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KT I,ES RHIZOPODKS. 257
glène, par sa conformation tout entière, bien qu'elle manque de tache pigmenlaire. L'organe en verre de montre paraît cire biiiii plus constant et plus propi'e à fournil' un caractère générique. — Nous ne sommes pas éloignés de croire que le genre Olostnma de M. Carter' est fondé sur une Ophryoglènc, bien que ce savant ne mentionne pas chez cet animal l'organe caractéristique.
M. Ehrenberg a décrit ti'ois Ophryoglènes, sous les noms d'O. /lavicans (Inf. , p. 361, PI. XL, Fig. VIII), 0. acimimta (Inf., p. 361, PI. XL, Pig. VII) et 0. atra (Inf., p. 30l), PI. XL, Fig. VI). Nous avons plusieurs fois rencontré la troisième aux environs de Berlin, mais sou pou de transparence la rend impropre à l'étude, et nous n'avons pu nous assurer jusqu'ici si elle est munie de l'organe en verredemontie.M. Lieberkiihn paraît être dans le même doute à cet égard. Il est donc encore douteux que cet animal soit une véritable Ophryoglène.^L'O. flavicans est commune à Berlin, mais nous ne sommes pas bien sûrs que l'O. acunUnala en soit spécifiquement différente. Quoi qu'il en soit, la véritable 0. flavicans a été suffisamment étudiée par M. Lieberkùhn, et nous n'avons à ajoutei- à son étude qu'une remaraue au sujet de la tache pigmentaire. M. Lieberkiihn place cette tache sur la face ventrale de l'Ophryoglène, près (tu bord concave de la fosse buccale. Telle est bien, en effet, la position qu'elle occupe souvent. Toutefois, il n'est pas rare de trouver des Ophryoglènes toutes semblables , dont la tache pigmentaire est placée sur la face dorsale , non loin du pôle antérieur. En général, on ne se trouve pas dans le cas d'observer à la fois des individus offrant des variations dans la position de la tache, parce que celle-ci paaît occuper une place constante chez tous les individus d'une même eau. Nous ne croyons cependant pas qu'on soit fondé à considérer ces différences comme ayant luie valeur spécifique.
Une autre espèce d'Ophryoglène est, comme M. Lieberkiihn l'a montré, la Bursaria flava Ehr. (Inf., p. 330, PI. XXXV, Fig. II), qui devra, par suite, portei' dorénavant le nom à'Op/irijof/lena flava. Cette espèce est très-commune aux environs de Berlin. Nous ne pouvons que confirmer entièrement à son égard les observations de M. Liebeikiihn. Nous avons, il est vrai, cru à plusieurs reprises remarquer, au sujet
I. On llie developpeinuDt froin Uie <;ell-contems of llic (Miaiai:eiC. Annals and Mag. of Nal. Ilisl. U séries XVU, 18;;G, |). 117.
de l'œsophage, quelques particularités non mentionnées par cet auteur ; mais ces observations ne sont pas assez mûres pour être relatées ici. L'O. flava se distingue facilement de VO. /Invicans, non seulement par les corpuscules singuliers dont elle est d'ordinaire farcie, mais encore par des dilférences dans son nucléole (signalées par M. Lieberkiihn), par l'absence de tache pigmentaire, et, si notre mémoire ne nous trompe, par l'absence de trichocysles'. — Du reste, VO. flava est très-variable de forme, à moins qu'il n'y ait peut-être plusieurs formes voisines, mais spécifiquement différentes. La forme-type est pyriforme, renflée en avant el terminée en pointe en arrière. Mais il an-ive souvent qu'on trouve des Ophryoglènes de forme précisément inverse, c'est-à-dire terminées en pointe en avant et largement arrondies en arrière. En général, tous les individus d'une même eau affectent la même forme. Quelquefois, mais plus rarement, on trouve des individus arrondis aux deux pôles, et cette forme uitermédiaire nous donne à croire que ce ne sont là que des variations d'une seule et même espèce.
Aux espèces ci-dessus nous pouvons en ajouter une autre, à laquelle nous donnons' le nom de
Ophryoglena CUreum.. (V. PI. XIII, Fig. 3-4.)
DiAGNOSK. Corps en forme de «ilroii ; pas de triiliot^ystes ni de taelie pigmentaire; iiucléiis formant nue longue bande arquée.
