Cof/mrnia compressa. (V. PI.TlI, Fig
DiAGNOSË. CoUiiiniia à coque iiRolore, dont la partie antérieure est eompriuiée de manière à ne présenter qu'nne oiiverlure en forme de l'ente étroite.
L'animal, qui ne présente pas de particularité digne d'être notée, si ce n'est la profondeur du sillon qui sépare le péristome de l'organe vibratile, est porté par un pédoncule très-large et très-court, qui présente un renllement analogue à celui de la Cothurnia nodosa, mais beaucoup plus fort. Ce renflement est toujours logé à l'intérieur de la coque. La surface de celle-ci forme une courbe telle que, pour être parfaitement régulière, elle devrait se fermer au-dessus du renflement; mais, au lieu de cela, elle s'élargit de nouveau pour envelopper complètement celui-ci.
Vue de face, la coque présente une ouverture très -large, en arrière de laquelle elle est un peu étranglée. Vue de profil, l'ouverture est au contraire très-étroite. La compression concerne l'une des faces à un beaucoup plus haut degré que l'autre. Cette face-là paraît en conséquence fortement bombée en son milieu (Fig. 3).
La longueur de la coque est d'environ 0"^"% 14.
La C. compressa est une espèce marine que nous avons trouvée assez fréquemment dans les environs de Glesnsesholm, près de Sartoroe (côte occidentale de Norwége). Elle habite sur des Bowerbankia et autres bryozoaires, sui' des Ceramium et différentes autres espèces d'algues.
ET LES RHIZOPÙDES. 125
a. Cothurnia recurva. (V. PI. IV, Fig.. 9-10.)
DiACHOSE. Colliuniia à coque pédicelloe, ventrue, donl la [larlie antérieure est rélrécic, recourbée et munie d'une ouverture circulaire.
Cette espèce ne nous est connue que par des dessins qui nous ont été communiqués par M. le prof. Christian Boeck, de Christiania. La forme de sa coque la distingue suffisamment de toutes les espèces précédentes. Elle vit en parasite sur des Cyclopes marins qui s'ébattent au milieu des ulves. M. Boeck l'a observée à Sandefjord (côte méridionale de Norwége). Le rapport de sa longueur à sa largeur est de 315 : 127.
i2. Cothurnia Boeckii. (Y. PI. IV, Fig. 11.)
DiACNOSE. Cotburnia à coque transparente, vcrdàlrc, cjlindrique et ornée d'un sillon spiral. La partie postérieure de la coque est d'abord horizontale, puis elle se coude subitement pour prendre une position verticale.
Cette espèce ne nous est connue que par trois dessins de M. le prof. Boeck. Elle n'a de rapport avec aucune des espèces déjà décrites. Une impression spirale se voit sur chaque coque, courant depuis l'ouverture jusqu'à la région postérieure. Le bord de l'ouverture est largement réfléchi. M. Boeck ne nous a pas communiqué de dessin de l'animal lui-même, mais seulement de sa coque. Cependant la description des mouvements de cet animal, telle qu'elle est contenue dans ses notes, ne peut permeltre de douter que ce ne soit réellement une Vorticelline. L'espèce rentre donc certainement dans le genre Cothurnie.
La C. Boeckii a été observée par M. Boeck, en 1843, près de Christiansund (côte occidentale de Norwége), sur la Serpula Filor/rana (Filofjrana implcxa Derk.), recouvrant des valves de Mytilus.
L'animal, que M. Ehrenberg décrit sous le nom de Cothurnia havniensis (Infus., p. 298, PI. XXX, Fig. IX), ne peut être une véritable Cothurnia, comme M. Stein l'a déjà remarqué. En effet, il est librement suspendu dans l'intérieur de sa coque, comme une Lagenophrys, ce qui n'arrive jamais chez les Cothurnies. Les dessins de M. Ehrenberg rappellent tout-à-fait un Acineta (il. compressa), très-commun dans la mer du
Nord, et nous lui aurions rapporté sans hésiter la prétendue Cothuniia haimiensis, si M. Ehrenberg ne parlait du tourbillon produit par les cils vihnUiles de cette dernière.
