Nom lire de la mythologie Scandinave
Iduna sulcata. (V. PI. XV, Fig. 1-3.)
DrAGNOSE. Iduna à valve droite, munie de (|uatre côtes longitudinales élevées ; valve gauche plane et lisse.
Cette espèce est au moins deux fois aussi longue que large et se termine en arrière par une pointe mousse. La valve droite présente des côtes longitudinales élevées, au nombre de quatre. La valve gauche, qui est plane, est munie d'une échancrure peu profonde à son bord, dans la région du pied. Celui-ci est mince et peu long relativement aux dimensions de l'animal. Le bord antérieur de celui-ci présente, entre les deux valves, quelques granules (ordinairement quatre) assez fortement réfringents qui semblent adhérer à la cuticule et dont la signification nous est inconnue.
L'appareil dégluteur est un tube peu long, mais coudé sous un angle assez fort. En effet, sa partie antérieure est inclinée vers le ventre, et sa partie postérieure vers le dos.
Les vésicules contractiles sont au nombre de deux, placées l'une dans la partie postérieure, non loin de la base du pied, l'autre dans la partie antérieure et dorsale.
L'/r/M««sK/cflte est longue de 0""",i4. Nous l'avons observée dans la mer du Nord, près de Glesnaesholm, sur la côte de Norvège.
2' Genre. — DYSTERIA.
Les Dysteria sont des Dystériens cuirassés dont les deux valves sont soudées à leur partie postérieure immédiatement derrière le pied. Le genre Dysteria, tel qu'il a été établi par M. Huxley, n'était pas restreint à des limites aussi étroites, mais correspondait plutôt à la famille des Dystériens tout entière. Toutefois, la seule espèce qu'il ait observée, la D. armata, a été décrite par lui d'une manière si exacte qu'on peut la prendre pour type du genre Dysteria tel que nous le définissons aujourd'hui.
ESPÈCES
i" Dysteria armata. Huxley. Journ. ofmicrosc. Science. Jannary, 185T, p. 18. Cette espèce, à nous inconnue, se différencie de toutes les suivantes par plusieurs
caractères, dont le principal est l'excessive complication de son appareil dégluteur. (Voirie Mémoire précité de M. Huxley.)
2" Di/steria hmvrolata. (V. PI. XV, Fig. 8-43.)
I)iai;nosk. Dysloria à corps l)oaucoiip plus étroit en ;irrii'ri' (piVn avant ; valve droite lisse, sans dents ni arêtes ; valve ïïanohe nmnie d'une ar(^te longitudinale.
Cette espèce se reconnaît facilement au simple contour de son corps qui, arrondi en avant, atteint sa plus grande largeur vers son premier tiers antérieur, pour aller en se rétrécissant graduellement à partir de ce point jusqu'à son extrémité postérieure. Les deux valves sont unies l'une à l'autre, immédiatement derrière le pied, sur une largeur très-peu considérable (Voir Fig. 9 et 10). La valve gauche est considérablement plus étroite que la droite, surtout dans sa partie postérieure. Son bord antérieur est profondément échancré, de manière à présenter comme deux pointes, l'une dorsale, l'autre ventrale, dont la première est plus proéminante que l'autre et s'infléchit autour de la partie antérieure de l'animal (V. Fig. 9). La valve droite ne présente pas d'échancrure correspondante. Une arête très-prononcée parcourt la valve gauche à partir de son épine dorsale antérieure jusque vers le point de soudure des deux valves, en restant à peu près parallèle au dos.
Les cils de la partie antérieure sont développés en cirrhes vigoureux. L'appareil dégluteur est long, droit et sans coudure. Son bord buccal est renflé (V. Fig. 42) et sa longueur égale la moitié de celle du corps. Le pied a la forme d'un fer de lance allongé et mince. Il est très-mobile, et sa base présente une cavité centrale qu'on retrouve, du reste, chez la plupart des Dystériens. Nous avons représenté le pied dans les principales positions qu'il est susceptible d'adopter (V. Fig. 8, 9, lO, il et 13).
Les vésicules contractiles sont au nombre de deux. Elles sont toutes deux ventrales et . situées, l'une vers le milieu de la longueur de l'appareil dégluteur, l'autre beaucoup plus en arrière. — Le nucléus est rond et placé dans la région médiane, plus près du dos que du ventre.