L'O. Citrcum a tout-à-fait la forme d'ian citron , et la cuticule est ornée de stries longitudinales fines et rapprochées. L'œsophage est court et tubuleux, et l'organe en verre de montre est, à proprement parler, appliqué contre la paroi de l'œsophage. La vésicule contractile est unique et située dans la partie dorsale et droite de la moitié postérieure du corps. Le nucléus n'est pas un corps ovale, comme chez VO. flava et VO. flavicans, mais une large bande arquée, dont la longueur est à peu près égale aux deux tiers de la longueur totale. Cette espèce ne peut se confondre avec aucune des précédentes. Nous n'avons pas remarqué chez elle les nonibreux vaisseaux qui, chez ces dernières, partent de la vésicule contractile.
1. Les Iricliocystes de VO. fluvkans alti'ignenl des diniensiiftis très-considérables, aussi n'onl-ils pas éclrappé à M. Elireid)erg, qui les dessine très-dislinclcnient dans Tnne de ses figures. Les filaments décochés par ces Iricbocjslts sont relalivenienl. bien plus loni>s encore. C"est ainsi (lue les (ilauicjils décochés par les tricliocystes d'une Opbryoglène longue seulement de 0">i",0ti2 atteignaient une longueur de t)''>"\{y^i.
L'O. Citrmm est longue d'environ 0""",11 . Nous l'avons trouvée dans les tourbières, de la Jungfernhaide, près de Berlin.
Nous ne savons si VO. aemivirescens Perty (Z. K., p. 142, PI. IV, Fig. 4) est bien réellement différente de VO. flavicans. Quant à VO. Panophrys Perty (Ibid., p. 142, PI. III, Fig. 11), il n'est point démontré qu'elle soit une véritable Ophryoglène.
13' Genre. — KRONTONIA.
Les Frontonia se distinguent des Ophryoglènes par l'absence de l'organe en forme de verre montre. Leur fosse buccale est une fente longitudinale qui n'est pas en général courbée en croissant comme celle des Opbryoglènes. — Le nom de Frontonia a été créé par M. Ehrenberg, pour les infusoires de ce genre, dont il faisait un sousgenre des Bursaires, et c'est par erreur que M. Stein' veut faire rentrer sous cette dénomination certains Plagiotomes. La plupart des infusoires décrits par M. Dujardin, sous le nom de Panophrys, devront sans doute rentrer sous cette hibvique Nous avons dû rejeter le terme de Panophrys, celui de Frontonia ayant incontestablement le droit de priorité. Les cirrhes buccaux sont ici, comme chez les Ophryoglènes, réduits à l'état de cils un peu plus longs que ceux du reste de la surface. Aussi pourrait-on être tenté de placer ce genre parmi les Colpodéens.
ESPÈCE
Frontonia Imcas. Ehr. Inf., p. 3^29. PI. XXXIV, Fig. VIM.
Sy?<. l'aramecium teuca*. Perty. Zur Kenntniss, elc, p. i44.
DiAKiNOSK. l-'roiilonia à parenchyme armO de Irichocystes; fosse buccale ovaie, terminée en pointe en arrière; vésicule contractile unique.
Les figures que M. Ehrenberg donne de cette espèce sont très-sufïisantes, bien qu'en général cet infusoire ne nous ait pas paru aussi pai^faitement ellipsoïdal que cet auteur le représente. Il est plutôt ovoïde, la partie antérieure étant notablement plus large que la postérieure. Nous avons seulement à ajouter à la description de M. Ehrenberg
i. Die Intiisionstliiere, page ISô.
que le parenchyme est rempli de trichocystes de fortes dimensions, et que le nucléus est un corps ovale dont le grand axe est parallèle à l'axe du corps. Il est placé un peu en avant de l'équateur. La vésicule contractile est unique, comme la représente M. Ehrenberg, et logée dans la paroi dorsale. Longueur moyenne, 0""" ^q.
Cette espèce est rendue parfois complètement verte par un dépôt chlorophylle, et il n'est pas impossible que, sous cette apparence, elle ait reçu, de M. Ehrenberg, le nom de Frontoniavernalis (V. Inf., p. 329, PI. XXXIV, Fig. VU). Nous n'avons, en tout cas, pas su distinguer de la Frontouia leucas, une Krontonia verte, fort commune dans les tourbières de la Bruyère aux Jeunes-Filles {Juiif/fernhaide), près de Berlin. — M. Ehrenberg indique une seule différence positive entre l'es deux espèces précitées. La F. vomalis a, selon lui, deux vésicules contractiles, tandis que la F. leucas n'en a qu'une. Il appartiendra aux observateurs futurs de décider, si, dans ce cas, un tel caractère a bien la valeur d'un caractère spécifique.
