Sleiii, loc. cit., p. Mb
vésicule contractile. Mais il n'est point démontré que ces taches soit des ouvertures. A notre avis, il ne peut même en être question*. La signification de la tache n'est, il est vrai, pas très-évidente. Il est certain, toutefois, que c'est une place où le parenchyme est très-aminci, où la vésicule est peut-être même adhérente à la cuticule : ce qui n'est pas improbable, la vésicule étant logée dans l'épaisseur d'un parenchyme souvent fort mince. Certains infusoires, comme le Spirostomtim ambigiium, montrent cette tache en nombre multiple. M. Carter' la décrit, chez le Paramccmn Aurélia, comme étant une papille de la surface du corps, deux fois aussi longue que celle qui surmonte les Trichocystes, papille à laquelle la vésicule contractile est attachée et par laquelle il suppose que celle-ci se déverse à l'extérieur. Mais nous ne croyons pas qu'un déversement ait réellement lieu; car, s'il en était ainsi, la contraction de la vésicule devrait être accompagnée d'un courant dans l'eau extérieure avoisinante. Ce courant devrait mettre en mouvement les particules situées près de la surface de l'animal, etc. Or, on ne peut rien voir de tout cela , tandis qu'au contraire on peut s'assurer de la manière la plus positive que le contenu de la vésicule est chassé dans l'intérieur du parenchyme. S'il n'est pas encore démontré par là d'une manière parfaitement décisive que la vésicule contractile ne dépend pas d'un système aquifère, il en ressort tout au moins qu'elle n'est pas reliée à un système excréteur, comme celui qu'admet M. Carter. Ce savant considère en eflet les infusoires comme étant munis d'un système vasculaire excréteur, tians lequel la vésicule contractile est le réservoir principal et en même temps l'organe d'expulsion.
Chez les Vorticellines, la vésicule contractile est placée immédiatement à côté de ce que M. Carter nomme la cavité buccale (c'est la cavité que nous décrirons ailleurs sous le nom de vestibule), et M. Carter croit que la vésicule s'ouvre dans cette cavité. De son côté, M. Leydig^ dit également qu'il croit avoir vu que la vésicule est en communication avec l'extérieur, et cela dans l'enfoncement qui sépare la bouche de l'anus.
I. M. SlciQ refuse du reste a priori toute fonction respiratoire à l.t vésicule contractile. Il croit que chez les Vorticellines le large vcstil)ule, qni se remplit d'eau fraîche à chaque instant, est plus propre à permettre l'oxxgcnatiou des sucs parenchymateux, qu'une vésicule appendiculaire de si petites dimensions.
•2. Note ou Ihe Frosbwater Infuscuia of Ihe Island of Bombav. Anualsaud Mag. of Nat. Hist. Il Séries, XVUI, I83(i, p. 128.