‹ Études sur la infusoires et les rhizopodes;Chapitre 47 sur 108 · Col/iuniia nodosa. (Y. PI. 111, Fig · texte numérisé non relu

Col/iuniia nodosa. (Y. PI. 111, Fig

DiAG.NOSE. Colliuriiia à coi[iie iiicdloïc, cyliiidrique ou légèienieiit ivlri-cii' eu a\;iiil; pcdoiiculf muni d'un rcntleuicut OH bourrelet circulaire au niveau de la hase de la coque.

Cette Cothurnia est évidemment très-proche parente de la C. cnjslallina et de la C. maritima. Les animaux de ces trois espèces ne présentent aucune différence saillante. Les signes dislinctifs se bornent aux coques et aux pédoncules. Si l'on ne considère que la forme normale de chacune de ces trois espèces, on peut trouver dans le pédoncule un critère de distinction assez commode. En effet, chez la C. crijslallina la coque est sessile et l'animal l'est aussi ; chez la C. maritima, l'animal est sessile dans sa coque, mais celle-ci est portée par un pédoncule; enfin, chez la C. nodosa, ni l'animal ni la coque ne sont sessiles, et la partie du pédoncule, qui est à l'intérieur de la coque, est même, en général, plus longue que celle qui est à l'extérieur. Malheureusement, ces différences ne sont pas immuables, puisque, d'une part, on trouve des C. crystallina, dont la coque est portée par un pédoncule très-court, il est vrai, ou même dont l'animal est pédicellé à l'intérieur de la coque, et que, d'autre part, on trouve assez fréquemment des C. nodosa qui sont sessiles dans une coque pédicellée.

Une autre ditférence entre la coque de la C. nodosa et celle de ses deux voisines consiste en ce que sa surface n'est point parfaitement unie, mais présente une ou deux dépressions circulaires ou étranglements annulaires (V. Fig. -4). Toutefois, cette différence a aussi ses exceptions, cai- on rencontre des exemplau'es chez lesquels ces étranglements sont si insignifiants qu'on peut les considérer comme nuls ou à peu près.

Enfin, il est une particularité que nous avons remarquée chez tous les individus, sans exception, de la C. nodosa, c'est la présence d'un renflement du pédoncule en forme de bourrelet circulaire. Ce renflement occupe une place variable : tantôt il est situé immédiatement au-dessous de la coque, qu'il semble soutenir, tantôt il est appliqué également contre le fond de la coque, mais à l'intérieur de celle-ci. Chez les individus dont le pédicellé se continue à l'intérieur de la coque, il n'est pas rare de trouver un second renflement, tout semblable, au point où le pédoncule est uni à la base de l'animal.

Nous n'aurions pas hésité à considérer notre C. nodosa comme la C. maritima de M. Ehrenberg, si M. Stein n'avait donné une description circonstanciée et des figures de celle-ci sans faire aucune mention du renllement circulaire. Il n'est pas admissible que cette particularité ait pu échapper à cet observateur, d'autant plus qu'il a étudié tout particulièrement le pédoncule de cette espèce dans le but d'y trouver de bons caractères spécifiques.

La taille do la C. nodosa est la même que celle de la C. maritima. C'est une forme marine que nous avons trouvée en abondance près de Valliie, dans le fjord de Christiania, fixée sur des Ceramium et sur diverses espèces de Diatomacées.

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