‹ Études sur la infusoires et les rhizopodes; (volume 2)Chapitre 41 sur 65 · ET [)V · texte numérisé non relu

ET [)V

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(Cas divers de parasitisme.)

Nous avons vu dans la tentative de M. Stein de faire des Acinétiniens un étal particulier des Vorticellines , ayant poui' but la production des jeunes , combien il est facile de se laisser entraîner dans un labyrinthe d'erreurs, lorsqu'on cherche trop ardemment à pénétrer le mystère qui a entouré jusqu'ici le mode de propagation des infusoires. Il ne faut procéder qu'avec une circonspection extrême sur ce chemin scabreux, où l'on ne voit souvent pas bien où l'on va. Un exemple de la facilité extrême avec laquelle on peut être entraîné dans des combinaisons erronnées se présente à nous dans les observations que nous avons été appelés à faire sur une Epistylis {E. plicatilis Ehr. ) durant l'été de l'année 1855. Nous avons longtemps llotté dans le doute, ignorant la manière dont nous pouvions interpréter les phénomènes singuliers que nous avions sous les yeux, et nous voyant entraînés, bien malgré nous, dans un dédale de métamorphoses bien autrement embrouillé et compliqué que celui que M. Stein nous a

dépeint. Mais tout à coup la lumière s'est faite, le fil conducteur s'est retrouvé, le labyrinthe s'est évanoui, et nous n'avons plus eu à faire qu'à un phénomène fort simple, mais des plus intéressants par sa simplicité même.

Dans le commencement du mois de juillet 1855, nous dirigeâmes nos observations sur quelques colonies à'Epistylis plicatilis, que le hasard nous avait fait rencontrer sur une Paludine (Paludina ackatina Brug). Ces colonies ou familles portaient, comme c'est souvent le cas, plusieurs individus de la Podophrija /juadripartita, dont M. Stein a fait une phase du développement de cette Epistylis. Ces individus variaient infiniment dans leur forme et leur grosseur, comme cela arrive habituellement. Mais nous ne fûmes pas peu surpris de trouver plusieurs rameaux des arbres épistyliens qui, au lieu de supporter chacun une Epislylfs, portaient une grosse boule, enveloppée d'une membrane à contour très-net, un kyste en un mot. Le contenu de ces kystes était fort opaque, comme du reste aussi nos Epistylis elles-mêmes, qui trouvaient une nourriture abondante dans le vase où nous les tenions renfermées. Aussi ne parvinmes-nous à distinguer ni la vésicule contractile, ni le uucléus de l'animal enkysté. Le kyste offrait l'aspect d'une coque ellipsoïde pleine d'une substance granuleuse uniforme. (V. PI. VIII, fig. 5).

Cela était un phénomène tout nouveau. Jusqu'ici personne n'a mentionné de kystes semblables chez ces Epistylis. M. Stein décrit bien des kystes formés par les Epistylis plicatilis ' au moment où, suivant lui, elles vont se transformer en Podophrya. Il a vu les Epistylis se munir d'une couronne ciliaire postérieure, se détacher de la colonie, nager un certain temps librement dans l'eau, puis venir .se fixer sur la coquille de la Paludina, non loin de la famille dont elles faisaient partie naguères. A leur extrémité postérieure, se produit alors un nouveau pédoncule, qui reste excessivement court; la couronne ciliaire postérieure ondule lentement pendant quelque temps encore , sans cependant que l'Epistylis fasse saillir au dehors son organe vibratile (le front dans la nomenclature de M. Ehrenberg). Avant même que la sécrétion du pédicule soit achevée, le corps prend une forme ovoïde et se couvre, sur toute sa surface, d'une couche gélatineuse qui s'épaissit par suite d'un nouveau dépôt de matière sur sa surface interne.

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