Zeilsclirifl f. wiss. Zoologie. III. Bd. p. Til
5. Die Infusionstliiercheii auf ilire Eiitwickluiif; unlersuclil. Leipzig, 1854, p. 238.
4. Die liifiisionstbierclien, elc. Heterogoiiie des Chilodon CucuUulus, p. I2C-I58.
.'>. Il y a toutefois à objecter à celle mauiéro de voir qu'on trouve très-souvent des eaui rcnfermaDt des myriades
g4 ÉTUDES SUR LES INFUSOIRES
M. Cohn ' enfin a observé dans un animal qu'il considère comme VUroshjla grandis Ehr. " la formation de globules particuliers assez nombreux. Ayant écrasé un animal de cette espèce, il vil la plus grande partie de ces globules rester immobiles, mais d'autres se munirent de cils, et l'un d'eux s'écarta à la nage.
Il conviendra peut-être, en terminant ce chapitre, de dire quelques mots de la théorie de M. Perly sur la reproduction des infusoires. Ce savant croit avoir reconnu chez les infusoires ciliés une certaine classe de vésicules ou de corpuscules qui servent à la reproduction. Ce seraient là des germes comparables aux spores des végétaux inférieurs. M. Pertyleur donne le nom de blaslies. Il reconnaît ces blasties à ce qu'elles se présentent comme des corps indépendants loisqu'on écrase l'animal ou que celui-ci se décompose '. Il avoue n'avoir jamais vu trace de mouvement dans aucun de ces corps. — Chacun reconnaîtra que c'est là une manière de voir des plus hasardées, et tout aussi peu justifiée que l'admission des ovaires et des testicules de la théorie de M. Ehrenberg. En effet, toute substance douée d'nn certain degré de consistance, et susceptible de se présenter sous la forme d'un corps à contours nets au moment de la dissolution de l'infusoire, pourrait passer pour une blastie. Lorsque nous entrerons dans une description plus exacte de la formation des embryons internes, il pourra sembler au premier abord que M. Perly ait entrevu la vérité; mais il l'a plutôt pressentie qu'entrevue. Il comprenait, comme beaucoup d'autres, que les infusoires devaient posséder un mode de reproduction autre que la division spontanée : c'est ce qui l'a conduit à sa théorie. A notre avis, on ne peut reconnaître un embryon, une blastie, pour parler le langage de M. Perty, qu'à des manifestations vitales, comme la présence d'un vésicule contractile, ou de l'ondulation de cils vibratiles. Tout jugement qui ne repose pas sur de pareilles bases est pour le moins prématuré.
de Cyclidium GUmcoma, el pas un seul Chilodon. De plus, M. Stein n'a point reconnu de bouche chez son prétendu Cycliduim. Or, les soies buccales étant précisément les caractères dislinclifs dn genre Cjclidiuni, nous croyons qu'il est fort permis de douter que les embryons en question soient réellement identiques avec le Cyclidium Glaucomo (Note de 1860).
t. Zeitschrilt l'iir wiss. Zoologie. III"'' Bd.
2 II est bien difficile de déterminer quel était l'animal que M. Ehremberg désignait sous ce nom. Peut-être étaitce notre Oxylricha Vroslyla. Dans tous les cas, le dessin de M. Cohn est beaucoup trop imparfait pour ([u'il soit permis de décider si l'animal observé par lui était une Oxytrique, un Kondylostome ou autre chose. (Note de I8G0).
5. Zur Keimtniss der kleiusten Lebensformen. Rern, I8,S2, p. 67.
BT LES RHIZOPODES. 85
Aussi M. Perty a-t-il été entraîné par sa théorie dans une longue suite d'erreurs. Les granules du Paramecium Bursaria Focke ( Pai', vprsutum Perty) sont par exemple à ses yeux des blasties '. Or, nous verrons à propos du mode de reproduction de cet animal, que ses véritables hlaslies sont produites par une segmentation du nucléus et non par les granules porteurs de la chlorophylle ".
Telle est à notre connaissance tout ce qu'on a fait connaître d'important jusqu'ici sur le développement des infusoires ciliés et des Rhizopodes. C'est une base bien peu large, et nul ne peut s'attendre à ce que, avec un pareil point de départ, on en vienne à lever tout d'un coup le voile tout entier. Nous serons heureux si l'on nous concède qu'à ces différents traits nous en avons ajouté quelques autres qui donnent à l'esquisse quelque chose de plus ferme et de plus décidé.