La Panophrys Chrysalis Duj. (Inf., p. 492, PI. XIV, Fig. 7) paraît être une F'rontonia marine, qui, à en juger par le dessin de M. Dujardin, doit être armée de trichocystes. — La Panophrys rubra Duj. (Inf., p. 492, PI. XIV, Fig. 8) et la P. farcta Duj. (Inf., p. 492, PI. XIV, Fig. 9) sont trop imparfaitement observées pour qu'on puisse leur assigner une place dans le système. M. Dujardin cioit que cette dernière est synonyme de la Frontouia leucas Ehr., ou, peut-être, de VOpkryoylena flava. \\ est certain que l'animal que M. Perty désigne sous ce nom (P. farcta) est une Ophryonlena jlava. Quant aux infusoires que M. Perty décrit sous les noms de Panophrys conspicua, P. sordida, P. griseola, P. zonalis et P. paramccioïdes, il n'est pas improbable qu'une partie d'entre eux, ou même que tous soient des Ophryoglènes insuffisamment observées.
ires-n
ET LES RHIZOPODES. ^g-J
VI<^ Famille. — COIiPODIlVA.
Les Colpodéens comprennent tous les infusoires ciliés à œsophage béant et cilié, qui ne possèdent pas de rangée de cirrhes buccaux destinée à conduire les aliments à la bouche.
Cette définition s'écarte beaucoup de celle cpi'avait donnée M. Ehrenberg, pour lequel un des caractères principaux des Colpodéens était d'être des Infusoria allotreta, c'est-à-dire des animaux chez lesquels ni la bouche, ni l'anus ne sont à l'une des extrémités du corps. Aussi, pour être conséquent avec son système, ce savant avait-il dû reléguer son Loxodes Bursaria dans la famille des Trachelina, bien que cet animal soit un véritable Paramecium, comme M. Focke le démontra en 4836 et comme Otto- Friederich Mueller l'avait déjà reconnu dans le siècle dernier. Nous verrons, en effet, à propos du genre Paramecium, combien la position de l'anus est ici un caractère peu important pour la distinction des familles.
La famille des Colpodéens de M. Ehrenberg se composait de cinq genres : Colpoda, Paramecium, Amphileptus, Uroleptus et Ophryoglena, dont les deux premiers seuls se retrouvent dans la nôtre. En effet, les Amphileptus n'ont rien à faire avec les Colpodéens, comme nous le montrerons en parlant de la famille des Trachéliens, et les Uroleptus sont des animaux imparfaitement observés, dont les uns sont probablement des Oxytriques et les autres des Spirostomes. Quant aux Ophryoglènes, elles sont placées, comme nous l'avons vu, sur la limite entre la famille des Bursariens et celle des Colpodéens, et, bien que nous ayons cru devoir les réunir à la première de ces deux familles, nous n'oserions accuser M. Ehrenberg d'avoir méconnu les analogies en les rapprochant des Paramecium et des Colpoda.
Les genres Cyclidium et Glaucoma, que nous rangeons parmi les Colpodéens, occupaient des places bien différentes dans le système des Poly gastriques. M. Ehrenberg, qui n'avait su reconnaître la bouche des Cyclidium, séparait ces infusoires de tous les autres infusoires ciliés, pour en former une famille spéciale de ses Ancutera., et les Glaucoma étaient relégués par lui au milieu des Trachelina, une des familles les moins naturelles de son système.
M. Dujardin assigna pour son compte une place à la plupart de nos Colpodéens dans sa famille des Paraméciens. Celle-ci était singulièrement définie, car ce savant en donne la diagnôse suivante : « Animaux à corps mou, flexible, de forme variable, ordinairement oblong et plus ou moins déprimé, pourvu d'un tégument réticulé, lâche, à travers lequel sortent des cils vibratiles nombreux en séries régulières ; — ayant une bouche.» Cette définition est loin d'être inexacte, mais elle est fort insuffisante, car, sans y changer une syllabe, M. Dujardin aurait pu l'appliquer à ses familles des Urcéolariens, Bursariens, Trichodiens et Enchélyens. Aussi, la famille des Paraméciens Duj. renferme-t-ello dçs éléments appartenant à deux types parfaitement hétérogènes, savoir, d'une part, de vrais Colpodéens, comme les Pleuronema, Glaucoma, Kolpoda, Paramecium ' ; et, d'autre part, des Trachéliens, comme les Lacrymaria, Phialina, Amphileptus, Loxophyllum, Chilodon, Holophrya et Prorodon. La famille des Enchélyens de M. Dujardin renferrne, en outre, des Colpodéens mal décrits sous les noms d'Enchelys, Alyscum et Uronema.
