OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES
C’est M. le ])r J). -H. Scott quia, pour la première fois, proposé d’une façon sérieuse de rapprocher le Stauropteris oldhamia desZygoptéridées. Dans une note parue en 1 905(3 1 ). il annonçait la découverte des sporanges de cette espèce el montrait qu’ils pouvaient être comparés aux sporanges de Zygopteris , décrits par B. Renault (25) en 1875, principalement à cause de leur position terminale.
Nous pouvons dire qu'avant la publication de cette note, la position systématique de S. oldhamia demeurait absolument indécise. A titre de document, nous croyons devoir citer un passage des observations de Williamson sur le Rachiopteris duplex (4 1 ) ‘ « I know of no recent fera inwbich the secondary branches of tbe petiote are tbus giveu olfin pairs, whicb pairs are disticbously arranged on tbe primarv axis, and eacb of wbich secondary petiotes sustain ternary ones arranged disticbously. Not only will a similar case corne before us on a la ter page of this Memoir in Corda’s genus Zygopteris , bat the structure of the Rachiopteris oldhamia jusl described , suggests the possibilité/ thaï a, somewhat similar arrangement may hâve existed in Us case ». ( îe passage est important, parce qu'il nous apprend : 1° que Williamson
avait constaté l’existence de quatre files de pièces latérales sur le rachis primaire de R. duplex, 2° qu’il avait fait la même constatation sur le rachis primaire de R. Laxatti (— Etapleris Scotti, P. Bertrand ; c’est le Zygopteris qui est décrit « on a later page of this Memoir »), 3° que Williamson pensait que S. oklhamia pouvait avoir aussi quatre files de pièces latérales, bien qu’il n’en eut aperçu que deux.
Il n’y a pas là toutefois l’idée nette d’un rapprochement entre S. oldhamia et R. duplex. D’ailleurs quelques pages plus haut, Williamson hésitait encore et se demandait s’il devait ranger S. oldhamia parmi les Lycopodiacées ou parmi les Fougères ; il a eu le grand mérite de se décider franchement pour la seconde alternative ; mais là s’est borné son effort, il n’a pas pu aller plus loin ; la phrase que nous rapportons ci-dessus, n’est donc qu’une opinion, émise en passant par l’auteur, et qui peut se résumer ainsi : A fépoque houillère, beaucoup de plantes possédaient une organisation bizarre ; certains organes avaient quatre files de pièces latérales et il y a lieu de se demander si l’on a affaire à des tiges ou a des pétioles; il se pourrait que le Stauropleris , qui vivait à cette époque et qui présente une structure déconcertante, soit un de ces organes énigmatiques.
Stenzel ne mentionne pas le Stauropleris oldhamia dans son travail sur les Tuhicaulis (37).
Nous citerons encore un passage du Lehrhuch der Ptlanzenpalœon tologæ de M. le Professeu r Potonié (23), qui contien t des allusion, également très vagues, à la position probable du Stauropte, is. Au sujet du Knorripteris Mariana , qui aurait, dit-il, une trace foliaire en X, comparable à celles d’ Asplénium adiantum nigrum et de Scolopendrium vulgare , il s’exprime ainsi : « Einen daran erinnernden (4 theiligen) Bau zeigt übrigens schon die Rhachiopteride, Rachiopteris oldhamia , Will., ans dem productives Carbon, und als Uebergangsbildung zu dem Verhalten von Zygopteris , die von Renault bekannt gemachten, Diplolabis genannten Gulm Reste ».