‹ Études sur la infusoires et les rhizopodes; (volume 2)Chapitre 55 sur 65 · Loc cit., p · texte numérisé non relu

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ET LES nmzopoDES. 2'25

et vice-versà. Il n'y a en réalité plus qu'une seule cavité. La marche de cette fusion est d'abord excessivement lente, de sorte qu'il est difficile de la poursuivre jusqu'au moment où le nouvel individu résulté de la fusion de deux ait repris une forme ronde, dans laquelle on ne reconnaisse pour ainsi dire plus de trace de sa double origine. Mais nous avons vu cette fusion arriver jusqu'à un point tel que nous ne pouvons douter que ce moment n'arrive. D'ailleurs M. Kôlliker' raconte qu'il réussit sans peine, mais avec une grande dépense de patience à poursuivre deux individus, primitivement séparés, jusqu'à leur fusion complète en un seul aussi gros que la somme des deux composants et dans lequel il n'était plus possible de reconnaître les éléments des" deux individus. — Il est, du reste, à remarquer que soit VActinophrys Sol Ehr., soit VActinophri/s Eichhornii Ehr. ont une seule vésicule contractile, placée immédiatement sous la surface, de manière à former une forte saillie dans le moment de la diastole". Les individus en forme de biscuit % qui résultent de la fusion de deux Actinophrys, ont naturellement deux vésicules contractiles. Mais en outre on trouve de temps à autre des individus parfaitement sphéroïdaux, qui en possèdent également deux. Il serait fort possible que ces individus-là fussent le résultat d'une conjugaison complètement terminée. Dans tous les cas une conjugaison plus intime que celle qu'admet M. Stein existe très décidément dans la nature. L'été dernier (1855) nous avons trouvé dans la mer du Nord, sur les côtes de Norwège, un grand nombre d'Actinophrys, que nous ne pouvons différencier spécifiquement de 1'^. So/Ehr. Les cas de conjugaison de deux et de trois individus étaient des plus fréquents et là aussi nous avons constaté le passage des vacuoles (bols) de M. Dujardin de l'un des individus à l'autre.

C'est là un phénomène tout semblable à celui que M. Alex. Braun" a décrit chez

i. Da gelang es mir bald, tlil M. Kôlliker, obne Miihe, aber mil viel Zeilaufwand in einem Falle zwei anfangs vôllig gelreniitu Indiviilueu, successiv bis zu ibrer vollsiandigeu VerscUmelzung in ein gj'ôsseres einfaches TLier zu verlolgtD (Kôlliker : Das Sonnenthieicben. — Zeilscbr. t. wiss. Zoologie. 1849, p. 207-208).

3. C'est par erreur que M. de Siebold considère le nombre ,de deux vésicules conlractiles comme normal chez 1'j4c(i Sol. (y. Handbiicli der ïergleicbtuden Anatoniie, \>. 22.)

3. C'est sur ces individus en forme de biscuit, résultant de la fusion de denx, que M. Elirenberg a fondé son Actinophrys difformis (Ebrenberg : Infusionsthiere, PI. XXXI, fig. VUl, 12;, comme M. Alex. Braun (Ueber die Erschei;iuDgen der Verjiingung, p. 304) l'a déjà fait remarquer. A en juger par la figure de M. Ebrenberg, il semble même que ce savant ait eu sous les yeux des individus chez lesquels le degré de fusion était déjà plus avancé que <elui qu'indique M. Stein. — VActinophrys difformis Dujard. est un rhizopode essentiellement différent de celui de M. Ebrenberg. Quant à \'Act difformis l'erly, c'est la Podophiya fixa Ehr.

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