La famille des Paramecina de M. Perty est mieux conçue que les familles correspondantes de MM. Ehrenberg et Dujardin, puisqu'elle se compose des genres Ophryoglena, Panophrys (Frontonia Ehr.), Paramecium, Blepharisma {¥\agiotomsL,pro parte) et Colpoda, dont l'avant-dernier seul trouble bien décidément l'homogénéité du groupe. Quant au genre Pleuronema, M. Perty en forme une famille à part sous le nom d'Aphlonia, famille que nous n'osons conserver à cause du passage évident qu'il y a de cette famille aux Paramecium et aux Colpodes pai- l'intermédiaire des Cyclidium.
Certains genres de la famille des Colpodéens sont ornés de soies vigoureuses qui,
I. Le gciiro Piiiiopliiys (Kroiilon;:i Klir.) ^\m• riMileriin; aussi celle famille est bien voisin de loiis ces vrais Colpodéens ; cepeiidaul iwus jivons cru devoir lui assigner de préférence une place à la fin de la famille des Bursaires.
ET LES nHIZOPODES. ^^'3
faisant saillie au dehors delà bouche, ont pour fonction de faciliter ou même d'opérer l'introduction des aliments dans cette ouverture. On pourrait être tenté de comparer ces organes aux cinlies buccaux d'autres familles et de rapprocher, par conséquent, ces genres-là { PIcuronema, Cyclidium) de la famille des Bursariens. Toutefois, cette comparaison ne serait pas exacte, car ces soies ne fonctionnent jamais à la manière de cirrhes vibratiles, et elles sont bien plutôt comparables au)^ soies qui sont logées dans l'œsophage d'infusoires appartenant à différentes familles (chez certaines Plagiotoma, par exemple"). Les Paramecium eux-mêmes ont à l'intérieur de l'œsophage quelques cils très-vigoureux, parfaitement comparables aux soies des Pleuronema, mais seulement trop courtes pour faire saillie à l'extérieur.
Répartition des Colpndéens en genres.
Pas de soies laisant saillie bois de la bouclie I. PAKAMECIUM.
Pasdel&vrcs \ / ^" faisceau de soies comtes formant comme une lèvre ^ l men.hra- { Des soies faisant \ '"''"'""" "• ^<>^PODX.
2 1 nciises / -11- ) ^^^ soies isolées et Ion- / Pas de faisceau de soies sur le
neusfis. I saillieborsde
O < l I 1 .1 ] sues faisant saillie, ) côté ventral 5. CYCLIDIUM.
la boucbe.
par la partie siipc- ) Un faisceau de soies sur le côté
jj f rieure de la bouclie. ^ ventral 4. PLEUKONEMA.
Boucbe comprise entre deux lèvres niembranenses continuellement oscillantes 5. GLAUCOMA.
/" Genre. — PARAMECIUM.
Les Paramecium sont des infusoires ciliés sur toute leur surface et munis d'une bouche latérale qui n'est munie ni de lèvres membraneuses, ni de soies faisant saillie à l'extérieur. Souvent on voit des faisceaux de cils plus forts s'agiter à l'intérieur de l'œsophage, comme, par exemple, chez le Par. Aurélia, mais ces cils ne sont pas assez longs pour saillir à l'extérieur. Chez plusieurs espèces, la fosse buccale forme un sillon oblique, infundibuliforme, à l'extrémité duquel est situé l'orifice buccal. Les cirrhes qui tapissent ce sillon, sans être plus vigoureux que ceux du reste de la surface du
corps, contribuent plus activement qu'eux à apporter les matières étrangères jusqu'à la bouche'.