Cette espèce atteint une longueur d'environ 0'"'",07. Nous l'avons observée à Glesnssholm, dans la mer du Nord, non loin de Sartorcie (côte occidentale de Norwége.)
3" Dysteria spinigera. (V. PI. XV, Fi g. 4.)
Dr*(;^0SE. Dysteria à largeur partout l'gale ; valve convexe munie de deux épines à son bord dorsal ; valve plane à bord dorsal mutique.
Dans le dessin que nous possédons de cette espèce, la valve plane et étroite est représentée comme étcnt la valve droite, et la valve large et convexe comme étant la valve gauche, tandis que c'est l'inverse chez la plupart des Dystériens, ou peut-être même chez tous. Or, quiconque a observé un animal de cette famille, sait combien il est difficile de distinguer la droite de la gauche, aussi longtemps qu'on ne l'a pas vu par une de ses arêtes. Cette difficulté résulte de la compression excessive du corps. Aussi n'osons-nous point garantir que notre dessin ne renferme pas d'erreur à cet égard.
La valve plane est beaucoup plus étroite que l'autre, et son bord antérieur est trèséchancré, de manière à former deux prolongements spiniformes comme chez l'espèce précédente. L'échancrure est toutefois moins profonde que chez cette dernière. Cette valve présente une arête longitudinale saillante comme chez la D. laneeolata et la D. aculeata, mais beaucoup plus droite que chez ces deux espèces.
Le pied est long et très-étroit. Les vésicules contractiles, au nombre de deux, sont placées l'une près de la base du pied, l'autre vers la fin du premier tiers antérieur plus près du dos que du ventre. — Nous avons négligé de prendre une mesure exacte de cette espèce, qui est plus petite que les précédentes dans la proportion indiquée par nos dessins.
Observée dans la mer du Nord, près de Glesnœsholm (côte de Norwége).
4° Dysteria amleala. (V. PI. XV, Fig. 20.)
DlACNOSE. Djsteria à largeur ii peu près partout égale ; valve eonvexe munie de deux épines à son bord dorsal ; valve plane ayant une seule épine à son bord dorsal.
Cette espèce est très-voisine de la précédente, dont elle a la forme générale et la taille, mais elle s'en distingue par la présence d'une épine saillante dans la partie postérieure du bord dorsal de la valve gauche (valve plane). En outre, l'arête que présente cette valve décrit en arrière un arc parallèle au bord postérieur, arc qui fait
défaut chez la D. sphiigcra. — Les deux épines de la valve convexe sont aussi plus éloignées l'une de l'autre que chez cette dernière et disposées un peu différemment. En efl'et, leurs pointes ne sont pas dirigées perpendiculairement, mais parallèlement à l'axe longitudinal de l'animal.
L'appareil dégluteur est large et légèrement coudé.
Notre dessin a été fait d'après une esquisse de M. Lachmann, qui a observé cette espèce dans la mer du Nord, sur la côte de Norwége.
5" Dysteria crassipes. (V. PI. XV, Fig. 17-19.)
Di\GNOSE. Dysteria à (Hu-ps un pan plus large en arrière qu'en avant ; valves lisses, sans dents ni arêtes.
Cette grande espèce est bien caractérisée par sa forme, par l'absence d'épines et d'arêtes et par la circonstance que la soudure des deux valves n'est pas restreinte, comme chez les quatre espèces précédentes, à une étroite région située immédiatement derrière le pied, mais s'étend à toute la moitié postérieure de l'arête dorsale. Sous ce point de vue, la Dyst. crassipes se rapproche du genre ^Egyria. — Nos dessins sont faits d'après des esquisses de M. Lachmann, qui représentent la valve convexe tantôt comme étant la droite, tantôt comme étant la gauche. L'analogie permet de supposer que c'est réellement la droite.
Le pied atteint des dimensions vraiment colossales. II renferme une vaste cavité et se termine en pointe acérée. Les vésicules contractiles, au nombre de deux, sont situées sur le côté ventral.
Cette espèce a été observée, comme les précédentes, dans la mer du Nord, sur la côte de Norwége.
^« Genre. — .«G Y RI A'.
Les /Ëgyria se distinguent des Dysteria par la circonstance que les deux valves de leur cuirasse sont soudées non seulement en arrière, mais encore sur toute la longueur de l'arête dorsale.