Fi-oriep's Notizen 18i
li. Wiegmann's Ardiiv, IHt!). — Zeitscliiill fur wiss. Zool, Ul'c Bd. — Die Inl'usionsthierchen, etc. Leipzig, 185i. (i. T,(ie cit, p. Ili:i.
254 ÉTUDES Sl'h I,ES INFUSOIRES
il se le figurait à tort, constante de plusieurs «le ces germes enfermés simultanément dans la cavité de la mère, parlait suivant lui contre une telle idée, et s'opposait complètement à son admission.
Cependant nous avons démontré avec certitude chez certains int'usoires (Epislylis plicatilis et Paramecmm putrinum) et chez beaucoup d'autres, avec une probabilité qui touche de bien près à la certitude elle-même, que les embryons se développent aux dépens du nucléus. Nous avons reconnu que le partage préalable de ce nucléus est une circonstance tout à fait accessoire. Tantôt il se divise, tantôt non, mais dans tous les cas les embryons se forment, ou bien dans le nucléus tout entier, ou bien dans l'un des fragments de cet organe. L'idée énoncée dans l'origine, par M. Focke, se trouve donc confirmée.
Il se présente ici trois hypothèses : ou bien le nucléus est réellement un utérus dans lequel les embryons se développent, ainsi que M. Focke l'a prétendu, ou bien c'est un ovaire dans lequel les œufs se développent avant de le quitter; ou bien, enfin, c'est un embryogène avec ou sans relation, avec des fonctions sexuelles. En présence de ces diverses suppositions, nous devons nous déclarer neutres. Le rôle à attribuer au soidisant nucléole, lorsque cet organe existe, est également incertain.
Parfois un seul embryon se développe dans le nucléus ou dans un fragment de cet organe, mais parfois aussi, et cela dans les mêmes espèces, il s'en développe un nombre plus grand, ou même souvent fort considérable. On ne peut toutefois rien voir dans ce fait qui annule de prime abord la possibilité de l'existence d'ovules chez les in fu soi ras.
Les données des autres observateurs peuvent facilement se mettre d'accord avec nos propres observations, avec l'exception toutefois d'un cas rapporté par M. Stein, cas dans lequel ce savant crut devoir admettre que l'embryon se formait autour d'une partie du nucléus. Il observa en effet un corps qu'il considérait comme un embryon, et dont il vit la masse interne unie au nucléus du parent. On peut se demander, toutefois, si ce n'était pas là tout simplement une division spontanée du nucléus. ('ela ne nous semble point improbable.
Nous avons toujours vu les embryons ainsi formés se recouvrir de cils sur tout ou partie de leur surface, et s'écarter à la nage. C'est là ce qui a lieu même chez les
espèces qui , à l'état adulte , sont glabres et dépourvues d'organes locomoteurs.
Nous avons maintenant à ajoulei" quelques mots sur les pliénomènes observés par M. Stein chez la Vorticella rnicrostoma et la Voriicclla nelndifera, par M. Cienkowsky chez la Nassida virir/is, et par nous chez VUrnula EpisUjlulis. Chez ces ditïérenls animaux, il se ibrme, dans certains cas du moins, une multitude de forts petits embryons, dont la naissance enti^aîne la mort du parent .
Rapportons d'abord brièvement les observations de M. Cienkowsky, qui se trouvent complétées et expliquées par celles de M. Stein et par les nôtres. Cet observateur trouva un certain nombre de kystes de la Nassii/a viridis, dont le contenu devint indistinct, tandis que la vésicule contractile disparaissait, et que dans l'intérieur se formaient des cercles clairs, séparés les uns des autres par des intervalles plus obscui s. (les cercles développèrent de petits prolongements tubuliformes qui percèrent les parois du kyste, s'ouvrirent à l'extérieur et livrèrent passage à une foule de petits êtres ressemblant à des monades.
On voit que ce phénomène concorde parfaitement avec nos observations sur VUntula jEp?'sfi!//2V/«s. Malheureusement nous n'avons, pas plus que M. Cienkowsky, pu déterminer quelle était l'origine première des corps ovales que nous vîmes apparaître dans nos Urnula. L'hypothèse lapins probable, c'est qu'ils étaient résultés d'une division du nucléus. Ceci semble encore plus vraisemblable, lorsqu'on se rappelle les observations de M. Stein sur la Vorticrllu rnicrostnma, où ce savant vit un phénomène tout semblable commencer par la division du nucléus en un grand nombre de petits corpuscules. Nous avons vu une division toute semblable du nucléus chez la Vorticella rnicrostoma et aussi chez la V. nehuJifna non enkystée, M. Stein vit ces petits êtres monadiniformes (auxquels on n'a cependant pas encore réu.ssi à trouver de flagellum), produits dans le nucléus, grossir aux dépens du contenu du kyste dans lequel la Vorticelle s'était préalablement enlermée, et finir par le remplir exactement. Ils quittèrent plus tard le kyste de la manière déjà indiquée. S'il en est bien réellement ainsi, ce ne serait qu'une variété de la reproduction d'embryons par le nucléus*.
1. Nous avons déjà vu i|iic les obscivatioiis de M. Stein, coiuine ce savant ra reconnu, ont rainiorl au dévelop- [leinenl d'un Cliylridiuni. 11 eu est évideniniei I de même de colles de M. Cienkowski et pem-t'lre aussi des nftlres relatives à ITrutila Eiiistylidis. [Sole d/' ISfiU).
La production d'embryons internes est donc démontrée chez nn nombre fort considérable d'infusoires, et paraît résulter toujours d'une modification du nucléus entier oi! d'une de ses parties. Jusqu'ici elle a été constatée dans les groupes suivants :
A- Itirnsolres flagellés (?) ;
Peut-être faut-il en effet ranger ici le développement du Ch/orof/onium fuchlomm étudié par M. Weisse.
B. Infusairem suceurs:
A savoir, chez un grand nombre d'Acinétiniens appartenant aux genres Podophrya elArineta, par MM. Stein et Cienkowsky, ainsi que par nous, et de plus chez VOphryodendron abietinum, dans lequel nous avons aussi vu se former des embryons.