Le genre Paramecium, dans les limites que nous lui assignons, se trouve renfermer un infusoire que M. Ehrenberg plaçait non seulement dans un autre genre, mais encore dans une famille toute différente. C'est le Par. Bursaria, dont ce savant faisait un Loxodes, quelque minimes que fussent les analogies entre cet animal et le Loxodes Rostr uni, diuquc\ il se trouvait accouplé, sans doute à son grand étonnement. L'erreur évidente dans laquelle est tombé M. Ehrenberg relativement au P. Bursaria, a sa cause dans l'importance attachée par cet auteur à la position de l'anus. L'orifice anal est, chez le P. Aurélia, situé sur le côté ventral, tout auprès de la bouche, tandis que chez le P. Bursaria il est placé à l'extrémité postérieure. Il n'en fallait pas davantage pour éloigner complètement l'un de l'autre ces deux animaux dans le système des Polygastriques. Or, nous pouvons l'aifirmer, cette différence dans la position de l'anus est, dans le cas spécial qui nous occupe, d'une importance fort minime. Rien n'est si peu constant que la place de cet orifice dans le groupe des Colpodéens. Elle présente même une grande variabilité chez les espèces que M. Ehrenberg classait dans son propre genre Paramecium. On peut établir dans le genre Paramecium toute une série d'espèces, dans laquelle on voit l'orifice anal passer graduellement, de la position toute ventrale qu'il alfecte chez le P. Aurélia, à la position terminale que nous lui voyons chez le Par. Bursaria. Cette série est la survante : P. Aurr/ia, P. Colpoda, P. pulrinmi, et P. Bursaria. En efiet, l'anus qui, chez le P. Aurélia, est placé sur le ventre à une distance à peu près égale entre la bouche et l'extrémité postérieure, recule déjà un peu plus en arrière chez le P. Colpoda. Chez le P. pufrimim, il n'est plus très-loin d'être terminal, et enfin chez le P. Bursaria il atteint une position exactement terminale.
I. Peiil-Mie |)(niiiail-oii avec .ivanlage conserver le nom ilc Varmiuciiim à ces espèces-là seules (/'. Aurélia, P. Bursaria, P. jnilrinum, P. Colpoda, P. invcrsum) cl lénnir les anlres dans nii fjenre spécial, auquel on pourrait lianspoiter le nom de Panophrys, créé par M. Dujardin pour les Fronlonia. En ellet, la diagnose (juc ce savant dontie de sorr j^eiire l'anopliiys ne s'appliquerait pas mal à ci'S espèces-là.
ESPÈCES
i" Parmiecium Aurélia. Elir., p. 350. PI. VIII, Fig. 5-6.
.Sv\. J'itriimirium raudatuin. Khr., p. 5!SI. l'I, VIII, KIg. 7.
DiAGNOSF. Corps Irès-allongi', peu coinpiiinc; sillon lujcial oliliqiie, long, riroil et clirijîé de gauclic à droite; anus environ à égale ilistaiiee de la lionelie et de l'evlréinité postérieure; inieléus ovale; des triclineystes.
Nous n'entrerons pas dans une description détaillée de cette espèce si connue, dont nous avons déjà signalé ailleurs les trichocystes et le faisceau de cils plus longs placés à l'extrémité postérieuie. Le P. cmidalum Ehr. n'en est certainement pas spécifiquement différent. C'est une simple variété qu'on pourrait même à bon droit considérei' comme la forme typique de l'espèce.
2° Parameciwn Bursaria. Focke. Isis, 1830, p. 786.
Sym. loxudes hursaria. Elir. Inf., p 524, PI. XXXIV, Kig. 5.
Paramecmm vcrsiilvm. Pert). Zur Kennl., p. 14i, l'I. IV, Kig. 9.
DIAG^osE. Paianiei iuni peu alloiiye. dépiii:ié, à sillon extrêmement large dans sa partie antérieure et dirigé de ganelie à dioite ; anus lern\inal ; nucléns recourlié avec nn nneléole adjacent; des trichocystes.
Cette espèce est aussi sufiisamment connue, grâce surtout aux travaux circonstanciés que MM. Focke', Cohn' et Stein' nous ont donnés sur elle. Les figures de M. Stein sont en particulier parfaitement exactes, tandis que celles de M. Cohn renversent la direction du sillon buccal : elles l'indiquent comme allant de l'avant et de la droite à la gauche et Fanière, tandis qu'il se dirige inversement de la gauche et de l'ayant à la droite et l'anièie. — Celte espèce qui, comme l'on sait, n'est point toujours verte, mais qui e.st parfois entièrement incolore, paraît présenter constamment, dans la couche la plus interne de son parenchyme, des granules ronds que M. Ehrenberg considérait comme des œufs. Ce sont ces granules qui se colorent pai' un dépôt de chlorophylle chez les individus verts, en ne conservant qu'une tache claire en leur centre,
). isis, 1850, p. 7S(i.
2. 7.eit.schrifl ITn vvissenscli. Zoologie, li'i. III, iS;)!.