La Cothurnia Floscularia de M. Perty (Zur Kenntniss, etc., p. 437, PI. II, Fig. 5) est trop imparfaitement observée pour qu'on puisse lui assigner une place dans le système. D'une part, sa coque est tellement semblable à celle de la Cothurnia imberbis qu'on serait tenté de la réunir à celle-ci, bien que M. Perty l'ait trouvée sur des Callitriche (la Cothurnia imberbis vit en parasite sur les Cijdopsine), et d'autre part, M. Perty donne de- l'animal une description telle que, si l'on voulait la prendre au pied de la lettre, il faudrait rayer la Cothurnia Floscularia non seulement du genre Cothurnia, mais encore de la famille des Vorticellines. Quant à la Cothurnia f?J perlepida Bailey (Smithsonian Contr. to Knowledge. Nov. 1853), c'est un Tintinnus (T. drnticulatus Ehr.).
9'= Genre. — VAGINICOLA.
Les Vaginicoles sont des Vorticellines cuirassées dont le fourreau adhère aux objets étrangers par l'un des côtés, lequel se prolonge, en outre, au-delà de l'ouverture.
ESPÈCE
Vaginicola deciimbens Ehr. Infus., p. !29(i, l'I. XXX, Fig. 6. (V. PI. III, Fig. 6.)
DiAGNOSK. Co<|in' liiune ;i ciinloiii- ovale; lioi'il adliéreiit di' roiivertnre so relevant et se réIlOeliissaiil vers l'intérieur.
Cette espèce, déjà bien figurée par M. Ehrenberg, se rencontre çà et là aux environs de Berlin, sur les racines des lentilles d'eau. L'animal est tout-à-fait semblable à celui des Gothurnies. Son nucléus, non encore décrit jusqu'ici, est une longue bande sinueuse, tout-à-fait analogue au nucléus de la Cothurnia crystallina et de VOphrijdium versatile. Lorsque l'animal s'étend hors de sa coque, il se courbe presque à angle droit autour du bord non adhérent de celle-ci.
KT LES RIIIZOPODES. 127
La Vaginicola cnislallina Ehr. et la V. tiiicla Elir. se trouvent maintenant placées dans notre genre Cotliurnia.
La Vagiincola (jrandis Perty est simplement une grande variété mal observée de la Cof/inmia crijsfaUina, comme M. Stein l'a déjà remarqué. La Var/. pediinadata Eichw. (Dritter Naclitrag zur Infusorienkunde Russlands, p. '124j n'est qu*^ la variété pédicellée de cette même espèce. Enfin, la Vcujin. ovata Duj. est un jeune individu de la même espèce, dont le fourreau n'est pas encore terminé.
La Vag. Avipiilhi de M. Ehrenberg n'a pas été observée par cet auteur luimême. Elle ne repose que sur une figure {Vorticella Àmpulla) d'Otto-Friederich Mueller. Cet animal appartient au genre Freia, et n'est donc pomt une Vorticelline.
La Vag. sidmlata Duj. et la Vag. iuqiiilina Duj. ne sont point des Vorticellines, mais des Tintinnus.
\0' Genre. — L A G E N 0 P H U Y S.
Le genre Lagenophrys a été établi par M. Stein, pour les Vorticellines cuirassées qui ne sont point fixées au fond de leur coque, mais librement suspendues à l'ouverture de celle-ci.
M. Stein, qui a étudié ce genre avec beaucoup de soin ', nous a fait connaître trois espèces qui s'y rapportent, et auquel il donne les noms de L. Vaginicola, L. Ampulla etL. Nassa. La première, qui habite sur les extrémités et la queue de la Cyclopsine Staphylimis, n'est pas rare aux environs de Berlin (M. Stein l'a observée à Niemegkl. Les deux autres, qui vivent sur des Gammarus, ne nous sont pas connues. Nous avons observé une quatrième espèce, sur des Cypris, àJussy, près de Genève ; malheureusement, les dessins qui se rapportent à elles se sont égarés sur la route de Berlin à Genève.