L'Iiistilul I83G. N" 164, p
2. Histoire naluiplle des Infusoires, p. 28. ">. Die Int'iisiinislhiere, etc., |>. 160.
t. Zur Keinitniss, etc., Heni. ISoi.
j. Depuis lors, nous avons vu également des conjugaisons de 7 et s individus chez VArl. Sol. elVA. Eichlioniii. (Note de 1860)
tous les casVès habituel de voii' des conjugaisons de deux, trois et quatre Actinophrys. Il est certain, il est vrai, que du fait qu'on rencontre une Actinophrys d'une constitution évidemment multiple, il ne faut pas conclure immédiatement à l'existence d'une conjugaison. Un individu en forme de biscuit peut, en effet, résulter aussi bien d'une division spontanée qui commence que d'une fusion qui vient de s'opérer. Mais, dans tous les cas, c'est un fait indubitable, que les exemples de conjugaison sont, chez les Actinophrys, plus fréquents que ceux de division (V. PI. XII, lig. 10, un exemple de conjugaison de trois Actinophrys Eichhornii Ehr.).
Lorsque deux Actinophrys se rencontrent et se préparent à se conjuguer, leurs rayons s'entrelacent étroitement et chaque individu cherchant à retirer les siens, il en résulte un lent rapprochement des deux corps, rapprochement qui finit par aller jusqu'au contact. Il s'établit "alors une commissure d'union qui gagne peu à peu en largeur, à mesure que la fusion devient plus intime. Parfois, lorsque trois ou quatre Actinophrys sont conjuguées, leurs corps sont bien distincts et unis seulement pai' une substance intermédiaire, comme l'a déjà fait remarquer M. Stein. Cette substance est sans doute formée par la fusion des pseudopodes les uns avec les autres et finit par disparaître à mesure que l'union devient plus étroite. La conjugaison a lieu en effet souvent d'une manière beaucoup plus profonde que Iti savant niicrographe ne se le figure. «. Quelle que soit du reste la manière dont cette conjugaison ait lieu, dit-il ', à propos de son Actinofhrys octilata, cette union n'a jamais lieu jusqu'à la fusion de plusieurs individus en un seul etninique individu, dont la grosseur répondrait à la masse des individus composants. On voit au contraire, que, la conjugaison une fois opérée, les individus restent complètement séparés et ne sont unis ensemble que par leurs couches tout à fait périphériques. La conjugaison des Actinophrys n'est donc, à proprement parler, qu'une réunion organique de deux ou plusieurs individus en une société analogue à un polypier. »
L'union va cependant souvent beaucoup plus loin que ces paroles de M. Stein ne le font pressentir. La fusion est telle que la cavité du corps de l'un des individus communique directement avec celle de l'autre. On voit le contenu de l'une passer dans l'autre