‹ Etudes sur la fronde des ZygoptéridéesChapitre 71 sur 119 · E. SCOTTI · texte numérisé non relu

E. SCOTTI

Pôles fondamentaux.

Apolaire médiane.

Pédoncule.

Pièce réceptrice proprement dite.

Pent-on passer directement d’E. Scottl à I). Romeri? Pour cela, il faudrait supposer que les pièces réceptrices proprement dites se réduisent progressivement, jusqu’à n’ètre plus que de simples renflements récepteurs, tandis qu’au contraire les pédoncules s’épaississent et s’allongent jusqu’à devenir des antennes, les pôles fondamentaux ne subissant qu’un déplacement corrélatif de ces deux modifications. C/est ce que nous pourrions croire, si nous 11e connaissions que les deux genres : Diplolabis et Etapterls. En réalité nous savons que Diplolabis est dérivé du genre Metaclepsydro psls et nous allons montrer qu'il en est de meme des Etapterls.

Nous connaissons en effet deux plantes intermédiaires ; ce sont : E . dlupsllon Will. et E. Tublcaulls Gæpp. .

E . dlupsllon a été découvert par Williamson (43) dans les nodules du Bulllon Coal de YUpper foot mine. Il se relie sans peine à Y Etapterls Scottl. La masse ligneuse très grande se compose d’une apolaire médiane rectangulaire allongée et de quatre pièces réceptrices minces et longues (R, fig. 110, pi. XVI). Ces dernières sont légèrement arquées et s’effilent en pointe à leur extrémité. L’émission des pièces sortantes offre ici les mêmes états successifs (fig. 6, pl. I), que chez E . Scottl. La différence entre les deux espèces réside à première vue dans la forme des pièces réceptrices proprement dites, et surtout dans la nature des pédoncules, Ant. (fig. 110, pl. XVI) ; ceux-ci au lieu de n'être composés que d'une seule file de vaisseaux ligneux sont épais et adhèrent largement à

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l’apolaire médiane. Il en résulte évidemment nue individualisation moins nette des pièces réceptrices proprement dites. Nous en conclurons qubfe7. diupsïlon est moins différencié qu'Æ7. Lacattei et E . Scotti.

E. TuUcaulls à son tour est moins différencié qn'E. (Uupsilon. Cette espèce a été découverte dans le calcaire de Falkenberg par Gœppert, qui l’a rapprochée avec raison du Zygopteris primaria ; nous allons voir que ces deux espèces sont en réalité plus éloignées l’une de l’autre, qu’on ne pouvait le supposer du temps de Gœppert; on ne connaissait alors ni les Diplolabis, ni les Metaclepsydropsis , ni les trois Etapteris , que nous venons d’étudier.

La trace foliaire d JE. Tubicaulis représente une trace à? Etapteris très condensée (fi g. 93, pl. XIII; fi g. 109, pl. XVI). La masse ligneuse comprend une apolaire médiane très courte. Api., et quatre pièces réceptrices proprement dites, R, grosses et arrondies à leurs sommets, unies à l’apolaire médiane par des pédoncules très larges, Ant. ; apolaire médiane, pédoncules et pièces réceptrices ont sensiblement la même épaisseur. Tout l’ensemble a un aspect beaucoup plus lourd et plus massif que chez E.diupsilon. On remarquera la bande de petits éléments scalariformes (G, fig. 9.*], pl. XIII). qui bordent la face externe de la pièce réceptrice, au-dessus du pôle fondamental et qu’on observe aussi chez E . dmpsilon ; cette bande représente l’ébauche de la demipièce sortante au stade 1.

Le mécanisme de la sortie demeure le même que chez E . Scotti et l’on observe toujours que les sorties libérées cheminent pendant au moins quatre segments à l’intérieur du rachis primaire avant de se rendre dans les rachis secondaires auxquels elles sont destinées (1) (fig. 2, pl. I ; fig- 109, pl. XVI).

Si nous plaçons à côté de la trace foliaire (Y Etapteris

(1) Cette observation est due à M. de Solms (35).

Tubicaulis, celle de Metaclepsydropsis duplex (fi g. 90 et 91, pl. XIII), nous serons frappés de la grande ressemblance qu’elles présentent entre elles. La seconde paraît être une condensation de la première. Pour passer de l’une à l’autre, il suffit de supposer que la masse ligneuse du Metaclepsyd.ropsis a continué à s’amincir en son milieu ; que Va polaire médiane s’est allongée un peu aux dépens des renflements récepteurs , qui du même coup sont devenus plus sveltes et moins épais, enfin que les pôles fondamentaux se sont écartés à une petite distance de l’axe de symétrie droite-gauche.

