse ligneuse; chez A. Williamsoni , nous avons observé au contraire que les boucles périphériques sont très réduites. Chez le premier les renflements récepteurs R sont arrondis, ils sont acuminés chez le second ; chez le premier les antennes sont bien détachées de l’apolaire médiane, chez le second elles sont fondues en partie avec l’apolaire médiane, etc.
En résumé, V Ankyropteris Williamsoni nous paraît une espèce parfaitement définie, tant par la forme de sa trace foliaire que par le mode d’émission de la pièce sortante. Celle-ci s’attache sur toute la hauteur de la pièce mère d’un pôle à l’autre ; les régions polaires de la pièce sortante subissent une rotation effective de 90° ; mais toute la région centrale naît toute tournée de 90°. En outre, nous voyons que rantenne postérieure collabore à la formation de la sortie au même titre que l’antenne antérieure.
D’ailleurs, la différence entre les deux faces de la trace foliaire est à peine sensible ; et l’on imaginerait sans aucune difficulté un type analogue, pourvu d’un plan de symétrie accessoire droite-gauche. Ces considérations nous aideront plus tard à relier le genre Ankyropteris , d’une part aux autres Zygoptéridées et d’autre part au genre Stauropteris.