Die Inrusionsthiercben, p. M
ET LES RHIZOrODES. 274
placée dans la région postérieure, sans cependant être précisément terminale, comme chez le C. Cucnllus.
La longueur moyenne de l'animal est de 0""",039. Nous l'avons trouvé dans la Sprée, à Berlin.
La C. Ren Elir. et la C. Cucullio Ehr. sont des animaux de position encore incertaine, de l'aveu do M. Ehrenberg lui-même. Nous n'avons jamais vu d'infusoires que nous pussions leur rapporter avec (pelque vraisemblance. Quant au C. Ren de M. Perty (Zur Kenntniss, etc., p. 145, PI. V, Fig. 7), nous sommes singulièrement tentés d'y voir un Paramecium Colpoda. Le C. Luf/anensis, du même auteui-, est un infusoire fort mal observé, mais n'est certainement pas un Colpoda.
3' Genre.— CYCLIDIUM.
Les Gyclidium sont des Paraméciens à corps comprimé, chez lesquels une ou plusieurs soies fort longues font saillie au dehors par la partie supérieure de la bouche.
Notre définition^ de ce genre n'a aucun rapport avec celle qu'en donnait M. Ehrenberg, car ce savant n'a pas eu connaissance des soies caractéristiques. Il rangeait ses Gyclidium dans la famille des Cyclidina, auxquels il refusait une ouverture anale et dont il faisait des Anenterés. Il ne- les croyait point ciliés sur toute leur surface, mais seulement sui' leur pourtour. Cependant il leur accordait bien une bouche. Aussi, M. Dujardin a-t-il fait très-décidément un pas en arrière en formant pour ces infusoires, et quelques autres aussi peu astomes qu'eux, la famille des Enchélyens, dont le principal caractère est d'être privés de bouche. Cet auteur anabaptise, du reste sans aucune raison, le genre Cyclidium. Il rejette, sans dire pourquoi, la dénomination proposée par M. Ehrenberg, et fonde, sous les noms d'Enchelys, d'Alyscum et d'Uronema, trois nouveaux genres qui n'ont fait que jeter de la confusion dans la nomencla-
ture. En effet, il n'est point improbable que le même animal revienne sous trois noms différents dans chacun de ces genres. M. Stein a eu fort raison d'adresser à ce sujet imc verte critique au savant de Rennes'.
Quelque mauvaises que soient les figures de Cyclidium données jusqu'ici par les auteurs, il n'en est pas moins facile de reconnaître qu'elles se rapportent à des animaux de ce cenre, grâce aux descriptions qui les accompagnent. En effet,, les Cyclidium présentent des mouvements si caractéristiques, qu'ils n'ont échappés à personne. Ils se meuvent par bonds saccadés, et, durant les intervalles, ils restent immobiles, leurs cils hérissés comme çles aiguilles inflexibles. Ces mouvements sont dus à la présence d'une soie saltatrice.
P Cydidimn Glauanna. Klir. Inf., p. 245. l'I. XXll, Fig. 1-
SvN. IJroiiema marina. Uiij. lui'., p. 592. PI. Vil, Kig. 15. ? Alyscum sallans. Duj. Inf., p. 591. PI. VI, Kig. 5. ? Enthelys Iriquelra. Uuj. Uif., p. 590. PI. VII, Fig. i. ? Acomia (timluin. Diij. lui'., p. 585. PI. VI, Fig. 7.
DiACNOSE. Corps ovale, iiiiini eii avuiit d'iino Imigiie soie sallalricu.
Cette espèce, fort commune dans les eaux douces et dans la mer, est munie d'une bouche située un peu en arrière du milieu de la longueur. M. Ehrenberg indique la bouche à une place toul-;i-fait inexacte, ce qui conduit M. Stein à supposer que ce savant prend la vésicule contractile poui' l'ouverture buccale. La vésicule contractile est, en effet, placée à l'extrémité antérieure, un peu plus près du côté ventral que du côté dorsal, et se contracte beaucoup plus fréquemment que chez la plupart des autres infusoires. M. Stein lui-même n'a réussi à voir ni la bouche, ni la soie qui en sort. Celleci n'a été vue jusqu'ici que par M. Dujardin, chez les individus dont il a fait son Alyscum sallans, et il la considère comme multiple, tandis que nous n'avons réussi à reconnaître qu'une soie unique. Du reste, il est fort possible que cet Alyscum ne soit pas un Cyclidium, mais un Pleuronema, et les soies en question seraient alors le faisceau ventral qui caractérise ce genre.