Nous avons remarqué qu’à la fin du stade 2 de l’émission de la pièce sortante du M. duplex , la moitié correspondante de la trace foliaire rappelait beaucoup le Diplolabis Rômeri . De même, au début du stade 1, la moitié gauche de la trace foliaire de M. duplex (fig. 14 du texte, fig. 91, pl. XII 1), rappelle étonnamment VE tapteris Tubi coulis , tant par la situation des pôles, que par la forme des pièces réceptrices (fig. 93, pl. XIII).

On peut même se demander s’il ne conviendrait pas de ranger E . Tubi coulis dans le genre Metaclepsydropsis. E. Tubicaulis est bien un E tapteris ; il possède déjà les caractères essentiels de ce dernier genre, c’est-à-dire l’apolaire médiane et. les pédoncules, bien marqués, puisque les pôles sont remontés le long des pièces réceptrices ; il ne se forme plus de boucles périphériques temporaires du moins d’une façon aussi nette que chez M. duplex; enfin le grand nombre de pièces sortantes visibles sur une même section transversale est encore un caractère des E tapteris (fig. 2, pl. I).

Résultats du Chapitre 111. — 11 résulte de ces consul érations que depuis le Clepsydropsis antiqua jusqu’à V E tapteris Lacattei , nous avons une nouvelle série de formes, qui dérivent les unes des autres par des modifications continues de la trace foliaire. Les E tapteris ne sont donc pas dérivés des Diplolabis ou des Zyyopteris , mais ils forment une série parallèle à la série : I). Rômeri — E. forensis — Z . primaria.

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Chez le Metaclepsydropsls duplex , nous avons observé V écartement progressif des pôles destinés à la pièce sortante. Etapter-is et Diplolabis sont dérivés tons deux des Metaclepsydropsis , mais dans deux directions divergentes. Tandis que chez Diplolabis les pôles fondamentaux s’éloignent définitivement de l'axe de symétrie droite-gauche pour se fixer au voisinage de l’extrémité des organes récepteurs, chez Etapteris , au contraire, les pôles fondamentaux s’écartent peu de l'axe de symétrie droite-gauche ; ils se fixent à une petite distance de cet axe. Dans le premier cas, nous aurons des traces foliaires avec des antennes très accusées et des renflements récepteurs de plus en plus petits ; dans le deuxième cas, nous aurons des renflements récepteurs très forts, très spécialisés, l’union de ces parties avec l’apolaire médiane devenant de plus en plus lâche. C’est ainsi que se forment les pédoncules , qui sont bien homologues par leur situation des antennes : ce sont des antennes demeurées courtes et qui tendent à devenir de plus en plus minces. Il y a. on le voit, une sorte de balancement entre les deux moitiés de la pièce réceptrice, entre la région pédonculaire et la région réceptrice proprement dite.

Nous désignerons chaque série par un numéro distinctif:

Série I. — Clepsydropsis — Metaclepsydropsls — E. Tu bien uUs — E. diupsilon — E . Scotti — E . Laça, lier

Série II. — Clepsydropsis — Metaclepsydropsls — D. Rômeri — I). forensis — Z . primaria.

Dans la série 1 comme dans la série II, l’ordre chronologique est respecté : E . Tubicaulis est le plus ancien des Etapteris , il appartient au Gulm; E. diupsilon et E . Scotti appartiennent tous deux au Westphalien inférieur; E. Lacaltei , enfin, est permien.

Dans les deux séries, nous voyons s’accentuer l'étranglement de la masse ligneuse, commencé chez Clepsydropsis ; il aboutit finalement à la formation d’une apolaire médiane,

rectangulaire et allongée, chez les types les plus différenciés : E . diupsüon , E. Lacattei d’un côté, Z.primaria de l’autre. Au contraire, l’apolaire médiane est très cou rte chez les types les plus voisins des Metaclepsydropsis , chez E . Tubicaulis et chez Diplolabis. Le parallélisme des deux séries est donc très remarquable et très satisfaisant.

Le genre Asterochlœna est demeuré en dehors de nos deux séries ; mais nous savons qu’il se rattache directement aux Clepsydropsis. Nous ferons pour lui une série spéciale, que nous appellerons IV.

Série IV : Clepsydropsis — Asterochlœna .

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