Pliysiologisclie Stiidien, 2. Hcft. Bremen 1831, p. i
2. Nous reuvoyoDS pour le iléveloppcmeiit de ce poiiit à la première partie de ce travail.
diacées (d'après les observations de M. do Morrcn et de nous-mêmes sur lesClosterium), et, d'un autre côté, le rôle d'organes fécondants que jouent les microgonidies chez les algues, permettent de présumer qu'on en viendra à trouver un jour des sexes chez ces organismes. Peut-être alors les cycles générateurs établis par MU. Naegeli et Braun répondront-ils à une alternance de générations dans le sens de M. Steenstrup.
Nous rencontrons dans tous les cas beaucoup d'exemples oîi nous sommes incertains sur la vraie nature des organismes auxquels nous avons à faire, et nous nous joignons à M. Naegeli' pour regretter qu'on n'ait point jusqu'ici d'oLservations sur le développement de beaucoup d'espèces et même de beaucoup de genres d'algues unicellulaires connus, et autres organismes voisins, et que par suite, non seulement leur place dans le système, mais encore leur qualité d'algues unicellulaires reste douteuse.
D'un autre côté nous pouvons dire avec M. Cohn '• que si les infusoires ciliés s'éloignent extrêmement du règne végétal, les infusoires flagellés sont construits [i\ beau "oup d'égards tout au moins) sur un type analogue aux zoogonidies de certaines algues et de certains champignons (surtout lorsqu'on comprend paimi ces deiniers les genres Achlya, Chytridium, etc.) et qu'ils semblent se multiplier suivant les mêmes lois Nous disons un type analogue et en cela nous différons de M. Cohn qui dit le même type. Mais nous ne voulons pas insister sur ce point qui nous entraînerait dans une discussion oiseuse. Nous pensons avec M. Cohn qu'il n'y a pas de différence absolue entre un règne animal et un règne végétal, sans cependant nous laisser entraîner pour cela dans tout le dédale de transformations que patronne M. Kùtzing.
11 en est, à notre avis, du règne animal en général, comme de plusieurs de ses classes, de celle des poissons, par exemple, en particulier. Rien ne semble au premier abord plus clair que l'idée de poisson. Il paraît très-facile de déllnir ce type au moyen des branchies, du cœur, du cerveau. Cependant on connaît d'un côté des poissons avec les rudiments d'une paroi longitudinale dans le cœur et avec des poumons (les Lepidosiren), et d'un autre côté un poisson sans cœur, proprement dit, sans différenciation objective du cerveau et de la moelle épinière, et même sans vertèbres (Branchiostoma). De là